Pierre-lagrenade

Valleyfield, mémoires et résistances
Salaberry-de-Valleyfield : un nom, une histoire
Il était une fois Valleyfield
dimanche 1 mars 2020
No. 22 - Automne 2019

Salaberry-de-Valleyfield est ainsi nommée à la suite d’un com­pro­mis entre, d’une part, la popu­la­tion fran­co­phone qui sou­hai­tait attri­buer à la ville le nom de Salaberry en l’honneur du lieu­te­nant-colo­nel Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry qui gagna la bataille de Châteauguay en 1813 et, d’autre part, le pro­prié­taire de l’importante fabrique de papier de la ville, Alexander Buntin qui sou­hai­tait, quant à lui, attri­buer à la ville le nom d’un « moulin à papier » de son Écosse natale, le Valleyfield Mills. Après des débats enflam­més entre les deux camps, on réso­lut d’accoler les deux noms afin de mettre un terme au conflit. Aujourd’hui ville de 41 000 habi­tants à 96 % fran­co­phones, Salaberry-de-Valleyfield est issue de diverses vagues de fusions muni­ci­pales dont la der­nière, en 2002, engloba Grande-Île et Saint-Timothée. Entourée d’eau, Salaberry-de-Valleyfield est consi­dé­rée comme la capi­tale régio­nale du Suroît. Par ailleurs, et c’est l’objet de ce dos­sier, son his­toire est liée étroi­te­ment aux luttes et résis­tances ouvrières et citoyennes. On peut parler ici d’une impor­tante ville ouvrière.

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Valleyfield, mémoires et résistances
Valleyfield, mémoires et résistances
Introduction au dossier
vendredi 28 février 2020
No. 22 - Automne 2019

Pourquoi un dossier sur Valleyfield ?

Ce dos­sier des Nouveaux Cahiers du socia­lisme (NCS) a été conçu en par­tant de l’idée que ce qui se passe à Salaberry-de-Valleyfield peut offrir des ensei­gne­ments à toute la gauche au Québec. Sans nier les impor­tants défis qu’elle doit rele­ver, on peut dire que cette gauche cam­pi­val­len­sienne est bien vivante. Elle a su notam­ment créer, conso­li­der et entre­te­nir un pôle com­ba­tif qui a rem­porté des vic­toires impor­tantes, entre autres lors de luttes syn­di­cales et envi­ron­ne­men­tales. Pour les NCS, il s’agissait d’aller à la ren­contre des pro­ta­go­nistes de cette gauche pour voir com­ment son expé­rience peut nous aider à mieux cou­vrir cer­tains angles morts de la pra­tique et de la pensée mili­tante au Québec.

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