Ncs

Organisé par les NCS et l’Association des juristes progressistes
L’État, les droits et la démocratie sont-ils réconciliables ?
FSM 2016 : Espace Émancipation

Vendredi 12 août 2016 à 13 h, à l’UQAM, DS-4375

JusticeDans les pays occi­den­taux qui pré­tendent être des États de droit, nous sommes témoins de deux ten­dances contraires entre les­quelles il existe un dés­équi­libre crois­sant et inquié­tant : d’une part, un désen­ga­ge­ment, voire une démis­sion de l’État là où il devrait agir pour garan­tir à toutes et à tous l’accès à la jus­tice et, d’autre part, l’engagement de l’État et de son appa­reil répres­sif dans une poli­tique pénale mena­çant les droits et les liber­tés de l’humain.
Le diag­nos­tic est impor­tant à éta­blir, de même que le vaste ter­ri­toire des alter­na­tives : com­ment redé­fi­nir les termes de droit et de démo­cra­tie et leur redon­ner un sens réel, inclu­sif, ras­sem­bleur ?

Les intervenants et l’intervenante

• Peter Leuprecht (pro­fes­seur de droit inter­na­tio­nal public à l’UQAM)
• Boaventura de Sousa Santos (socio­logue à l’Université de Coimbra au Portugal et à Madison, É.-U.)
• Lucie Lamarche (pro­fes­seure au Département des sciences juri­diques de l’UQAM

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UNIVERSITÉ POPULAIRE DES NCS 2016
Décoloniser le savoir
Du 9 au 14 août 2016 à l'UQAM

Vendredi 12 août 2016 à 9 h, à l’UQAM, DS-2520

C’est pour­quoi l’on pour­rait dire que tous les hommes sont des intel­lec­tuels ; mais tous les hommes n’exercent pas dans la société la fonc­tion d’intellectuel.

Gramsci *

Dans une époque pas si loin­taine, la science et la tech­nique « modernes » étaient des reli­gions : crois­sance éco­no­mique, indi­vi­dua­lisme pos­ses­sif, ins­tru­men­ta­li­sa­tion des humains et de la nature. Des experts pro­cla­maient alors la « fin de l’histoire » et le « triomphe défi­ni­tif du capi­ta­lisme ». Mais il ne suffit pas, explique Boaventura de Sousa Santos, de cri­ti­quer les impacts dévas­ta­teurs du capi­ta­lisme glo­ba­lisé. Il faut aussi remettre en ques­tion les idées à la base de ce sys­tème. Il faut décons­truire le « mono­sa­voir » qui domine et qui ne recon­naît qu’une sorte d’appropriation du réel, en niant la science des domi­nés, des pre­miers peuples, des femmes. Dans les forêts d’Amazonie, les popu­la­tions ont des connais­sances ances­trales sur la flore et la faune, que les entre­prises comme Monsanto cherchent à leur arra­cher. À la base, il y a une autre concep­tion du temps, qui n’est pas linéaire comme dans la pensée issue du capi­ta­lisme. Le rap­port à la nature n’est pas com­pris par ces pre­miers peuples comme un lien de « pro­priété » impo­sant une domi­na­tion humaine totale. Au contraire, tout ce qui se trouve sur la terre, humains et non-humains, élé­ments natu­rels y com­pris, forment une tota­lité, comme un ensemble de com­po­santes qui est indis­pen­sable pour la survie de tout un chacun. L’écologie com­mence à nous rap­pro­cher de cette vision du monde qui résiste dans les marges du sys­tème.

Boaventura de Sousa Santos

Boaventura de Sousa Santos

Mireille Fanon-Mendès-France

Mireille FanonMendès-France

* Gramsci, « Problèmes de civi­li­sa­tion et de culture », Cahiers de prison (1930-35), < https://​www​.mar​xists​.org/​f​r​a​n​c​a​i​s​/​g​r​a​m​s​c​i​/​i​n​t​e​l​l​/​i​n​t​e​l​l​1​.​h​t​m​#​s​d​f​o​o​t​n​o​t​e7sym >

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UNIVERSITÉ POPULAIRE DES NCS – 2016
D’un printemps chaud à l’autre (1972-2012)
FSM 2016: Espace Émancipation
lundi 8 août 2016
Conjonctures et actualités

Vendredi 12 août 2016 à 9 h, à l’UQAM, DS-2585

Pratiquer la colère, c’est
déci­der, en toute conscience,
d’être à la même hau­teur que
ses rêves et ses convic­tions,
pour les regar­der bien en face

Hélène Pedneault

Front commun 72printemps étudiant2Au prin­temps 1972, une grève géné­rale éclate à la suite de la mobi­li­sa­tion des employé-es du sec­teur public et de l’arrestation des chefs syn­di­caux. Les mul­ti­tudes occupent les lieux publics, tiennent tête et finissent par impo­ser les reven­di­ca­tions du « monde ordi­naire ». Au prin­temps 2012, les étu­diants et les étu­diantes déclenchent un puis­sant mou­ve­ment de masse qui devient, avec les Carrés rouges, un mou­ve­ment citoyen inégalé dans l’histoire, car si « la lutte est étu­diante, le mou­ve­ment est popu­laire ». Le gou­ver­ne­ment est défait, le mou­ve­ment citoyen en sort ren­forcé. Quelles sont les leçons ? Quel est l’héritage ? Comment relire ce passé pour agir aujourd’hui ?

Les intervenantes et les intervenants

  • Fanny Theurillat-Cloutier (pro­fes­seure et syn­di­ca­liste)
  • Ghislaine Raymond (membre du col­lec­tif des Nouveaux Cahiers pour le socia­lisme)
  • Philippe Lapointe (syn­di­ca­liste)
  • Roger Rashi (Alternatives)
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UNIVERSITÉ POPULAIRE DES NCS – 2016
Crise écologique : le futur e(s)t maintenant
FSM 2016: Espace Émancipation
lundi 8 août 2016
Conjonctures et actualités

Vendredi 12 août 2016 à 9 h, à l’UQAM, DS-4375

Crise écologiqueLes choix sont clairs : soit un monde réchauffé de 4 °C avec la des­truc­tion mas­sive de la bio­sphère et le risque de l’effondrement de la civi­li­sa­tion humaine ou le début d’une restruc­tu­ra­tion pro­fonde de l’économie et de la société capi­ta­liste et colo­nia­liste. Le capi­ta­lisme, par sa logique inhé­rente à l’accumulation et au profit, néces­site la crois­sance de la pro­duc­tion et la consom­ma­tion sans limites peu importe les impacts désas­treux pour la Terre-Mère et ses éco­sys­tèmes com­plexes.

Les objec­tifs de cet ate­lier :

• Décortiquer les liens entre le capi­ta­lisme et la crise éco­lo­gique ;
• Explorer com­ment les forces pro­gres­sistes (éco­so­cia­listes, mou­ve­ment syn­di­cal, éco­lo­gistes, citoyennes et citoyens enga­gés) peuvent-elles mobi­li­ser et agir au-delà des efforts déployés jusqu’à main­te­nant ;
• Comprendre le rôle clef du mou­ve­ment autoch­tone concer­nant la mobi­li­sa­tion, la résis­tance et les conver­gences pos­sibles ;
• Explorer en quoi le projet de décrois­sance est-il por­teur ;
• Définir com­ment jume­ler les demandes concrètes et les actions à court terme avec la trans­for­ma­tion pro­fonde du sys­tème dans son ensemble à plus long terme ?

Les intervenantes et les intervenants

• Fred Magdoff, (scien­ti­fique et com­men­ta­teur socio-poli­tique)
• Mélissa Mollen Dupuis, (mili­tante autoch­tone, Idle no more)
• Andrea Levy, (cher­cheuse indé­pen­dante et chro­ni­queuse)
• Geneviève Azam (Attac-France)
• Daniel Tanuro (éco­lo­giste)

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organisé par les NCS et Transform!
La guerre sans fin
FSM 2016: Espace Émancipation

Vendredi 12 août 2016 à 9 h à l’Université McGill,

Pavillon Bronfman, local 151, 1001 rue Sherbrooke Ouest

Ceux qui aiment la paix doivent apprendre à s’organiser aussi effi­ca­ce­ment que ceux qui aiment la guerre.
Martin Luther King

Dans notre monde « post-bipo­laire », nous assis­tons à l’aggravation des contra­dic­tions inter-impé­ria­listes met­tant aux prises l’empire amé­ri­cain (en déclin rela­tif) et ses alliés-subal­ternes de l’OTAN d’une part, et des puis­sances « émer­gentes » (Chine, Russie, Turquie, Iran, etc.) d’autre part. Entre-temps, une « guerre sans fin », ouverte en 2003 après les inva­sions amé­ri­caines de l’Afghanistan et de l’Irak, tra­verse une sorte d’« arc des crises », de l’Asie cen­trale jusqu’aux confins de l’Afrique, avec comme épi­centre le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Parallèlement, les inter­ven­tions mili­taires de l’OTAN sous com­man­de­ment amé­ri­cain se mul­ti­plient. Dans l’arc des crises, des fac­tions mili­ta­ri­sées appuyées par des puis­sances sèment la ter­reur. Pendant ce temps se déve­loppe un vent de droite qui ravive le racisme et la xéno­pho­bie, et qui cible les réfu­gié-es, les immi­grant-es, par­ti­cu­liè­re­ment les popu­la­tions ara­bo­phones ou musul­manes. En dépit de ces attaques, les résis­tances des peuples se déve­loppent un peu par­tout, sou­vent dans des condi­tions d’une incroyable adver­sité, comme on le voit en Syrie, en Irak, en Palestine et ailleurs. En Europe et en Amérique du Nord, le mou­ve­ment anti-guerre qui s’est envolé en 2003 essaie de reprendre son souffle. De tout cela se dégagent plu­sieurs ques­tions. Est-ce que la mili­ta­ri­sa­tion actuelle va débou­cher sur des conflits majeurs (dans le genre troi­sième guerre mon­diale) ? Ou est-ce que cela va conti­nuer de se jouer par pro­cu­ra­tion à partir de conflits épar­pillés ? Est-ce que la gou­ver­nance va déra­per vers l’autoritarisme et le fas­cisme ? Et sur­tout, que peut-on faire pour blo­quer cette dérive meur­trière ?

Intervenant-e-s

  • Gilbert Achcar (SOAS)
  • Fabio Alberti (Transform!, Italie)
  • Phyllis Bennis (Institute for Policy Studies, États-Unis)
  • Dominique Boisvert (Centre de res­sources sur la non-vio­lence, Québec)
  • Reiner Braun (International Peace Bureau, Suisse)
  • Kamal Lahbib (Forum social magrhé­bin, Maroc)
  • Helmut Scholz (Die Linke, Allemagne)
  • Maite Mola (Gauche euro­péenne)
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Organisé par les NCS et Focus on Global South
Les mouvements populaires face à l’État :
FSM 2016: Espace Émancipation

COMMENT LUI RÉSISTER ? COMMENT LE TRANSFORMER ? COMMENT LE DÉPASSER

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Organisé par le Réseau Transform
Transformation sociale et politique
FSM 2016: Espace Émancipation

Jeudi 11 août 2016 à 13 h, à l’UQAM, R-M120/h3>

Nuit DeboutNous dis­cu­te­rons des pro­ces­sus de construc­tion des alter­na­tives sociales et poli­tiques qui émergent pour contre­car­rer les pro­po­si­tions poli­tiques natio­na­listes, racistes, xéno­phobes mena­çant le monde entier. Nous ana­ly­se­rons les expé­riences en cours à partir des nou­veaux partis et des nou­velles coa­li­tions sociales et éco­lo­giques. Nous abor­de­rons l’évolution de cam­pagnes élec­to­rales récentes (dont celles de Bernie Sanders, de Jeremy Corbyn, du Sinn Fein, de Podemos, de Syrisa, du mou­ve­ment « Nuit Debout ».

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UNIVERSITÉ POPULAIRE DES NCS – 2016
Luttes contre l’exclusion et le racisme
FSM 2016 : Espace Émancipation

Jeudi 11 août 2016 à 9 h, à l’UQAM, DS-2585

Le racisme n’est pas un tout, mais l’élément le plus visible, le plus quo­ti­dien,
pour tout dire, à cer­tains moments, le plus gros­sier d’une struc­ture donnée.
Frantz Fanon

Le phé­no­mène migra­toire, sous les effets conju­gués de la glo­ba­li­sa­tion néo­li­bé­rale, ne cesse de s’accélérer. Le dépla­ce­ment massif des mains-d’œuvre des pays du Sud vers ceux du Nord s’effectue au profit de l’accumulation du capi­tal à l’échelle pla­né­taire. L’une des consé­quences d’un tel chan­ge­ment est le nombre impor­tant d’immigrantes et d’immigrants avec des emplois très pré­caires. Dans un contexte où les droits du tra­vail, les acquis sociaux et éco­no­miques de la popu­la­tion en géné­ral subissent, sur­tout au Québec, les assauts répé­tés de l’application des poli­tiques néo­li­bé­rales, l’éventualité d’une lutte com­mune s’impose.

Militant PauvretéManifestants PoliceMilitants Racisme

Les intervenants et l’intervenante

• Eric Shragge (Centre des tra­vailleurs et tra­vailleuses immi­grant-es)
• Chantal Ismé (mili­tante fémi­niste)
• Will Prosper (mili­tant de Montréal-Nord)
• Horace Campbell (Syracuse University et Black Lives Matter)

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UNIVERSITÉ POPULAIRE DES NCS – 2016
Radios-poubelles et populisme de droite
FSM 2016 : Espace Émancipation

Jeudi 11 août 2016 à 13 h, à l’UQAM DS-2520

RADIO-POUBELLE-225x300Depuis main­te­nant plu­sieurs années, les médias de masse privés enva­hissent les ondes et tout le reste. Le « modèle » vient des États-Unis : du sang, du sexe, des scan­dales, et par­tout un dis­cours ordu­rier contre les orga­ni­sa­tions popu­laires et syn­di­cales, contre les intel­lec­tuel-les. Au Québec, on connaît le phé­no­mène des « radios X », éga­le­ment l’invasion d’un nar­ra­tif de droite, sou­vent masqué comme des « opi­nions », voire de l’« humour », dans le réseau Québecor, V TV et plu­sieurs autres. Tout cela nour­rit un popu­lisme de droite qui prend diverses formes, dans des réseaux com­mu­nau­taires, des muni­ci­pa­li­tés et des for­ma­tions poli­tiques de droite et même d’extrême-droite.
Quelles sont les inter­ac­tions ? Pourquoi les médias-pou­belles attirent-ils une grande partie des classes popu­laires et des jeunes ? Que faire pour s’y oppo­ser ? La gauche doit-elle chan­ger ses manières ?

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