Maxime-ouellet

Contre la loi inhumaine de la valeur argent
Le faux débat sur les valeurs
La charte des valeurs "québécoises"

Le débat qui sévit actuellement dans l’espace public québécois autour de la « charte des valeurs québécoises oppose deux camps qui évitent d’aborder le problème fondamental qui devrait préoccuper notre société, au même titre que tous les pays du globe, à l’heure actuelle. En effet, toute l’attention est portée sur les signes religieux dits « ostentatoires », question qui vise à mots couverts les musulmans. Pendant ce temps, le Québec s’oriente vers le développement pétrolier irréfréné, donne le territoire en pâture aux minières et coupe dans l’aide sociale. C’est dire que le débat sur « les valeurs » en masque un, plus profond, qui est celui de la réelle valeur qui nous contraint tous : celle de l’économie capitaliste.

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Contre la globalisation de l’endettement, contre la globalisation de la peur :
Nous refusons de nous taire devant la barbarie marchande malgré la loi spéciale

La Presse publie des « son­da­ges » bidons pour dire que seule­ment 9% de la popu­la­tion consi­dère que les ensei­gnants doi­vent appuyer les étu­diant-e-s en grève. On nous dit que les pro­fes­seur-e-s doi­vent être neu­tres dans le conflit qui déchire notre société. Cela n’est pas sans rap­pe­ler le ban­lieu­sard aliéné de la pièce de Claude Meunier Les voi­sins qui s’exclame : « Y’a tu moyen qu’un jour, il ne se passe rien ? ». Il fau­drait oublier la grève étu­diante, « passer à autre chose », c’est-à-dire à rien. Et le gou­ver­ne­ment s’en assure avec une loi qui inter­dit de penser et de parler.

C’est pour­quoi désor­mais, au Québec, il est devenu cri­mi­nel de pren­dre posi­tion, d’être un intel­lec­tuel, un pro­fes­seur, qui est atta­ché à la recher­che de la vérité et qui vise à com­pren­dre son ancrage dans le monde. Maintenant, seul pré­vau­dra le men­songe géné­ra­lisé, et il n’est plus permis d’élever sa voix pour le ques­tion­ner.

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Déclaration du 25 avril 2012
Pour la défense de la société

Le Québec vit actuel­le­ment une des crises les plus pro­fon­des de son his­toire depuis la crise d’Octobre. Le gou­ver­ne­ment dit que les dés sont joués, que la fata­lité du destin aurait mené la société qué­bé­coise et ses uni­ver­si­tés à inté­grer le capi­ta­lisme glo­ba­lisé. D’autres prô­nent le dia­lo­gue et le consen­sus. Mais le dia­lo­gue est impos­si­ble. Le gou­ver­ne­ment auto­ri­taire n’écoute pas : il oppose les injonc­tions, les matra­ques et l’humiliation. Il demande aux étu­diant-e-s de s’excuser chaque fois qu’une pou­belle est ren­ver­sée. Ou qu’une banque est blo­quée durant l’heure du diner. Nous sommes dans l’impasse.

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Les universités mises au service des entreprises

La minis­tre Beauchamp jus­ti­fie la hausse des droits de sco­la­rité en pré­tex­tant que l’augmentation de la contri­bu­tion étu­diante ser­vira à amé­lio­rer la « qua­lité » de l’éducation. Or, c’est bien plutôt l’inverse : la hausse ne pro­fi­tera pas aux étu­diants, mais à des entre­pri­ses qui sou­hai­tent bran­cher direc­te­ment l’université sur les besoins de l’économie. Loin d’assurer la péren­nité des ins­ti­tu­tions, cette muta­tion vient plutôt les cor­rom­pre et met en péril leur indé­pen­dance.

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Résumé d'une présentation à venir dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS
Comprendre le capitalisme aujourd’hui
L’État et le capitalisme

Cette pré­sen­ta­tion a pour but d’analyser les trans­for­ma­tions du poli­ti­que dans le contexte des trans­for­ma­tions socia­les liées au pas­sage du capi­ta­lisme libé­ral vers le capi­ta­lisme avancé au XXe siècle. Il s’agira dans un pre­miers temps de mon­trer com­ment les trans­for­ma­tions du capi­ta­lisme liées à la montée en puis­sance de la cor­po­ra­tion comme ins­ti­tu­tion cen­trale du régime d’accumulation induit éga­le­ment une muta­tion de l’État moderne. Si cette nou­velle forme d’État, qua­li­fiée par cer­tains d’État-providence, résulte d’un com­pro­mis entre le capi­tal et le tra­vail en vue de réorien­ter la pro­duc­tion en fonc­tion des inté­rêts de la nation, elle a néan­moins trans­formé pro­fon­dé­ment le rap­port du citoyen vis-à-vis l’État en inter­pel­lant le sujet poli­ti­que prin­ci­pa­le­ment en tant que consom­ma­teur qui exerce sa liberté de choix dans le marché. En clair, si la pro­lé­ta­ri­sa­tion de la consom­ma­tion a permis de répon­dre aux exi­gen­ces de sur­pro­duc­tion du sys­tème indus­tria­lisé, il faut recon­naî­tre qu’elle a éga­le­ment d’intégrée la classe ouvrière aux fina­li­tés du capi­ta­lisme en « cas­sant » sa culture et son atti­tude révo­lu­tion­naire.

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Le Réseau Liberté-Québec
L’essence cachée du capitalisme avancé
mercredi 19 janvier 2011
Gauche / Mouvements sociaux, Québec / Canada

Le 23 octo­bre der­nier, plus de 450 per­son­nes se récla­mant de la « droite citoyenne » se sont réunies à Québec (encore une fois…) pour créer un mou­ve­ment de masse en faveur d’une réforme en pro­fon­deur du modèle qué­bé­cois. Cette réforme repo­se­rait sur les valeurs de liberté de choix et de res­pon­sa­bi­lité indi­vi­duelle. Alors que les jour­na­lis­tes experts en poli­ti­que-spec­ta­cle se deman­dent si ce mou­ve­ment réus­sira à res­sus­ci­ter l’ADQ ou s’il mènera à la créa­tion d’un nou­veau parti de droite, il convient de se pen­cher sur la nature pro­fonde du dis­cours idéo­lo­gi­que tenu par le Réseau Liberté-Québec, afin de com­pren­dre sa pré­gnance dans l’espace public depuis plus d’une tren­taine d’années.

L’esprit du néo­li­bé­ra­lisme et l’essence du capi­ta­lisme avancé

Les confé­ren­ces tenues lors de la ren­con­tre du Réseau Liberté-Québec avaient la pré­ten­tion de dif­fu­ser « un dis­cours rare­ment véhi­culé par les médias tra­di­tion­nels ». Selon les orga­ni­sa­teurs, « la sacra­li­sa­tion du modèle qué­bé­cois social-démo­crate et la pola­ri­sa­tion du débat sur l’axe fédé­ra­liste-sou­ve­rai­niste ont privé jusqu’ici les Québécois de débats ayant cours dans la majo­rité des socié­tés occi­den­ta­les et essen­tiels au redres­se­ment du Québec ». Même si l’on peut douter que Pierre Karl Péladeau et Paul Desmarais soient des com­pa­gnons de lutte de Fidel Castro, pas­sons outre ces théo­ries conspi­ra­tion­nis­tes qui dénon­cent « le biais gau­chiste des médias » (sic) pour inter­ro­ger les fon­de­ments socio-his­to­ri­ques du « mal » qui nous acca­ble­rait : l’État socia­liste qui bri­me­rait notre liberté indi­vi­duelle.

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