Immanuel-wallerstein

Le complexe de Samson
vendredi 22 novembre 2013
Cahiers du socialisme

Tout le monde connaît l’histoire de Samson qui se trouve dans la Bible. La façon dont ce juif doué par Dieu d’une force excep­tion­nelle fait s’écrouler le temple des Philistins, ses puis­sants enne­mis, en péris­sant lui-même sous les décombres, a donné lieu à beau­coup d’interprétations. La mienne est la sui­vante : une action qui, au pre­mier abord, paraît irra­tion­nelle (Samson meurt dans l’écroulement du temple), peut s’avérer en défi­ni­tive pleine d’héroïsme et de sens, lorsqu’elle est un moyen (voire le seul moyen) de vaincre un ennemi puis­sant et de sauver son « peuple ».

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Désordres planétaires

« Ce que chacun de nous fait à chaque instant sur chaque question concrète a son importance. Certains parlent d’« effet papillon » : le battement d’aile d’un papillon peut provoquer une tornade à l’autre bout de la planète. En ce sens, aujourd’hui, nous sommes tous de petits papillons. »

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UNIVERSITÉ POPULAIRE D'ÉTÉ DES NCS - 2013
Syrie : Le monde occidental n’en sort pas gagnant
Grand débat: Repenser l'émancipation

Rien n’illustre mieux les limites de la puissance du monde occidental que les débats, étalés sur la place publique, qui agitent actuellement ses élites – étatsuniennes notamment, mais aussi ouest-européennes – sur le rôle que leurs pays devraient jouer dans la guerre civile en Syrie.

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Lutte des classes mondiale : la géographie de la contestation

Lorsque tout va bien et que l’économie-monde se déve­loppe par la pro­duc­tion d’une nou­velle plus-value, la lutte des classes est tenue en res­pect. Non qu’elle dis­pa­raisse, mais tant que le chô­mage reste à un niveau bas et que les reve­nus réels des couches infé­rieures aug­mentent, même de façon modeste, le com­pro­mis social est à l’ordre du jour.

Mais lorsque l’économie-monde entre en stag­na­tion et que le taux de chô­mage réel aug­mente consi­dé­ra­ble­ment, la taille du gâteau à par­ta­ger se réduit. La ques­tion devient alors de savoir qui va en sup­por­ter les consé­quences, à l’intérieur et entre chaque pays. Dans ces condi­tions, la lutte des classes s’intensifie et engendre, tôt ou tard, des conflits ouverts dans la rue. C’est ce qui s’est pro­duit dans le sys­tème-monde depuis les années 1970 et, de façon encore plus spec­ta­cu­laire, depuis 2007. Jusqu’à pré­sent, le haut du pavé de la classe supé­rieure (les 1%) s’est accro­ché à sa part du gâteau et, en réa­lité, l’a même aug­menté. Ceci a méca­ni­que­ment eu pour consé­quence le fait que la part des autres 99% est en dimi­nu­tion.

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Le retour des syndicats ?
mercredi 30 mai 2012
Gauche / Mouvements sociaux

Organiser les tra­vailleurs en syn­di­cats consti­tuait une idée plutôt radi­cale jusque dans la pre­mière moitié du 19ème siècle. Ces der­niers étaient alors frap­pés d’illégalité à peu près par­tout. Aussi, lorsque dans la seconde moitié de ce siècle les lois qui les inter­di­saient furent abro­gées dans cer­tains pays euro­péens, en Amérique du Nord et en Australie, il s’agissait pour les légis­la­teurs d’accorder des conces­sions aux tra­vailleurs suite à leurs diverses pres­sions sociales. Et ce, notam­ment aux tra­vailleurs urbains dans l’espoir et l’attente que les classes labo­rieuses seraient moins radi­cales dans leurs exi­gences.

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Feu sur l’enseignement supérieur !

Pendant très long­temps, il exis­tait peu d’universités dans le monde. Pour leur part, les étu­diants – lar­ge­ment issus des classes supé­rieures – consti­tuaient un groupe social très réduit. Intégrer l’université leur confé­rait un grand pres­tige et reflé­tait une situa­tion de grand pri­vi­lège.

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L’impasse syrienne

Bachar Al-Assad est par­venu à faire son entrée dans le club très « select » des hommes les plus impo­pu­laires de la pla­nète. Qualifié de tyran, et même de la plus san­glante espèce, il fait l’unanimité ou presque contre lui. Et ce, jusques et y com­pris dans cer­tains gou­ver­ne­ments qui, bien que se refu­sant à l’accabler, semblent lui conseiller d’avoir la main moins lourde dans la répres­sion et de faire des conces­sions poli­tiques à ses oppo­sants.

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La gauche mondiale après 2011

Quels que soient les cri­tères rete­nus, 2011 fut une bonne année pour la gauche mon­diale. Et ce quelque soit la défi­ni­tion, large ou étroite, que l’on se donne pour cette gauche mon­diale. La forte dégra­da­tion des condi­tions éco­no­miques subie par la plus grande partie de la pla­nète en est la cause fon­da­men­tale. Déjà ins­tallé à un niveau élevé, le chô­mage a conti­nué sa pro­gres­sion. La plu­part des gou­ver­ne­ments ont dû faire face à des niveaux d’endettement élevés et à des recettes en dimi­nu­tion. Leur réponse a consisté à vou­loir impo­ser des mesures d’austérité à leurs popu­la­tions tout en s’efforçant dans le même temps de pro­té­ger leurs banques.

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Le deuxième souffle du mouvement planétaire pour la justice sociale

A un jour­na­liste qui lui deman­dait la raison de sa pré­sence sur la place Tahrir lors des pro­tes­ta­tions de novembre 2011, le jeune Mohamed Ali, vingt ans, a donné la réponse sui­vante : « nous vou­lons la jus­tice sociale. Rien de plus. C’est bien le moins que nous méri­tions ».

La pre­mière vague de mou­ve­ments a pris, à tra­vers le monde, de mul­tiples formes : le « prin­temps arabe », les mou­ve­ments « Occupy » – partis des Etats-Unis avant de se répandre à tra­vers un grand nombre de pays – , « Oxi » en Grèce et les indi­gnés espa­gnols, les mou­ve­ments de pro­tes­ta­tion des étu­diants chi­liens, et bien d’autres.

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