Joan-senechal

Les médias au service de l’ordre dominant : cinq choses que nous avons à leur dire

La pré­sente lutte pour une acces­si­bi­lité éga­li­taire à l’éducation met au grand jour les moyens, les forces et les alliés dont dis­pose l’élite socio-éco­no­mique qui tire profit de toutes les inéga­li­tés. Ce sont certes les éluEs inflexibles et retors qui cherchent à nous faire prendre les ves­sies de leurs déci­sions anti-sociales pour les lan­ternes de la néces­sité éco­no­mique. Ce sont aussi les agents de la répres­sion et de l’intimidation, police et anti-émeute, qui défen­draient volon­tiers un sys­tème auto­ri­ta­riste fondé sur le prin­cipe de l’ordre pour l’ordre plutôt que sur un prin­cipe de jus­tice sociale. À ces deux pro­ta­go­nistes, tou­jours visibles et sous les feux de la rampe, il faut ajou­ter ces autres, plus dis­crets mais tout aussi influents :

  1. les rec­teurs, prin­ci­paux et autres diri­geants des éta­blis­se­ments sco­laires qui ont exigé la hausse des frais de sco­la­rité ;
  2. les juges qui ont ordonné des injonc­tions ;
  3. enfin, les pré­ten­dus experts concen­trés dans les think tanks néo­li­bé­raux, comme l’Institut éco­no­mique de Montréal pour qui la hausse prévue est encore trop modeste.
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REEE et RPR, de fausses solutions aux effets pervers

Avec le débat sur l’augmentation des frais de sco­la­rité, on voit appa­raître deux acro­nymes, REEE et RPR, que l’on pré­sente comme des solu­tions avan­ta­geuses pour les étu­diants et leurs familles : des parades qui per­met­traient de conci­lier hausse des frais et main­tien de l’accessibilité aux études. Dans ce petit texte, on vou­drait mon­trer qu’il n’en est rien et que ces pseudo-solu­tions com­portent même plu­sieurs effets per­vers.

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La dérive

On se demande tous com­ment dans les années 1930, autant de démo­cra­ties euro­péennes ont pu sou­dai­ne­ment deve­nir des régimes auto­ri­taires, bafouant les droits et les liber­tés des indi­vi­dus, empri­son­nant des syn­di­ca­listes, enle­vant des oppo­sants, assas­si­nant des intel­lec­tuels, mas­sa­crant des mani­fes­tants.

La réponse, nous la vivons aujourd’hui.

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Défendre l’éducation et le bien commun
Manifester le dissensus

L’économie et la poli­tique qué­bé­coises sont aujourd’hui entre les mains d’une oli­gar­chie qui détourne et acca­pare les richesses col­lec­tives à son seul profit. Nos impôts sub­ven­tionnent la com­pé­ti­tion qu’elle livre à d’autres oli­gar­chies, ailleurs dans le monde, et les béné­fices colos­saux qu’elle en retire s’envolent, s’exilent dans les para­dis fis­caux. L’État, com­plice de cette folie, doit alors s’endetter pour finan­cer des pro­jets publics, et faire payer à la popu­la­tion l’usage des biens et des res­sources qui devraient lui reve­nir de droit. Ainsi nous débour­sons dou­ble­ment, comme contri­buables pour finan­cer le jeu de la concur­rence inter­na­tio­nale, et comme « usa­gers » pour accé­der à la santé, à l’énergie, aux trans­ports ou aux res­sources natu­relles. C’est dans cette logique que s’inscrit la hausse des frais de sco­la­rité, qui demande aux étu­diants et à leurs familles de porter le poids de leur édu­ca­tion. Aussi importe-t-il, pour tous ceux qui croient en une société ayant l’intérêt commun pour objec­tif réel, de se lever et de sou­te­nir les étu­diants dans leur lutte. Le texte qui suit fait la cri­tique de la rhé­to­rique néo­li­bé­rale et des argu­ments que l’on entend pour jus­ti­fier cette hausse. Il défend aussi la néces­sité d’affirmer sans conces­sion l’ensemble du modèle social qui sous-tend notre idée d’un droit incon­di­tion­nel à l’éducation.

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