Suzanne-g-chartrand

Entrevue avec Alexa Conradi
Un engagement féministe qui s’approfondit dans les luttes

NCS Alexa, de quelle ori­gine es-tu ?

A.C. Mon père qui est nor­vé­gien d’origine a vécu aux États-Unis, en Norvège et en Suisse avant d’immigrer à Montréal avec ses parents, ses frères et sa sœur dans les années 1950, années où les immi­grants s’intégraient au milieu anglo­phone (la famille par­lait le nor­vé­gien, le suisse-alle­mand et l’anglais). Ma mère est une Anglo-cana­dienne ayant grandi à Montréal en anglais. Je suis née en Angleterre en 1971, alors que mon père y tra­vaillait dans le domaine finan­cier. Nous y avons habité deux fois, soit de 1971 à 1975 et entre 1981 et 1985. À part un séjour de deux ans à Toronto, j’ai grandi à Montréal où j’ai fré­quenté une école d’immersion fran­çaise. En 1990, ma famille a démé­nagé à Calgary à cause du tra­vail de mon père, mais moi, je suis restée à Montréal. Mes parents accor­daient beau­coup d’importance à l’engagement envers sa com­mu­nauté et à l’éducation ; ils nous ont aussi incul­qué le sens de l’effort, de la dis­ci­pline et du dépas­se­ment de soi.

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L’éducation est-elle une priorité pour le gouvernement québécois ?
samedi 27 février 2016
Gauche / Mouvements sociaux

education_policy_outlook_2015Pour Monsieur Couillard, l’éducation est une prio­rité, enten­dait-on lundi soir, 22 février, à RDI. Avec quatre ministres en moins de quatre ans, on pour­rait en douter. Le der­nier en liste, un avocat, n’est pas issu du milieu de l’éducation, cumule deux minis­tères bien qu’il ne soit pas un ministre sénior et, fait remar­quable, est un homme dans un domaine où les femmes sont lar­ge­ment majo­ri­taires. Ah, oui, il ne faut pas l’oublier, il est le père de jeunes enfants… À la défense de l’actuel pre­mier ministre, on peut dire que ce minis­tère est le lieu par excel­lence de la chaise musi­cale : 29 ministres depuis 1964 (en 52 ans), soit envi­ron un tous les six mois et neuf au cours des dix der­nières années. Révélateur !

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Sus au vote stratégique

Certaines per­sonnes rai­son­nables appellent à voter stra­té­gi­que­ment. Pour contrer le PLQ cor­rompu et ses poli­tiques néo­li­bé­rales, et le parti qui lave plus blanc que blanc, mais encore plus enclin aux poli­tiques néo­li­bé­rales et qui nous promet de déve­lop­per le plein poten­tiel éner­gé­tique du Québec (ça, ce n’est pas très propre, mais enfin…), il fau­drait voter pour le PQ.

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