Maxime-combes

La justice climatique en quête d’une stratégie globale
Durban, un bilan au-delà de l’arène officielle

Beaucoup a déjà été dit et écrit sur la der­nière confé­rence inter­na­tio­nale sur le climat qui s’est tenue à Durban (Afrique du Sud – COP17) en décembre der­nier. Principalement, voire quasi-exclu­si­ve­ment à partir des négo­cia­tions entre les pays. Dans les com­men­ta­teurs pris glo­ba­le­ment, il y a ceux qui, dans la conti­nuité de la posi­tion offi­cielle de l’Union Européenne et de la France, se satis­font une nou­velle fois du com­pro­mis final, « le maxi­mum de ce que l’on pou­vait obte­nir », et ceux qui dénoncent des négo­cia­tions inca­pables d’infléchir le cours des choses en pre­nant des déci­sions, notam­ment de réduc­tions d’émissions, qui soient à la hau­teur des défis cli­ma­tiques aux­quels nous sommes confron­tés (1).

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Occupons Durban et la COP-17 !
Cancun avait entériné Copenhague, Durban risque d’enterrer Kyoto
Il y a tout juste deux ans se tenait le sommet de « la der­nière chance ». Copenhague a donné Flopenhague (1). Depuis, un nou­veau record d’émissions de gaz à effets de serre est battu qua­si­ment chaque année : + 6 % en 2010 (2). Les niveaux d’émissions sont aujourd’hui plus hauts que le pire des scé­na­rios publiés par les scien­ti­fiques il y a à peine 4 ans. Nous allons vers 3 à 4°C de réchauf­fe­ment cli­ma­tique global et la consom­ma­tion d’énergie car­bo­née s’accroît.
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France
« No gazaran » : la mobilisation contre les gaz de schiste s’amplifie
mercredi 2 mars 2011
Écologie, Gauche / Mouvements sociaux

Ils étaient plus de 10 000 à mani­fes­ter le 26 février à Villeneuve-de-Berg (Ardèche). La mobi­li­sa­tion contre l’extraction du gaz de schiste prend de l’ampleur, et la résis­tance s’organise : actions non-vio­lentes, pro­cé­dures juri­diques pour annu­ler les permis d’exploration, cam­pe­ment sur les sites concer­nés et grand ras­sem­ble­ment citoyen sont en projet. Avec un objec­tif : au-delà des pro­blèmes posés par le gaz de schiste, enga­ger un débat sur l’avenir éner­gé­tique de nos socié­tés.

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Cancun entérine Copenhague

Compte-tenu de l’urgence cli­ma­tique – les émis­sions de gaz à effets de serre ont vrai­sem­bla­ble­ment aug­menté de 3 % en 2020 – il n’y a qu’une seule façon d’évaluer un accord : permet-il de réduire dras­ti­que­ment les émis­sions de GES ? A la lec­ture des deux textes issus des négo­cia­tions de Cancun, la COP-16 n’aura pas été à la hau­teur des enjeux, alors que les espé­rances n’étaient déjà pas très éle­vées. Les enga­ge­ments actuels, selon les pré­vi­sions des scien­ti­fiques, pour­raient conduire à une aug­men­ta­tion de la tem­pé­ra­ture de plus de 4°C. Soit un véri­table désastre pour de nom­breux pays for­te­ment vul­né­rables aux dérè­gle­ments cli­ma­tiques (îles, zones côtières, régions avec peu de res­sources hydriques, etc…).

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Exclus des négociations pour avoir porté « la parole des peuples »

Ce mer­credi 8 décembre, une ving­taine de repré­sen­tants d’organisations de la société civile n’ont pu péné­trer sur les lieux des négo­cia­tions à Cancun. Leur accré­di­ta­tion a été « sus­pen­due ».

Leur tort ? Avoir pris part à la confé­rence de presse du mardi 7 décembre orga­ni­sée par la Via Campesina au Moon Palace. Rejointe par l’ambassadeur de Bolivie, Pablo Solon, les négo­cia­teurs en chef du Paraguay, Miguel Lovera et du Nicaragua Paul Oquin, la confé­rence de presse de 30 minutes s’est pour­sui­vie sur le perron de l’édifice Azteca, sus­ci­tant un attrou­pe­ment assez impor­tant de médias, repré­sen­tants de la société civile et curieux de pas­sage. Tour à tour, ce sont donc Josie Riffaud de la Via Campesina, Tom Goldtooth d’Indigenous Environmental Network, Ricardo Navarro des Amis de la Terre, Pablo Solon etc.. qui ont expli­qué pour­quoi se tenaient 1000 Cancun soit 1000 actions par­tout dans le monde ce mardi 7 décembre et pour­quoi des mil­liers de mani­fes­tants partis à l’aube du centre de la ville de Cancun se rap­pro­chaient peu à peu du centre de négo­cia­tions offi­ciel pour y orga­ni­ser une assem­blée des peuples.

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« Il n’y a rien à attendre de Cancun »
mardi 30 novembre 2010
Écologie

« Il n’y a rien à attendre de Cancun » selon Yvonne Yanès d’Accion Ecologica (Equateur). « Rien de bon, mais beaucoup de mauvaises choses ». Et en premier lieu, la crainte vient d’un accord sur REDD. Pour Roque Pedace, des Amis de la Terre Argentine, et ayant participé au dernier rapport du GIEC, cela ne fait pas mystère puisqu’il y a très peu de pays qui aujourd’hui s’opposent à ce dispositif officiellement présenté comme devant permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues de la déforestation et de la dégradation des forêts. Il se souvient pourtant qu’en 2001, à Marrakech, « tout le monde disait que c’était une honte d’imaginer qu’on pourrait financer la déforestation évitée ». Aujourd’hui, peu s’en offusquent, considérant les forêts comme de simples puits de carbone. Dès lors, il n’y a plus d’obstacles à considérer qu’il en soit de même avec les plantations nouvelles, notamment sous la pression de l’UE, voire avec des pratiques agricoles spécifiques.

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Déconstruire l’imaginaire extractiviste
entretien avec Maristella Svampa
jeudi 4 novembre 2010
Écologie

Engagée dans le sou­tien d’une loi de pro­tec­tion des gla­ciers, Maristella Svampa revient sur son enga­ge­ment qui vise à sortir d’un modèle de déve­lop­pe­ment fondé sur l’extraction des res­sources natu­relles – un modèle que les Kirchner n’ont cessé de sou­te­nir – via des mul­ti­na­tio­nales, aux­quelles les lois néo­li­bé­rales des années 1990 accordent de nom­breux avan­tages. Ce modèle com­mence à être remis en cause un peu par­tout en Amérique du Sud – en témoignent les débats autour de concepts comme le néo-extrac­ti­visme, le buen-vivir auquel le sommet de Cochabamba a donné une visi­bi­lité inédite.

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G8, G20 : des mises en scènes de la puissance des grands de ce monde
entretien avec Francis Dupuis-Déri

À l’issue de la réunion du G20 de Séoul (11 et 12 novembre 2010) la France en pren­dra la pré­si­dence, et accueillera plu­sieurs som­mets (G8, G20, G20 thé­ma­tiques en 2011). À tra­vers l’exemple du Canada, Francis Dupuis-Déri revient sur l’utilisation de tels ras­sem­ble­ments par les « grands de ce monde », comme une mise en scène de leur puis­sance – jusque dans la répres­sion et le déve­lop­pe­ment des dis­po­si­tifs sécu­ri­taires.

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Asunción : le bien-vivre pour parer à la crise
mardi 24 août 2010
Gauche / Mouvements sociaux

Du 11 au 15 août 2010, Asunción (Paraguay) accueillait le 4ème Forum Social des Amériques, après Quito (Equateur) en 2004, Caracas (Venezuela) en 2006 et le Guatemala en 2008. A la marche d’ouverture bario­lée et éner­gique, ont suc­cédé plus de 500 ate­liers, débats et acti­vi­tés cultu­relles consti­tuant le pro­gramme de mil­liers de mili­tants de mou­ve­ments et réseaux venus de tout le conti­nent amé­ri­cain. Les délé­ga­tions bré­si­liennes et boli­viennes, avec plu­sieurs cen­taines de par­ti­ci­pants étaient les plus impo­santes, celles venant d’Amérique du Nord très clair­se­mées.

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