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Réforme du mode de scrutin
Justin Trudeau et Robert Bourassa : mêmes arguments
jeudi 29 juin 2017
Conjonctures et actualités

À 45 ans de dis­tance, les pre­miers ministres libé­raux Justin Trudeau et Robert Bourassa ont uti­lisé les mêmes argu­ments éculés pour jus­ti­fier leur refus d’instaurer un mode de scru­tin à fina­lité pro­por­tion­nelle. Quel exemple élo­quent de stag­na­tion politique !

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Réforme du mode de scrutin
Trudeau est-il en train de paver la voie au vote préférentiel ?
lundi 19 décembre 2016
Conjonctures et actualités

Lors de l’entrevue qu’il accor­dée à Radio-Canada récem­ment le pre­mier ministre Justin Trudeau a réitéré l’engagement que son gou­ver­ne­ment ferait adop­ter une réforme du mode de scru­tin à temps pour la tenue des élec­tions de 2019 comme le Parti libé­ral l’avait promis lors de la der­nière cam­pagne élec­to­rale. Le chef du gou­ver­ne­ment contre­dit ainsi des décla­ra­tions que lui même, ainsi que la ministre de la réforme élec­to­rale, Maryam Monsef, avaient faites il y a quelques semaines.

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Il serait pourtant plus facile d’instaurer un scrutin proportionnel que de négocier des accords de libre-échange
lundi 12 décembre 2016
Conjonctures et actualités

Comme il fal­lait s’y attendre le gou­ver­ne­ment Trudeau ne rem­plira pas l’engagement de réfor­mer le mode de scru­tin pour les pro­chaines élec­tions qui a été un des prin­ci­paux élé­ments de la pla­te­forme de son parti lors de la cam­pagne élec­to­rale de 2015. Le pre­mier ministre l’avait lui-même laissé entendre au Devoir il y a quelques semaines et la ministre Maryam Monsef, res­pon­sable de la réforme élec­to­rale, l’a confirmé il y a quelques jours au moment du dépôt de son rap­port par le comité par­le­men­taire mul­ti­par­tite mis sur pied afin de consul­ter la popu­la­tion au sujet de la réforme électorale.

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En réponse à Pierre Mouterde à propos de l'Assemblée constituante
Une authentique démarche de démocratie participative est aux antipodes d’un ‘unanimisme consensuel’
lundi 23 mai 2016
Conjonctures et actualités

Paul Cliche« Un faux débat ». C’est ainsi que le socio­logue essayiste Pierre Mouterde et l’activiste Marc Bonhomme qua­li­fient le débat sur le mandat à confier à l’Assemblée consti­tuante qu’auront à tran­cher les délé­gué-e-s au congrès de Québec soli­daire débu­tant le 27 mai. Dans son texte dif­fusé le 15 mai, où il tire à bou­lets rouges sur les ins­tances de Québec soli­daire, Bonhomme estime que le débat est « décon­necté des grands enjeux sociaux de l’heure aussi bien que des rap­ports de force exis­tants ». Il trouve qu’il est du « même acabit que les ques­tions alam­bi­quées des réfé­ren­dums de 1980 et 1995 tenus par les gou­ver­ne­ments Lévesque et Parizeau. Pour lui la solu­tion passe par le déclen­che­ment d’une grève sociale. Après cet énoncé, qu’il répète comme un mantra dans tous ses écrits, toute dis­cus­sion devient pra­ti­que­ment impossible.

Quant à Mouterde, dans un texte publié le 17 mai sur Presse-toi à gauche, il ren­voie dos à dos aussi bien les tenants de la pro­po­si­tion d’amendement au pro­gramme de Québec soli­daire vou­lant que l’Assemblée consti­tuante se voit confier un mandat res­treint l’obligeant à déve­lop­per exclu­si­ve­ment un projet de consti­tu­tion pour un Québec indé­pen­dant comme le veut Alexandre Leduc que les défen­seurs du main­tien de la posi­tion actuelle du parti assu­rant l’autonomie de cette assem­blée élue pour qu’elle puisse per­mettre le plein exer­cice de la sou­ve­rai­neté popu­laire comme je le propose.

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Le débat sur le mandat à confier à l’Assemblée constituante
Des balises pour encadrer le processus
afin de faciliter la réalisation de la souveraineté populaire
jeudi 5 mai 2016
Conjonctures et actualités

Paul ClicheMême si beau­coup de textes ont cir­culé dans le cadre du débat qui se déroule pré­sen­te­ment, à la veille du congrès où Québec Solidaire réexa­mi­nera la nature du mandat confié à l’Assemblée consti­tuante, il reste, selon moi, des points à pré­ci­ser pour que les délé­gué-e-s aient un tableau le plus com­plet pos­sible des argu­ments étayant les dif­fé­rentes options entre les­quelles ils auront à choi­sir. Mais il reste sur­tout à pré­ci­ser les balises qui per­met­tront à la démarche consti­tuante de se rendre à bon port tout en assu­rant l’expression de la sou­ve­rai­neté populaire.

J’ai déjà fait connaitre mon choix. Comme je l’ai expli­qué dans un texte pré­cé­dent, aussi bien pour des rai­sons de prin­cipes que d’ordre stra­té­gique, je suis en faveur de la ver­sion actuelle du pro­gramme éta­blis­sant que l’Assemblée consti­tuante -cet ins­tru­ment qui per­met­tra au peuple qué­bé­cois d’exercer sa sou­ve­rai­neté en déci­dant de son avenir poli­tique -sera auto­nome dans le cadre de son mandat et pourra éla­bo­rer sans contrainte un projet de consti­tu­tion qui sera soumis à l’approbation du réfé­ren­dum clô­tu­rant le pro­ces­sus. Mais, tel que le pré­cise le docu­ment, cette der­nière « aura l’obligation de tenir compte des résul­tats » de la vaste démarche de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive, prévue comme pre­mière étape de la démarche, où la popu­la­tion du Québec sera consul­tée exten­si­ve­ment sur son avenir poli­tique et constitutionnel.

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Enquête sur le financement des partis politiques au Québec
Le DGEQ est en retard de 40 ans !
samedi 23 avril 2016
Conjonctures et actualités

IS_121209_iy3ov_corruption-generique-mains_sn635Suite aux pres­sions exer­cées par les partis d’opposition, le Directeur géné­ral des élec­tions du Québec (DGEQ) vient de confir­mer qu’il enquê­te­rait sur le finan­ce­ment des partis poli­tiques durant les 20 der­nières années. C’est une vic­toire, comme l’a sou­li­gné le député soli­daire Amir Khadir. Mais ç’aurait dû se faire bien avant.

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Québec solidaire desservirait la cause de l’indépendance en menottant l’Assemblée constituante avec un mandat prédéterminé
jeudi 14 avril 2016
Conjonctures et actualités

QS_ManifAinsi, le pro­chain congrès de Québec soli­daire réexa­mi­nera la nature du mandat confié à l’Assemblée consti­tuante, l’instrument que le parti s’est engagé à mettre sur pied une fois au pou­voir pour per­mettre au peuple qué­bé­cois d’exercer sa sou­ve­rai­neté en déci­dant de son avenir poli­tique et consti­tu­tion­nel ainsi qu’en fixant les règles qui régi­ront son nouvel État.

Comme je m’intéresse à cette ques­tion depuis la cam­pagne élec­to­rale de Mercier en 2001 où j’ai été can­di­dat de la gauche unie, per­met­tez-moi d’intervenir dans un débat qui se corse de plus en plus au sein du parti. Pour l’éclairer, je crois qu’il est oppor­tun de com­men­cer par un rappel du contenu du pro­gramme actuel et de la Déclaration de prin­cipes que Québec soli­daire a adop­tés lors de son congrès de fondation.

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Le scrutin proportionnel
Le PQ n’a plus la moindre crédibilité
mercredi 2 mars 2016
Gauche / Mouvements sociaux

Au conseil natio­nal du Parti qué­bé­cois, tenu ces jours der­niers pour lancer la machine élec­to­rale en vue du scru­tin de 2018, son chef Pierre Karl Péladeau a fait de timides appels de phare à Québec soli­daire pour qu’il adhère à la conver­gence sou­ve­rai­niste. Il a alors entrou­vert la porte à la réforme du mode de scru­tin majo­ri­taire actuel pour y inclure une com­po­sante pro­por­tion­nelle en invi­tant les délé­gué-es à exa­mi­ner la ques­tion. Mais M. Péladeau n’est pas allé jusqu’à se pro­non­cer lui même en faveur de cette réforme comme l’a pré­cisé par la suite la dépu­tée Véronique Hivon qui est res­pon­sable du dos­sier de la conver­gence au PQ. Le passé étant garant de l’avenir, un petit rappel his­to­rique s’impose pour pou­voir éva­luer la cré­di­bi­lité du PQ en cette matière.

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PKP, ce « lockouteur » en série qui s’est soudainement transformé en champion de la souveraineté
mercredi 26 mars 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Au cours de la semaine qui a suivi l’annonce de sa can­di­da­ture sous l’étiquette du Parti qué­bé­cois par le magnat de la presse Pierre-Karl Péladeau, un véri­table tsu­nami média­tique a déferlé sur la cam­pagne élec­to­rale. Emportée par ce tour­billon, Pauline Marois a vu son plan de match per­turbé car l’enjeu de la sou­ve­rai­neté, qu’elle vou­lait jouer en sour­dine, a éclipsé ceux reliés à l’élection d’un bon gou­ver­ne­ment sur les­quels elle vou­lait bra­quer les projecteurs.

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