Michel-husson

Bizarre reprise
L’expérience française
dimanche 3 octobre 2010
Gauche / Mouvements sociaux

Il était pos­sible, il y a un an, d’identifier ces quatre dilemmes de la « reprise » :

1. dilemme de la répar­ti­tion : réta­blis­se­ment de la ren­ta­bi­lité vs emploi et demande ;

2. dilemme de la mon­dia­li­sa­tion : résorp­tion des dés­équi­libres vs crois­sance mon­diale ;

3. dilemme bud­gé­taire : résorp­tion des défi­cits vs dépenses sociales ;

4. dilemme euro­péen : chacun pour soi vs coor­di­na­tion.

Ces contra­dic­tions marquent la conjonc­ture actuelle. Premier dilemme : l’OCDE nous apprend que « les béné­fices des entre­prises ont for­te­ment aug­menté » et ce réta­blis­se­ment se pour­suit dans un contexte d’incrustation du chô­mage : « les taux de chô­mage ne semblent plus devoir aug­men­ter, mais ils res­tent élevés ». Mais l’inquiétude gagne : « le climat d’incertitude pro­voque un ralen­tis­se­ment de la reprise ». Ce pes­si­misme se tra­duit par un ajus­te­ment brutal des pré­vi­sions : en mai der­nier, l’OCDE pré­voyait une crois­sance de 2,2 % en France au deuxième semestre. En sep­tembre, la pré­vi­sion a été rame­née à 0,5 %. Et il en va de même pour les prin­ci­paux pays euro­péens et pour les États-Unis.

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Où va la crise ?
vendredi 25 juin 2010
Cahiers du socialisme

Face au séisme actuel et au délire des mar­chés, un peu de recul est néces­saire pour com­prendre les racines sociales de la crise. C’est d’autant plus néces­saire que les enjeux sociaux de la réces­sion qui vient sont consi­dé­rables.

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Le capitalisme contemporain et la finance
mercredi 23 juin 2010
Gauche / Mouvements sociaux

La thèse essen­tielle que ce cha­pitre cherche à déve­lop­per pour­rait être résu­mée ainsi : la finance est « l’arbre qui cache la forêt ». Elle n’est pas un obs­tacle à un fonc­tion­ne­ment « normal » du capi­tal, mais l’instrument de son retour à un fonc­tion­ne­ment « pur », débar­rassé de toute une série de règles et de contraintes qui avaient été impo­sées à ce sys­tème au fil de décen­nies.

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Quelles réponses progressistes ?

La crise actuelle est une crise extrê­me­ment pro­fonde. La réac­tion des gou­ver­ne­ments est fina­le­ment assez claire : ils parent au plus pressé pour éviter les catas­trophes, se sou­mettent au caprice des mar­chés sans jamais cher­cher à les contrô­ler et pré­parent les ajus­te­ments néces­saires pour reve­nir dès que pos­sible au busi­ness as usual. La pro­fon­deur de la crise est telle qu’ils ne dis­posent pas de réelle alter­na­tive à la ver­sion néo­li­bé­rale du capi­ta­lisme qu’ils ont mise en place.

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Santé et bonheur

Non, il ne s’agit pas de vœux [1] en retard mais d’une chro­nique consa­crée au livre de Richard Wilkinson, L’égalité c’est la santé, qui vient d’être publié aux édi­tions Demopolis. Le titre résume la thèse géné­rale : les dif­fé­rences en termes de santé que l’on observe sur des popu­la­tions com­pa­rables s’expliquent par leur degré rela­tif d’inégalité. Toutes choses égales par ailleurs, un groupe social éga­li­taire est en meilleure santé.

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La crise et les marxistes
mardi 12 janvier 2010
Philo / Socio / Politique

La crise est l’occasion de revi­ta­li­ser la cri­tique mar­xiste du capi­ta­lisme. Il semble mal­heu­reu­se­ment que ce soit plutôt une occa­sion de remettre en selle ses ver­sions les plus dog­ma­tiques. On par­tira ici d’un simple membre de phrase de Carchedi (1) : « les crises (des taux de profit plus bas) … » qui éta­blit l’équivalence qui sous-tend ce type d’analyse : crise = baisse du taux de profit. Donc, si la crise est conforme à la théo­rie, il faut que le taux de profit ait baissé, d’autant plus que cela valide la loi de la baisse ten­dan­cielle du taux de profit.

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La crise en perspective
dimanche 22 novembre 2009
État / Services publics / Bien commun

L’éclatement de la crise actuelle est l’occasion de reve­nir sur l’histoire du capi­ta­lisme

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Etats-Unis
La baisse de la profitabilité des entreprises a précédé la crise financière

Le gra­phique ci-des­sous retrace l’évolution com­pa­rée du profit des entre­prises (cor­po­rate pro­fits) et de l’indice S&P500 de Standard and Poor’s. Le profit des entre­prises est rap­porté au PIB, et l’indice bour­sier est déflaté par l’indice de prix du PIB.

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Capitalisme : vers une régulation chaotique

« La pros­pé­rité est au coin de la rue ». Cette fière devise attri­buée, au plus fort de la crise des années 30, à Herbert Hoover, alors pré­sident des Etats-Unis, est à nou­veau d’actualité. Il fal­lait évi­dem­ment s’y attendre : le moindre fré­mis­se­ment de la conjonc­ture allait être inter­prété comme le signal du début de la fin de la crise. Un tri­mestre de crois­sance non néga­tive a suffi pour que les tra­ders et leurs bonus redé­marrent.

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