Samir-amin

Adieu Mandela
Dakar le 5 décembre 2013
dimanche 8 décembre 2013
Gauche / Mouvements sociaux

Mandela a quitté ce monde, mais pas le cœur et l’esprit de tous les peuples épris de liberté et d’égalité.

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Le capitalisme entre dans sa phase sénile

« La pensée éco­no­mique néo­clas­sique est une malé­dic­tion pour le monde actuel. » Samir Amin, 81 ans, n’est pas tendre pour plu­sieurs de ses col­lègues éco­no­mistes. Et encore moins pour la poli­tique des gou­ver­ne­ments. « Economiser pour réduire la dette ? Des men­songes déli­bé­rés » ; « Régulation du sec­teur finan­cier ? Des phrases creuses. » Il nous livre son ana­lyse au scal­pel de la crise éco­no­mique. (revue Solidaire).

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Entretien avec Samir Amin
Autour de son dernier ouvrage Le monde arabe dans la longue durée : un printemps des peuples ?

Samir Amin, éco­no­miste mar­xiste franco-égyp­tien, est depuis de longues années étroi­te­ment lié aux mou­ve­ments de luttes dans le tiers-monde. Il est éga­le­ment pré­sident du Forum mon­dial des alter­na­tives.

Le monde arabe dans la longue durée : un prin­temps des peuples ?, par Samir Amin, aux édi­tions Le Temps des Cerises, Paris, sep­tembre 2011, 261 pages, 17 euros.

Propos recueillis par Guillaume Beaulande

GB  : Dans votre livre, vous faites un paral­lèle entre ce qu’il est main­te­nant convenu d’appeler « le prin­temps arabe » et ce que vous appe­lez « l’automne du capi­ta­lisme ». Quels liens faites-vous entre ces deux pro­ces­sus ? 

SA : Nous sommes, à mon avis, dans l’automne du capi­ta­lisme, en ce sens que ce sys­tème, vieillis­sant, est par­venu à un point de cen­tra­li­sa­tion du capi­tal qu’il n’avait jamais connu aupa­ra­vant. Et ce même si le capi­tal des mono­poles n’est pas un phé­no­mène récent. Ce stade des mono­poles géné­ra­li­sés est un stade nou­veau dans lequel les mono­poles contrôlent à peu près tout. Même les élé­ments du sys­tème éco­no­mique qui paraissent encore auto­nomes sont contrô­lés en amont et en aval par les mono­poles, et ce à l’échelle mon­diale. On peut dif­fi­ci­le­ment ima­gi­ner un stade de mono­po­li­sa­tion plus avancé, sauf si, par exemple, un mil­liar­daire pos­sé­dait le monde entier.

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Face au défi de la farce démocratique, inventer la démocratie de demain

Le suf­frage uni­ver­sel est une conquête récente, amor­cée par les luttes des tra­vailleurs au 19ème siècle dans quelques pays euro­péens (l’Angleterre, la France, les Pays Bas, la Belgique), puis pro­gres­si­ve­ment éten­due au monde entier. Aujourd’hui il va s’en dire, par­tout sur la pla­nète, que la reven­di­ca­tion du pou­voir suprême délé­gué à une Assemblée élue, cor­rec­te­ment, sur une base plu­ri­par­tite – que cette Assemblée soit légis­la­tive ou consti­tu­tion­nelle selon les cir­cons­tances – défi­nit l’aspiration démo­cra­tique et, ajou­te­rai-je, en assure la réa­li­sa­tion, pré­tend-on.

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La gauche radicale face au capitalisme en faillite : De l’audace, encore de l’audace

La conjonc­ture his­to­rique pro­duite par l’implosion du capi­ta­lisme contem­po­rain impose à la gauche radi­cale, au Nord comme au Sud, d’avoir de l’audace dans la for­mu­la­tion de son alter­na­tive poli­tique au sys­tème en place. L’objet de cet article de Samir Amin, publié en deux par­ties dans cette édi­tion, est de mon­trer pour­quoi cette exi­gence puis ce qu’il en entend.

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Contrer le capital des monopoles : Des programmes audacieux pour la gauche radicale

Dans un monde marqué par les offen­sives du capi­tal des mono­poles (voir l’article : « La gauche radi­cale face au capi­ta­lisme en faillite« , dans cette édi­tion), Samir Amin estime que « les stra­té­gies défen­sives de résis­tance sont inef­fi­caces, appe­lées à être tou­jours fina­le­ment vain­cues ». Pour lui, « les tra­vailleurs et les peuples doivent déve­lop­per des stra­té­gies qui leur per­mettent de passer à l’offensive ». Il en indique les pistes.

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Le monde arabe dans la longue durée : un printemps des peuples ?

Samir Amin, éco­no­miste mar­xiste franco-égyp­tien, est depuis de longues années étroi­te­ment lié aux mou­ve­ments de lutte dans le Tiers-monde. Figure intel­lec­tuelle mar­quante du monde arabe, il a assisté aux mou­ve­ments des peuples qui se sont mul­ti­pliés au début de l année dans cette partie du monde, en par­ti­cu­lier en Egypte, son pays d ori­gine et le plus grand des pays arabes, point stra­té­gique de réfé­rence dans la région. Dans ce livre, il ana­lyse le mou­ve­ment, ses poten­tia­li­tés, mais aussi les dan­gers de dévoie­ment et de récu­pé­ra­tion qu il court (comme par exemple celui de l ins­tru­men­ta­li­sa­tion de l islam poli­tique par les puis­sances occi­den­tales). Au-delà de ces évé­ne­ments qui changent la face du monde, il montre com­ment, pour mieux com­prendre le monde arabe, il faut l envi­sa­ger sur la longue durée. Cet essai est une esquisse fon­da­men­tale de l his­toire du monde arabe et de ses rap­ports avec les puis­sances impé­ria­listes.

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L’internationale de l’obscurantisme
In God We Trust

CC Stephen Klein

Le monde connaît un regain de spi­ri­tua­lité qui fait de la reli­gion un déter­mi­nant impor­tant de l’histoire. Mais quelle que puisse être sa force, la croyance reli­gieuse n’a pas anni­hilé ce que Samir Amin appelle « la com­pé­ti­tion sau­vage et immo­rale », sur­tout que le « money­theism et le mono­théisme vont de pair ». Pour Amin, « le capi­ta­lisme des mono­poles contem­po­rain, en crise, dans le désar­roi, déve­loppe une offen­sive idéo­lo­gique mas­sive et sys­té­ma­tique assise sur le recours au dis­cours de la « spi­ri­tua­lité ».

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Face au défi de la farce démocratique, inventer la démocratie de demain
dimanche 17 juillet 2011
Gauche / Mouvements sociaux

Au regard de ce qu’il appelle la « farce démo­cra­tique », Samir Amin sou­lève une ques­tion essen­tielle : « Renoncer à l’élection ? » La réponse est néga­tive mais induit une nou­velle inter­ro­ga­tion : « Comment asso­cier des formes de démo­cra­ti­sa­tion nou­velles, riches, inven­tives, per­met­tant de faire de l’élection un usage autre que celui que les forces conser­va­trices conçoivent ? » Pour Amin, tel est le défi. [NDLR]

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