Pierre-salama

Les pauvres sont-ils devenus moins vulnérables ?
vendredi 25 septembre 2009
Inégalités / Classes sociales

Les indi­vi­dus et leurs familles sont d’autant plus vul­né­rables aux crises éco­no­miques que leurs reve­nus sont faibles. Lorsque arrive une réces­sion, voire une crise, les pauvres et les caté­go­ries aux reve­nus modestes sont le plus affec­tés et lorsque la crois­sance repart à la hausse, le niveau de pau­vreté reste d’abord stable à un niveau déprimé, lorsqu’il n’empire pas, pen­dant une durée plus ou moins longue, puis dimi­nue. Ce phé­no­mène d’hystérésis s’explique essen­tiel­le­ment par l’accentuation des inéga­li­tés lors de la crise, crise dont les effets sont davan­tage démul­ti­pliés que dans les pays déve­lop­pés en raison de la faible pro­tec­tion sociale de la majeure partie de la popu­la­tion.

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Chine : l’ouverture revisitée
jeudi 10 septembre 2009
Gauche / Mouvements sociaux

Introduction :

La crois­sance mon­diale du com­merce exté­rieur a été en moyenne lar­ge­ment plus élevée que celle du PIB mon­dial ces trente der­nières années. L’idée d’établir une rela­tion de cau­sa­lité entre la crois­sance de l’un et celle de l’autre vient natu­rel­le­ment à l’esprit. Allant plus loin, nombre d’économistes consi­dèrent que l’unique moyen d’accroître le taux de crois­sance du PIB est de lais­ser le marché opérer libre­ment une allo­ca­tion opti­male des res­sources de chaque pays grâce au libre échange. Certains économistes2 consi­dèrent (encore…) que l’ouverture des éco­no­mies, suite à l’adoption d’une poli­tique de libre échange recon­nais­sant les vertus du Marché, devrait conduire les pays for­te­ment dotés en tra­vail non qua­li­fié et peu en capi­tal à se spé­cia­li­ser dans la pro­duc­tion et dans l’exportation de pro­duits manu­fac­tu­rés « labour using ».

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Argentine, Brésil, Mexique dans la tourmente de la crise
mardi 25 août 2009
Gauche / Mouvements sociaux

Il n’y a pas encore très long­temps la plu­part des éco­no­mistes consi­dé­raient que les éco­no­mies latino amé­ri­caines étaient entrées dans une nou­velle phase : davan­tage de crois­sance que par le passé, moins de vola­ti­lité, une dimi­nu­tion des inéga­li­tés, une montée en puis­sance des bourses qua­li­fiées d’émergentes et enfin, moins de vul­né­ra­bi­lité aux chocs exté­rieurs. Lorsque la crise finan­cière est appa­rue avec la bru­ta­lité que l’on sait dans les pays déve­lop­pés, ces mêmes éco­no­mistes ont pensé que ces éco­no­mies ne seraient que peu affec­tées, que leur conjonc­ture serait « décou­plée » de celle des pays indus­tria­li­sés et pour cer­tains – les plus auda­cieux en matière d’optimisme aveugle – qu’elles pour­raient faci­li­ter la reprise des éco­no­mies indus­tria­li­sées grâce à leur crois­sance main­te­nue. Et puis au der­nier tri­mestre de 2008 et tout au long des trois pre­miers mois de 2009, il a fallu déchan­ter.

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