Philippe-hurteau

Éducation supérieure - Culture, marchandise et résiatance
Financement des universités et reconfiguration marchande
Mutations de l'éducation supérieure

Le finan­ce­ment des uni­ver­si­tés connaît de fortes modi­fi­ca­tions depuis les années 1980. Lorsqu’on l’analyse de près, ce phé­no­mène révèle un lien serré entre le détour­ne­ment des ins­ti­tu­tions d’enseignement de leur mis­sion tradi- tion­nelle de for­ma­tion d’esprits libres et com­plets et leur réduc­tion au rôle de sou­tien de la crois­sance éco­no­mique. Étudier l’évolution du finan­ce­ment des uni­ver­si­tés, c’est donc, sans grande sur­prise, étu­dier la direc­tion prise par ces der­nières.

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L’université populaire des NCS
L’économie politique du capitalisme canadien.
Axe 1 - Le Canada, d’hier à aujourd’hui : capitalisme, patriarcat et colonialisme
samedi 21 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Avec Mathieu Perron-Dufour, Audrey Laurin-Lamothe et Ariane Gobeil [1]

Le 150e anni­ver­saire de la Confédération cana­dienne a été l’occasion pour nos élites de rabâ­cher le récit libé­ral van­tant ce « beau et grand pays », pré­ten­du­ment carac­té­risé par un esprit de tolé­rance et d’ouverture. Loin de ces âne­ries, une autre his­toire du Canada se des­sine lorsqu’on s’intéresse à l’économie poli­tique. Le Canada perd du coup ses habits de « plus beau pays au monde » pour retrou­ver, plus légi­ti­me­ment, ceux d’un État qui s’est construit selon les inté­rêts de sa classe domi­nante.

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Délocalisation d’emplois : risques et perspectives

La glo­ba­li­sa­tion néo­li­bé­rale a eu comme consé­quences, parmi d’autres, de faci­li­ter le recours par les firmes mul­ti­na­tio­nales aux délo­ca­li­sa­tions afin de dimi­nuer leurs coûts de pro­duc­tion. Le prin­cipe est assez simple : dépla­cer la pro­duc­tion d’un lieu jugé trop coû­teux en raison des niveaux de salaire « élevés » ou des régle­men­ta­tions sociales et envi­ron­ne­men­tales « trop strictes » vers un espace plus pro­pice pour l’investissement. Par les délo­ca­li­sa­tions, le rap­port de force capi­tal-tra­vail, tra­di­tion­nel­le­ment struc­turé au niveau natio­nal, se trouve reporté au niveau inter­na­tio­nal au profit du capi­tal. La libé­ra­li­sa­tion des flux de capi­taux promue par le néo­li­bé­ra­lisme dans le cadre du capi­ta­lisme finan­cier permet alors de faire assu­mer les risques de la concur­rence éco­no­mique non-pas par les inves­tis­seurs, mais par les sala­rié-e-s et les États.

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Résumé d'une présentation à venir dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS
Comprendre le capitalisme aujourd’hui
Capitalisme et crise

Comprendre le capi­ta­lisme aujourd’hui, c’est tra­vailler à com­prendre en quoi ce sys­tème consti­tue en « sys­tème global ». Ainsi, la « glo­ba­li­sa­tion » repré­sente la forme contem­po­raine de l’impérialisme du capi­tal : tout en trans­for­mant pro­fon­dé­ment ce der­nier, la glo­ba­li­sa­tion lui permet de se « réa­li­ser plei­ne­ment ». Est-ce alors une sur­prise que, malgré les crises qui s’entrecroisent et se suc­cèdent, le capi­ta­lisme par­vienne à sur­vivre à sa propre glo­ba­li­sa­tion ? 

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