Jean-guy-loranger

Texte d'une contribution dans le cadre de l’Université d’été des NCS
Les mutations du capitalisme
UQAM, 25-27 août 2011

Introduction

L’analyse des muta­tions du capi­ta­lisme va se faire en trois temps :

1. Causes du pas­sage du régime for­diste à un régime néo­li­bé­ral — Les causes du pas­sage d’un régime for­diste à un régime néo­li­bé­ral seront ana­ly­sées à partir de l’examen des don­nées de séries tri­mes­trielles sur une longue période 1947-2009. Cet échan­tillon sera divisé en deux sous-périodes 1947-1975 pour la période for­diste et 1976-2009 pour la période néo­li­bé­rale.

2. Conséquences de l’abandon du lien entre dollar et or — Le décro­chage du dollar amé­ri­cain de son point d’ancrage l’or consti­tue un évé­ne­ment his­to­rique majeur depuis la fin de la Deuxième guerre mon­diale. L’analyse de cette sec­tion exa­mi­nera les consé­quences sur la valeur de la mon­naie après 1971 et en par­ti­cu­lier sa fonc­tion comme réserve de valeur.

3. Relation « de facto » entre l’or et valeur du dollar amé­ri­cain — L’analyse empi­rique de la rela­tion « de facto » entre l’or et la valeur du dollar sera basée sur la demande de l’or comme réserve de valeur au cours des 10 der­nières années, la crois­sance des pro­duits déri­vés au cours de la même période et une ana­lyse éco­no­mé­trique du lien entre valeur du dollar et cours de l’or à partir de séries men­suelles depuis 1973.

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Résumé d'une présentation à venir dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS
Les mutations du capitalisme
jeudi 4 août 2011
Université populaire 2011

Dans un article publié en 2010[1], j’ai exa­miné les chan­ge­ments struc­tu­rels sur­ve­nus au Canada depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Ces chan­ge­ments ont été par­tout les mêmes dans tous les pays capi­ta­listes. La période 1947-1975 a été carac­té­ri­sée par le régime for­diste, qua­li­fi­ca­tif dérivé de la poli­tique d’Henry Ford qui avait com­pris que la pros­pé­rité de son entre­prise dépen­dait de la crois­sance sala­riale plutôt que de la répres­sion des salaires de ses employés. Le régime for­diste était donc carac­té­risé par la crois­sance de la pro­duc­ti­vité et du par­tage des gains de pro­duc­ti­vité entre capi­tal et tra­vail. La consé­quence était d’encourager la consom­ma­tion de masse sup­por­tée par la crois­sance des salaires réels.

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