Pascale-dufour

Politique de la rue contre politique des urnes ?
Le mouvement étudiant québécois du printemps 2012 et la question de la représentation politique
dimanche 10 août 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Dans son dis­cours inau­gu­ral de la récente cam­pagne élec­to­rale, le Premier ministre libé­ral Jean Charest a déclaré : « Ces der­niers mois, nous avons beau­coup entendu parler les diri­geants des étu­diants, les gens dans la rue, nous avons entendu ceux qui ont frappé sur leurs cas­se­roles. C’est main­te­nant à la majo­rité silen­cieuse de parler » (Jean Charest, 4 août 2012).

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Résumé d'une présentation à venir dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS
Histoire du socialisme
Socialisme et mouvements sociaux au Québec

Depuis le milieu des années 1990, plu­sieurs cycles de pro­tes­ta­tion ont émergé ou conti­nué au Québec : luttes étu­diantes, luttes anti et alter mon­dia­listes, luttes envi­ron­ne­men­tales, luttes fémi­nistes. Au-delà de leur sin­gu­la­rité et de leur com­plexité, ces luttes expriment un chan­ge­ment rela­ti­ve­ment impor­tant du rap­port au poli­tique des mou­ve­ments sociaux qué­bé­cois. Deux pro­ces­sus sont en cours : d’une part un pro­ces­sus d’autonomisation vis-à-vis le Parti qué­bé­cois qui prend forme dès la phase post-réfé­ren­daire et, d’autre part, la recherche de nou­veaux véhi­cules poli­tiques, que ce soit à tra­vers la nais­sance de Québec soli­daire ou le déve­lop­pe­ment de nou­velles moda­li­tés d’actions col­lec­tives par les acteurs sociaux. En pre­nant quelques évè­ne­ments clefs qui ont jalonné l’histoire récente du Québec, nous revien­drons sur ces deux pro­ces­sus afin de voir com­ment l’actualité poli­tique est liée à cette his­toire et ce que cela signi­fie pour les dyna­miques entre forces sociales et forces poli­tiques.

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Dakar - le Caire - Tunis : même combat
Le Forum social mondial et les processus de mobilisation politique

70 000 per­sonnes ont défilé le 6 février der­nier dans les rues de Dakar pour la marche d’ouverture du Forum social mon­dial (FSM). Par la suite, et jusqu’au 11 février, plu­sieurs dizaines de mil­liers de par­ti­ci­pants ont cir­culé sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop à la recherche d’un ate­lier, d’une confé­rence ou d’une mani­fes­ta­tion afin de penser et construire un monde dif­fé­rent, plus juste, soli­daire et démo­cra­tique.

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Cinq ans de Québec solidaire
Une anomalie ou un gain pour la vie politique ?
Amir Khadir et Françoise David, les deux codi­ri­geants de Québec soli­daire
Québec soli­daire est né le 5 février 2006 de la fusion de l’Union des forces pro­gres­sistes (UFP) — un ras­sem­ble­ment poli­tique de petits partis de gauche créé en 2002 autour d’Amir Khadir — et d’Option citoyenne, un mou­ve­ment poli­tique né en 2005, à l’initiative de mili­tantes fémi­nistes, dont Françoise David. L’émergence de ce parti sur la scène poli­tique qué­bé­coise, de même que sa tra­jec­toire depuis sa fon­da­tion, est par­ti­cu­liè­re­ment intri­gante.

Rappelons le contexte géné­ral de sa nais­sance. Depuis le début du nou­veau mil­lé­naire, les démo­cra­ties libé­rales, Québec inclus, connaissent une « crise » de la repré­sen­ta­tion poli­tique qui se tra­duit notam­ment par une perte de légi­ti­mité des partis poli­tiques et de leurs repré­sen­tants. De plus, « la gauche » (en par­ti­cu­lier euro­péenne) est en pleine remise en ques­tion et n’en finit plus de se cher­cher une iden­tité ras­sem­bleuse, entre l’extrême gauche, qui semble avoir trouvé un second souffle, et les partis sociaux-démo­crates tentés par le social- libé­ra­lisme.

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Les mobilisations sociales à l’heure du précariat

Quels rap­ports entre chô­meurs du Québec, sans-papiers en Irlande, sans-logis au Japon, Gens du voyage en Italie, anciens pri­son­niers en France ? Il s’agit de popu­la­tions socia­le­ment défa­vo­ri­sées et iso­lées poli­ti­que­ment. La vie des idées publie un large extrait du livre Action col­lec­tive et exclu­sion sociale.

Cet article reprend les grandes lignes d’un ouvrage à paraître sous le même titre aux édi­tions de l’EHESS, dans la col­lec­tion Lien social. L’idée ini­tiale a germé lors du col­loque « Action col­lec­tive et exclu­sion sociale », orga­nisé les 11 et 12 jan­vier 2008 par le labo­ra­toire Triangle de l’École Normale Supérieure de Lyon –Lettres et Sciences Humaines, avec le sou­tien du CNRS et de l’Université Lyon 2. Didier Chabanet et Frédéric Royall avaient réuni à cette occa­sion plus d’une cin­quan­taine de cher­cheurs pré­sen­tant leurs tra­vaux autour de cette thé­ma­tique. Plusieurs axes de réflexion trans­ver­saux avaient alors émergé : la crise des formes tra­di­tion­nelles d’engagement et de par­ti­ci­pa­tion poli­tiques ; le déve­lop­pe­ment de mobi­li­sa­tion de groupes à faibles res­sources, connues plutôt pour leur dif­fi­culté, voire leur inca­pa­cité, à s’organiser et à pro­tes­ter col­lec­ti­ve­ment ; le pas­sage du sala­riat au pré­ca­riat ; les mobi­li­sa­tions sociales à l’heure du pré­ca­riat.

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Marche mondiale des femmes
Dix ans de solidarité planétaire.
mercredi 1 septembre 2010
Gauche / Mouvements sociaux

Introduction de l’ouvrage Dix ans de soli­da­rité pla­né­taire.
Perspectives socio­lo­giques sur la Marche mon­diale des femmes

Introduction

En 2010, la Marche mon­diale des femmes fête ses dix ans d’actions mon­diales sur l’ensemble des conti­nents de la pla­nète. L’histoire de ce réseau de soli­da­rité au fémi­nin est celle d’une lente trans­for­ma­tion. Elle part du rêve de construire des soli­da­ri­tés entre les femmes du monde entier en réa­li­sant des marches pour éra­di­quer la pau­vreté et la vio­lence en l’an 2000. Elle évolue à tra­vers l’ambition d’entretenir dura­ble­ment cette soli­da­rité. Devenue un réseau per­ma­nent au fil du temps, la Marche mon­diale des femmes (MMF) fait le choix, « tant que toutes les femmes ne seront pas libres », de relan­cer des actions mon­diales tous les cinq ans. Ce livre s’adresse à l’ensemble des mili­tantes et mili­tants – nou­veaux ou anciens – ainsi qu’aux sym­pa­thi­sants du mou­ve­ment et à tous ceux que la démarche de la MMF inté­resse.

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