Philippe-boudreau

Négos du secteur public
Renouer avec le syndicalisme de combat
mercredi 2 juillet 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Après le Printemps érable, qui a révélé la pos­si­bi­lité de faire des gains impor­tants en s’appuyant d’abord et avant tout sur le rap­port de force, la mobi­li­sa­tion et la soli­da­rité, nous pou­vons deman­der aux direc­tions syn­di­cales si elles ont l’intention d’emboîter le pas dans cette pers­pec­tive de lutte concrète et sti­mu­lante. Déjà nous avons entendu cer­tains lea­ders syn­di­caux se réfé­rer à la mobi­li­sa­tion étu­diante pour inter­pel­ler leurs propres membres. Mais s’agit-il là d’une simple rhé­to­rique ? La négo­cia­tion de 2015 mesu­rera la capa­cité du mou­ve­ment syn­di­cal de se renou­ve­ler, voire de déve­lop­per des pra­tiques dif­fé­rentes afin de faire des gains notables et immé­diats.

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Pour un printemps québécois !

Un prin­temps qué­bé­cois prend forme. Amorcé par la mobi­li­sa­tion his­to­rique des étu­diants contre la hausse des droits de sco­la­rité, il se pour­suit en ame­nant avec lui la colère, le sen­ti­ment d’impuissance et de dépos­ses­sion d’une majo­rité de citoyens face à leur élite poli­tique et éco­no­mique, jugée non-repré­sen­ta­tive de leurs inté­rêts et pré­oc­cu­pa­tions.

Les étu­diants, dans leur lutte, sont ins­pi­rants. Ils donnent envie à des citoyens de tous les milieux de prendre la parole, de se faire entendre. Ils nous ont rap­pelé que, lorsque nous pen­sons qu’il n’existe plus d’espace pour faire entendre notre voix, il y a encore la rue pour amener les débats dans l’espace public et poli­tique. Les étu­diants nous ont donné un élan, une envie, celle de se réap­pro­prier le bien commun. Parce que la ques­tion que pose la jeu­nesse dépasse lar­ge­ment celle des droits de sco­la­rité. La ques­tion fon­da­men­tale der­rière ce débat, c’est : « Dans quel genre de société vou­lons-nous vivre ? ». Nous les remer­cions de nous avoir sortis de notre hiver.

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L’actuel débat sur les pactes tactiques entre progressistes : ses origines et sa portée

Depuis la recom­po­si­tion du pay­sage par­ti­san au Québec inter­ve­nue en 2011 (tant au fédé­ral qu’au pro­vin­cial), la ques­tion de l’ouverture de dis­cus­sions entre forces poli­tiques sou­ve­rai­nistes et pro­gres­sistes s’est posée chez maints ana­lystes et acteurs gra­vi­tant autour de ces cou­rants, par-delà les lignes par­ti­sanes et sans égard au statut de tout un chacun (jour­na­liste, blo­gueur, mili­tant, cher­cheur, pro­fes­seur, etc.). Le site des Nouveaux cahiers du socia­lisme tente, dans la mesure de ses moyens, de faire connaître et de dif­fu­ser ces réflexions et débats. Il n’y a pas de posi­tion édi­to­riale des NCS sur les pactes tac­tiques, sinon de dire qu’il faut qu’il y ait dis­cus­sion large là-dessus. Les dif­fé­rentes posi­tions rela­tives aux pactes, au sein de la gauche, sont non seule­ment légi­times, mais il serait sur­tout très témé­raire de pré­tendre connaître LA meilleure posi­tion sur un tel sujet, compte tenu des atouts et contra­dic­tions que chaque option com­porte.

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Le paysage politique se redessine sous nos yeux : profitons-en pour discuter !

Une remar­quable et rare recon­fi­gu­ra­tion du pay­sage par­ti­san semble être en cours au Québec ces six der­niers mois, à tel point que plu­sieurs poli­to­logues, jour­na­listes ou ana­lystes doivent revi­si­ter un cer­tain nombre de « constantes » qui étaient tenues pour acquises. Notamment, des fidé­li­tés par­ti­sanes qui avaient la couenne dure semblent s’évanouir, comme en font foi le récent béguin pour le Nouveau parti démo­cra­tique et le déclin consé­quent du Bloc qué­bé­cois. Ce phé­no­mène semble indi­quer un climat de grande vola­ti­lité sur la scène élec­to­rale qué­bé­coise, avec l’intérêt que sus­cite l’initiative de François Legault et Charles Sirois, ainsi que la mul­ti­pli­ca­tion des acteurs sou­ve­rai­nistes (les trois pre­miers démis­sion­naires du PQ, le Nouveau mou­ve­ment pour le Québec, Jean-Martin Aussant et son projet, etc.). Le Québec du pro­grès social et démo­cra­tique a-t-il quelque chose à gagner de ces déve­lop­pe­ments ? Le contexte ins­ti­tu­tion­nel et idéo­lo­gique peut-il faire place à toutes ces sen­si­bi­li­tés et accom­mo­der de telles muta­tions ?

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Le paysage politique se redessine sous nos yeux : profitons-en pour discuter !

Une remar­quable et rare recon­fi­gu­ra­tion du pay­sage par­ti­san semble être en cours au Québec ces six der­niers mois, à tel point que plu­sieurs poli­to­logues, jour­na­listes ou ana­lystes doivent revi­si­ter un cer­tain nombre de « constantes » qui étaient tenues pour acquises. Notamment, des fidé­li­tés par­ti­sanes qui avaient la couenne dure semblent s’évanouir, comme en font foi le récent béguin pour le Nouveau parti démo­cra­tique et le déclin consé­quent du Bloc qué­bé­cois. Ce phé­no­mène semble indi­quer un climat de grande vola­ti­lité sur la scène élec­to­rale qué­bé­coise, avec l’intérêt que sus­cite l’initiative de François Legault et Charles Sirois, ainsi que la mul­ti­pli­ca­tion des acteurs sou­ve­rai­nistes (les trois pre­miers démis­sion­naires du PQ, le Nouveau mou­ve­ment pour le Québec, Jean-Martin Aussant et son projet, etc.). Le Québec du pro­grès social et démo­cra­tique a-t-il quelque chose à gagner de ces déve­lop­pe­ments ? Le contexte ins­ti­tu­tion­nel et idéo­lo­gique peut-il faire place à toutes ces sen­si­bi­li­tés et accom­mo­der de telles muta­tions ?

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Cinq ans de Québec solidaire
Et si on faisait le point ?

Initialement publié dans À Bâbord !, #38, février/​mars 2011, pages 8-9.

La nais­sance de Québec soli­daire en février 2006 a modi­fié le pay­sage par­ti­san, com­blant un espace laissé vacant, au fil du temps, par les autres forces poli­tiques, notam­ment le Parti qué­bé­cois. Dès le départ, QS pré­ten­dait dépas­ser de vieilles habi­tudes et met­tait de l’avant le slogan « faire de la poli­tique autre­ment ». Cinq ans plus tard, a-t-il relevé le défi ? Examinons les élé­ments d’un bilan peut-être pré­coce et sûre­ment incom­plet.

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Mémoire des luttes
UQAM la Rouge
mercredi 16 septembre 2009
Gauche / Mouvements sociaux

Quand je dis­cute avec des baby boo­mers pro­gres­sistes ou avec des per­sonnes ayant milité durant les années 1970, on me dit sou­vent qu’à l’échelle du Québec, les années 1980, c’est la décen­nie perdue, la décen­nie la plus sombre pour la gauche, pour les mou­ve­ments sociaux, bref, pour les grandes luttes visant la trans­for­ma­tion sociale. Probablement que ces per­sonnes ont en tête la grave réces­sion de 1981-1982 et la ter­rible réor­ga­ni­sa­tion éco­no­mique sub­sé­quente faite sur le dos des tra­vailleuses et des tra­vailleurs. Elles doivent songer aussi à l’échec réfé­ren­daire de 1980, suivi de l’infâme rapa­trie­ment consti­tu­tion­nel de 1982, puis de la confu­sion dans laquelle sera plongé le PQ avec son « beau risque ». J’imagine qu’elles pensent aussi à la dis­so­lu­tion des orga­ni­sa­tions mar­xistes-léni­nistes En lutte ! et PCO. Sans comp­ter l’abominable raclée qu’ont mangée les syn­di­cats du sec­teur public et para­pu­blic en 1982-1983, raclée dont ils ne se sont pas encore remis d’ailleurs. C’est vrai que décrit comme ça, a pos­te­riori, le por­trait laisse son­geur. Toutefois, sur le coup, je ne l’ai jamais vécu de cette façon-là. Les mili­tantEs du mou­ve­ment étu­diant non plus.

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