Guillaume-hebert

L’autre personnalité de l’année : les partis critiques du capitalisme
lundi 5 janvier 2015
Gauche / Mouvements sociaux

Deux défis poli­tiques majeurs sont posés à l’économie libé­rale en Europe. D’une part, il y a tous ces mou­ve­ments xéno­phobes, ultra­na­tio­na­listes, racistes ou même néo­na­zis qui offrent des solu­tions sim­plistes face à la conjonc­ture éco­no­mique. Ce fai­sant, ils cana­lisent le déses­poir popu­laire et les sen­ti­ments d’angoisse contre « l’étranger » : le voisin qui parle avec un accent, l’éducatrice qui porte un fou­lard ou encore le tra­vailleur immi­grant trans­formé en voleur de job. L’année 2014 les a vus pro­gres­ser – dans cer­tains cas par­ve­nir à se « dédia­bo­li­ser », donc à se rendre socia­le­ment accep­tables – et l’extrême droite pour­rait former des gou­ver­ne­ments en Europe très bien­tôt.

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Nouveaux Cahiers du socialisme
La santé malade du capitalisme
Numéro 12, Automne 2014
vendredi 29 août 2014
Gauche / Mouvements sociaux
COUV-NCS12-C1 Catalogue Sodep

La santé malade de capi­ta­lisme

Bien qu’au Québec et au Canada le domaine des soins de santé soit, depuis plus de 40 ans, majo­ri­tai­re­ment dans le giron public, l’influence du capi­ta­lisme sur la santé se fait sentir de plu­sieurs manières.

On la retrouve bien sûr dans la forme par­ti­cu­lière qu’ont prise les pra­tiques médi­cales et l’organisation du sys­tème de soins à tra­vers les époques, et elle pénètre éga­le­ment, jusque dans ses replis les plus intimes, le rap­port plus géné­ral que nous entre­te­nons, en tant qu’individus, mais aussi en tant que société, à la santé.

Ce sont ces rap­ports contra­dic­toires et com­plexes entre santé et capi­ta­lisme que le pré­sent numéro des Nouveaux Cahiers du socia­lisme pro­pose d’explorer.

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Accords commerciaux
Malgré le frette et les barbares
jeudi 12 juin 2014
Gauche / Mouvements sociaux

La chan­son Les Yankees, de Richard Desjardins, est un chef-d’œuvre. Elle raconte en poésie ce qu’est l’impérialisme et le colo­nia­lisme à tra­vers le récit d’un débar­que­ment de marines au sud du conti­nent. La chan­son fait écho à une longue tra­di­tion de dépos­ses­sion en Amérique latine, une sombre tra­di­tion à l’origine de l’expression « République de bananes ». On avait jadis attri­bué ce surnom au Honduras à l’époque où une com­pa­gnie bana­nière fonc­tion­nait comme le véri­table pou­voir à l’intérieur d’un État dirigé par un gou­ver­ne­ment de marion­nettes. Mais qui sont vrai­ment ces « yan­kees » ?

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Note socio-économique de l'IRIS
Le financement à l’activité peut-il résoudre les problèmes du système de santé ?

Le finan­ce­ment à l’activité est un mode de finan­ce­ment du sys­tème de santé qui tend à se répandre au Canada. Il a été adopté ou est en voie de l’être dans plu­sieurs pro­vinces cana­diennes, dont la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario. Dans cette der­nière pro­vince, ce sera d’ici deux ans la for­mule uti­li­sée pour attri­buer 70 % du budget des hôpi­taux. Au Québec, plu­sieurs voix s’élèvent pour pro­po­ser son adop­tion qui, dit-on, amé­lio­re­rait la ges­tion de notre sys­tème de santé. Cette note de l’Institut de recherche et d’information socio-éco­no­mique (IRIS) vise à faire la lumière sur les avan­tages et incon­vé­nients de ce mode de finan­ce­ment.

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Note socio-économique
Logement 2011 : Marché locatif et spéculation

Les indi­ca­teurs du marché immo­bi­lier qué­bé­cois sont à la hausse. La valeur des pro­prié­tés aug­mente rapi­de­ment, tout comme les loyers. Sur le marché loca­tif, la pénu­rie de loge­ment qui dure depuis plus d’une décen­nie est deve­nue un état per­ma­nent qui favo­rise lar­ge­ment les pro­prié­taires. Cette note socio-éco­no­mique rap­pelle que les inves­tis­se­ments dans le loge­ment loca­tif offrent un ren­de­ment fort géné­reux et que le méca­nisme de fixa­tion des prix de la Régie du loge­ment, bien qu’imparfait, consti­tue un rem­part contre des hausses de loyer insou­te­nables pour les loca­taires.

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Montréal-Nord Républik : vers un mouvement de la périphérie

Le samedi 9 août 2008, l’agent Jean-Loup Lapointe du SPVM, matri­cule 3776, s’amène dans un sta­tion­ne­ment adja­cent au parc Henri-Bourassa, à Montréal-Nord. Il aper­çoit Dany Villanueva, son frère Fredy et des amis à eux dont cer­tains jouent aux dés. En moins d’une minute, Lapointe des­cend de son véhi­cule, inter­pelle Dany Villanueva, le saisi, lutte puis chute avec lui, sort son pis­to­let et tire quatre coups de feu qui atteignent trois des jeunes pré­sents. Le len­de­main, des citoyens se ras­semblent sur la place Pascal. Une pan­carte atta­chée sur un pan­neau d’arrêt dit « SPVM, le vrai gang de rue ». La taille du ras­sem­ble­ment aug­mente peu à peu et la ten­sion monte. Des mani­fes­tants mettent le feu à des pou­belles. Un camion de pom­pier arrive pour éteindre le feu. Il est repoussé à coup de pierres et de bou­teilles. Les pom­piers battent en retraite et les mani­fes­tants, comme exal­tés par cette démons­tra­tion de force, passent à la révolte. Les images de cette nuit feront le tour du monde ; voi­tures brû­lées, auto­bus atta­qués, com­merces pillés.

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