Pierre-beaulne

UNIVERSITÉ POPULAIRE D'ÉTÉ DES NCS - 2013
Le capital canadien dans l’environnement néolibéral
Axe: Réinventer le Québec

Comment le capi­tal cana­dien s’est-il adapté au nou­veau contexte de mon­dia­li­sa­tion pour en tirer le meilleur parti, tout en contri­buant à le mode­ler ? Quels sont les obs­tacles qu’il ren­contre et les défis aux­quels il est confronté suite à la crise de 2008-2009 ?

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Conjoncture économique et examen des budgets – Mai 2012
vendredi 1 juin 2012
Québec / Canada

1. Tendances de l’économie

« Can it be…the reco­very ? » se deman­dait la revue bri­tan­nique The Economist sur la page cou­ver­ture de son édi­tion du 17 mars der­nier. En effet, depuis quelques semaines, un opti­misme pru­dent se fait jour, ali­menté par une série de nou­velles éco­no­miques plus encou­ra­geantes et un cer­tain répit dans la crise euro­péenne.

Il faut se réjouir de ce revi­re­ment des per­cep­tions, mais demeu­rer pru­dents. Rien ne garan­tit qu’une reprise auto-entre­te­nue et durable s’enclenche pré­sen­te­ment, car aucun des pro­blèmes fon­da­men­taux à la source de la crise n’a été résolu : la déré­gle­men­ta­tion du sec­teur finan­cier, les dés­équi­libres com­mer­ciaux entre pays, le chô­mage et le sous-emploi, la stag­na­tion des salaires, l’accentuation des inéga­li­tés de reve­nus, l’alourdissement de l’endettement public comme privé, etc. Entre-temps, d’autres poli­tiques à inci­dence néga­tive pour la crois­sance éco­no­mique, comme les poli­tiques d’austérité bud­gé­taire, ont été mises en œuvre un peu par­tout.

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Conjoncture économique, octobre 2011
Reprise de la crise ?

C’est la crise finan­cière la plus grave que nous ayons vécue,
au moins depuisles années 30 et peut-être depuis tou­jours.

SIR MERVYN KING,
gou­ver­neur de la Banque d’Angleterre

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Résumé d'une présentation dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS
Les politiques néolibérales au Canada et la crise économique

Depuis une tren­taine d’années déjà, les stra­té­gies des domi­nants s’inscrivent dans ce qu’il est convenu d’appeler le néo­li­bé­ra­lisme. La carac­té­ris­tique prin­ci­pale de cette idéo­lo­gie, c’est la pri­mauté attri­buée aux forces du marché. Cela se tra­duit, concrè­te­ment, par une variété de poli­tiques et de pra­tiques qui nous sont bien fami­lières : pri­va­ti­sa­tion, déré­gle­men­ta­tion, sous-trai­tance ou impar­ti­tion, res­tric­tions sala­riales, res­ser­re­ment des pro­grammes sociaux, libé­ra­li­sa­tion des échanges com­mer­ciaux et des flux de capi­taux. Ces poli­tiques ont induit des muta­tions pro­fondes du capi­ta­lisme, dans le sens de la glo­ba­li­sa­tion et de la finan­cia­ri­sa­tion. Parallèlement, nous assis­tons à d’autres trans­for­ma­tions de l’environnement éco­no­mique décou­lant des avan­cées tech­no­lo­giques, ou des bou­le­ver­se­ments géo­po­li­tiques. Avec les pro­grès de l’électronique et l’augmentation des ser­vices, le gros de la valo­ri­sa­tion capi­ta­liste se réa­lise main­te­nant à tra­vers une pro­duc­tion imma­té­rielle. L’ordre éco­no­mique inter­na­tio­nal est aussi mis en cause par l’irruption des nou­velles puis­sances éco­no­miques, les fameux BRICS[1] et autres tigres cel­tiques ou dra­gons asia­tiques.

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RÉSUMÉ D'UNE PRÉSENTATION À VENIR DANS LE CADRE DE L’UNIVERSITÉ POPULAIRE D’ÉTÉ DES NCS
La gestion de la crise par les dominants
La crise dans le monde, au Canada et au Québec

C’est en août 2007 que la crise finan­cière éclate, quand le marché du crédit s’enraye. Tout au long de l’année qui suit, les banques cen­trales s’activent à injec­ter des liqui­di­tés dans le sys­tème et réduire les taux d’intérêt, alors que les banques amé­ri­caines et euro­péennes tré­buchent. À l’automne 2008 les prin­ci­pales banques d’affaires amé­ri­caines s’écroulent, pro­vo­cant un affais­se­ment des mar­chés bour­siers et une onde de choc pla­né­taire menant à une réces­sion éco­no­mique géné­ra­li­sée.

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Le projet Legault-Sirois sur l’économie:
Relancer Québec inc.

La pla­te­forme éco­no­mique[1] de la Coalition pour l’avenir du Québec vise clai­re­ment une relance de ce qu’on appelle com­mu­né­ment Québec inc., c’est-à-dire la classe d’affaires qué­bé­coise, tant privée ou coopé­ra­tive qu’étatique. Cela n’est guère sur­pre­nant quand on sait que l’initiative pro­vient de deux hommes d’affaires notoires.

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Conjoncture économique - automne 2010
Les ratés de la reprise
La déception
samedi 6 novembre 2010
Gauche / Mouvements sociaux

Il y a à peine trois mois, l’économie mon­diale sem­blait bien enga­gée sur la voie de la reprise, l’économie cana­dienne cara­co­lant en tête de pelo­ton parmi les pays avan­cés. Certes, la muta­tion en Europe de la crise ban­caire en crise de la dette sou­ve­raine pro­je­tait déjà, au prin­temps der­nier, une cer­taine ombre au tableau. Mais avec l’accumulation de mau­vaises nou­velles au cours des mois d’été, par­ti­cu­liè­re­ment aux États-Unis, il devient de plus en plus évident que la reprise perd son élan. En consé­quence, les pers­pec­tives de crois­sance éco­no­mique pour le reste de cette année et l’année 2011 sont main­te­nant revues à la baisse. Bien qu’une rechute en réces­sion n’est pas jugée pro­bable par la plu­part des obser­va­teurs, les risques que cela se pro­duise se sont accrus adve­nant une défaillance de l’une des com­po­santes du sys­tème.

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Dérive « lucidoïde »

Lettre d’opinion de Pierre Beaulne, éco­no­miste, en réac­tion à la publi­ca­tion du Fascicule 1 : Le Québec face à ses défis, éla­boré par le Comité consul­ta­tif sur l’économie et les finances publiques.

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Conjoncture économique – automne 2009
vendredi 6 novembre 2009
Gauche / Mouvements sociaux

Section 1. – L’économie : entre récession et reprise

Actuellement, tous les signes indiquent que la réces­sion mon­diale s’estompe, mais la reprise éco­no­mique tarde à s’enclencher.

Plusieurs rai­sons expliquent cela. Les banques étran­gères sont encore fra­giles, si bien que le crédit demeure res­treint ; le chô­mage conti­nue à croître, même si c’est à un rythme plus faible ; les ménages sont lour­de­ment endet­tés et n’ont plus les moyens de se lancer dans de folles dépenses. En outre, les res­sorts de l’expansion dans la période anté­rieure, à savoir l’endettement amé­ri­cain qui atti­sait la pro­duc­tion indus­trielle asia­tique et sti­mu­lait le com­merce inter­na­tio­nal, se sont détra­qués.

L’ordre mon­dial est contesté, mais il n’a pas encore été rem­placé. Certains en appellent à une « refon­da­tion du capi­ta­lisme », à un « nou­veau Bretton Woods », à une régle­men­ta­tion plus pous­sée du sys­tème finan­cier, à la créa­tion d’une nou­velle mon­naie de réserve. Mais, en pra­tique, rien n’avance ou si peu.

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