Louis-gill

Le Canada économique : un colosse aux pieds de bitume
jeudi 10 juillet 2014
Gauche / Mouvements sociaux

L’impact de la crise déclen­chée en 2007

Après l’éclatement de la bulle tech­no­lo­gique en 2000-2001 et le ralen­tis­se­ment éco­no­mique qui en a résulté, le Canada a connu de 2002 à 2007 une forte crois­sance, sti­mu­lée par la crois­sance des États-Unis qui sont les prin­ci­paux impor­ta­teurs de ses pro­duits (les trois quarts des expor­ta­tions cana­diennes y sont diri­gées) et par celle, excep­tion­nelle, des pays émer­gents comme la Chine et l’Inde, vers les­quels s’est dépla­cée une partie impor­tante de la pro­duc­tion mon­diale. La forte demande de pro­duits de base (pétrole et autres res­sources natu­relles) en pro­ve­nance de ces der­niers a par ailleurs contri­bué à haus­ser les prix de ces pro­duits et ainsi béné­fi­cié encore davan­tage aux pays qui les exportent, dont le Canada.

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Pourquoi on s’attaque aux retraites
vendredi 13 décembre 2013
Gauche / Mouvements sociaux

La crise déclen­chée en 2007-2008 est venue rap­pe­ler une fois de plus à quel point les régimes de retraite par capi­ta­li­sa­tion sont vul­né­rables aux fluc­tua­tions des cours bour­siers et com­ment les épargnes de plu­sieurs années, voire de toute une vie de tra­vail, peuvent être anéan­ties en quelques jours, sinon gra­ve­ment déva­lo­ri­sées. Non seule­ment ces régimes, tant du sec­teur public que du sec­teur privé, ont-ils subi de lourdes pertes finan­cières au cours des deux der­nières années, mais ils ont été gra­ve­ment frap­pés par les faibles taux d’intérêt de la der­nière décen­nie et accu­lés en grand nombre à d’irréparables dés­équi­libres finan­ciers.

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La grève étudiante au Québec. Un printemps érable de carrés rouges

Tout a com­mencé par la déci­sion du gou­ver­ne­ment du Québec de haus­ser de 75 % sur une période de cinq ans, à partir de la ses­sion d’automne 2012, les droits de sco­la­rité uni­ver­si­taires qui sont actuel­le­ment de 2168 dol­lars pour une pleine année (10 cours de 3 cré­dits). Ces droits seraient indexés à l’inflation pour les années ulté­rieures. Cette pro­po­si­tion a par la suite été étalée sur sept ans au lieu de cinq. Il faut dire qu’au Québec, l’éducation est gra­tuite dans les éta­blis­se­ments publics à tous les niveaux d’enseignement sauf au niveau uni­ver­si­taire. Il avait été prévu à la fin de la « Révolution tran­quille » des années 1960, dans le cadre d’une impor­tante réforme du sys­tème d’éducation au sortir de la période de la « Grande Noirceur » du régime auto­ri­taire du pre­mier ministre Maurice Duplessis, que la gra­tuité uni­ver­si­taire, consi­dé­rée comme trop oné­reuse dans l’immédiat, était un objec­tif à atteindre à moyen terme. En tant que membre de l’UNESCO, le Canada adhère par ailleurs à son Pacte inter­na­tio­nal rela­tif aux droits éco­no­miques, sociaux et cultu­rels, dont l’article 13 sti­pule que « l’enseignement supé­rieur doit être rendu acces­sible à tous en pleine éga­lité, en fonc­tion des capa­ci­tés de chacun, par tous les moyens appro­priés et notam­ment par l’instauration pro­gres­sive de la gra­tuité ».

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Manifestes pour l'indépendance de l'art Borduas, Pellan, Dada, Breton, Rivera, Trotsky
Art, politique, révolution
M éditeur

Quels sont les liens entre l’indépendance de l’art, la poli­tique et la révo­lu­tion ? Louis Gill les explore à partir des dif­fé­rents mani­festes qui ont fait leur marque et influencé leur époque, dont Refus global (1948), écrit poli­tique fon­da­teur du Québec moderne, rédigé par Paul-Émile Borduas, et Prisme d’yeux (1948), signé par un groupe d’artistes animés par Alfred Pellan.

Les mani­festes qué­bé­cois pour un art indé­pen­dant ne tom­baient pas du ciel pour seule cause de Grande Noirceur. Ils ont été pré­cé­dés par ceux du dadaïsme (1916-1922) et du sur­réa­lisme (1924 et 1930), par Pour un art révo­lu­tion­naire indé­pen­dant (1938) et par Rupture inau­gu­rale (1947), qui a influencé la fac­ture défi­ni­tive de Refus global. À tra­vers ces mani­festes, Louis Gill montre com­ment la recherche de la libé­ra­tion de l’esprit comme fin en soi a fait place à la convic­tion de la néces­sité d’une révo­lution de la société, comme condi­tion de la liberté de la créa­tion artis­tique et de l’activité intel­lec­tuelle en géné­ral. Des acti­vi­tés qui ne sau­raient être sou­mises au pou­voir éta­tique, comme en témoignent ces néga­tions de l’art qu’ont été le « réa­lisme socia­liste » sta­li­nien et l’« art héroïque » hit­lé­rien. L’art engagé n’est un art authen­tique que s’il est indé­pen­dant et libre de toute tutelle.

« L’indépendance de l’art pour la révo­lu­tion. La révo­lu­tion pour la libé­ra­tion défi­ni­tive de l’art ! » (Pour un art révo­lu­tion­naire indé­pendant), n’est-ce pas là une idée-force tou­jours d’actualité ?

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Le précaire état de santé économique des États-Unis
jeudi 23 décembre 2010
États-Unis

Officiellement, selon les com­pi­la­tions du National Bureau of Economic Research qui est consi­déré comme l’autorité en la matière, la réces­sion aux États-Unis est ter­mi­née depuis quinze mois. Pourtant, comme chacun est en mesure de le consta­ter, rien dans la situa­tion éco­no­mique de ce pays ne tend à confir­mer ce ver­dict. Le signe le plus élo­quent de ce que la léthar­gie per­dure est incon­tes­ta­ble­ment le taux très élevé du chô­mage qui, à près de 10%, n’a pas bougé depuis le début de cette pré­ten­due reprise et ne mani­feste aucune ten­dance à une réduc­tion pro­chaine. Il en est de même du taux de crois­sance du PIB, dont il est prévu qu’il avoi­si­nera le niveau ané­mique de 2-2,5 % en ce der­nier tri­mestre de 2010 après avoir à peine dépassé 1,5 % au cours des deux tri­mestres pré­cé­dents.

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Pourquoi les dominants sont-ils alarmistes ?

Les der­nières années nous ont appris que l’automne est fer­tile en pré­vi­sions alar­mistes de l’avenir éco­no­mique du Québec. Nous avons eu droit notam­ment au mani­feste des « lucides » en octobre 2005 et, l’an der­nier, aux trois fas­ci­cules des experts « indé­pen­dants », conseillers du ministre des Finances, qui ont ouvert la voie aux mesures du budget de l’année 2010-2011. Cette année, c’est le Conference Board du Canada qui se mani­feste dans une étude récem­ment rendue publique, inti­tu­lée Les finances publiques du Québec : l’heure des choix a sonné.

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Exorbitante, la dette du Québec ?
dimanche 17 janvier 2010
État / Services publics / Bien commun

Le 31 mars der­nier, à la fin de l’exercice finan­cier 2008-2009, la « dette brute » du gou­ver­ne­ment du Québec était de 151 mil­liards de dol­lars, soit 50 % du Produit inté­rieur brut (PIB). Une dette exor­bi­tante, sou­tiennent les « experts indé­pen­dants » (Robert Gagné, Pierre Fortin, Luc Godbout et Claude Montmarquette) du Comité consul­ta­tif sur l’économie et les finances publiques mis sur pied en octobre par le ministre des Finances.

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La crise actuelle : écho des crises d’hier, prélude des crises à venir