Francois-cyr

Le budget Bachand
Ils ont raison de crier victoire !
VERS UNE GRÈVE SOCIALE?

Avec le dépôt du budget Bachand, les idéo­logues néo­li­bé­raux pavanent et hélas, ils ont raison. Un « budget his­to­rique », clame André Pratte de Power Corporation et tête de réseau des lucides. Sa joie le rend pom­peux mais sage­ment il appelle ses amis à se ral­lier der­rière ce gou­ver­ne­ment et son budget qui sera dure­ment atta­qué. Jean Charest et son ministre des finances, un trans­fuge du mou­ve­ment syn­di­cal, res­tent insen­sibles aux cri­tiques visant les aspects les plus odieux notam­ment le carac­tère régres­sif de cette nou­velle taxe sur la mala­die. Sans parler de cette menace d’y ajou­ter un ticket dit « modé­ra­teur » : ques­tion d’apprendre à ces enfants gâtés de citoyens que chaque chose a son prix.

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Le Front commun en 2010. Contraintes et perspectives

La bonne nouvelle…

Selon les syn­di­cats au Québec, la négo­cia­tion qui s’ouvre sur le sec­teur public sera his­to­rique. En effet, la mobi­li­sa­tion poten­tielle de 475,000 sala­rié-es autour d’objectif sala­riaux com­muns déployés dans un cadre stra­té­gique unifié (pré­voyant une entente ce prin­temps) relève du pré­cé­dent, si on excepte la puis­sante dyna­mique sociale ou le MONDE ORDINAIRE en 1972, fai­sait entendre sa voix, quel­que­fois dans une dyna­mique d’action directe et de déso­béis­sance civile. Voilà pour la bonne nou­velle.

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ADQ. Ça bouge encore !
mercredi 2 décembre 2009
Gauche / Mouvements sociaux

Ne pre­nons pas pour argent comp­tant les ana­lyses des com­men­ta­teurs poli­tiques, sou­vent libé­raux, qui nous convient déjà aux funé­railles immi­nentes de l’ADQ. L’histoire récente des partis poli­tiques au Québec nous invite à plus de pru­dence.

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Gramsci à Ottawa

L’évolution poli­tique et élec­to­rale du Canada favo­rise la conso­li­da­tion du Parti Conservateur et de son projet « révo­lu­tion­naire » de réin­gé­nie­rie de l’État et de la société cana­dienne. Mais ce projet ne va pas sans fric­tions, ni résis­tances. Les classes popu­laires urbaines au canada-anglais ont lar­ge­ment inté­rio­risé le wel­fare state cana­dien comme élé­ment cimen­tant l’identité cana­dienne spé­ci­fique et les conser­va­teurs tardent à plon­ger de pro­fondes racines au sein des com­mu­nau­tés immi­grantes dont les élites res­tent sou­vent acquise au PLC comme au NPD. Enfin, l’élection d’Obama au sud fis­sure les aspects les plus outran­ciers du modèle de réfé­rence idéo­lo­gique bushien, c’est-à-dire impé­rial, néo­con­ser­va­teur et bel­li­ciste.

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Corruption municipale
La fameuse main invisible serait-elle sale ?

On connaît le schéma. Économie 101. Mue par leur égoïsme indi­vi­duel, les acteurs éco­no­miques, en com­pé­ti­tion par­faite sur le marché, s’affrontent dans le meilleur inté­rêt de l’acheteur de biens ou de ser­vices. De cette libre concur­rence, naît l’innovation tech­no­lo­gique et le juste prix. Cette mer­veilleuse méca­nique fonc­tionne toute seule, orches­trée par cette main invi­sible. Voila pour la théo­rie qui en réa­lité n’a jamais réel­le­ment exis­tée dans quelques phases que ce soit de l’histoire du capi­ta­lisme.

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Salut Falardeau !
dimanche 27 septembre 2009
Gauche / Mouvements sociaux

Au moment où l’on annon­çait sa dis­pa­ri­tion, les libé­raux en Congrès miton­naient une majo­ra­tion des tarifs des ser­vices publics, incluant des frais de sco­la­rité au CEGEP, his­toire de nous rap­pe­ler que plus que jamais le temps, ce temps appar­tient aux bouf­fons. Pas à l’orage, hélas.

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Nouveaux Cahiers du socialisme - No. 1
La crise et au-delà de la crise
dimanche 6 septembre 2009
Cahiers du socialisme

Le capi­ta­lisme sem­blait promis à un bel avenir au tour­nant des années 1990, après la dis­lo­ca­tion de l’Union sovié­tique et du redé­ploie­ment poli­tique et mili­taire de la « triade » dans le monde. Tout cela a été pro­pulsé par une série de « bulles » (tech­no­lo­gique, immo­bi­lière, finan­cière) qui sem­blaient donner raison à ceux qui pré­di­saient la « fin de l’histoire » et la vic­toire défi­ni­tive du capi­ta­lisme. Puis sont sur­ve­nues les tur­bu­lences en Asie cen­trale, au Moyen-Orient et en Amérique latine. Par la suite, en accé­lé­rant les pro­ces­sus de « can­ni­ba­li­sa­tion » inter­ca­pi­ta­listes, les domi­nants ont créé d’autres frac­tures. Enfin, les bulles ont com­mencé à écla­ter ici et là. Sommes-nous donc, presque 20 ans après la chute du mur de Berlin, à la porte d’un autre crash ? Voyons voir…

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Le mouvement social devant le PQ de Pauline Marois
lundi 29 juin 2009
Gauche / Mouvements sociaux

Depuis son intro­ni­sa­tion comme cheffe du PQ, Pauline Marois s’acharne à répa­rer les pots cassés par son pré­dé­ces­seur André Boisclair et à recons­truire son parti for­te­ment affai­bli depuis la der­nière élec­tion. D’emblée, la tâche est ardue. Relégué de peu comme troi­sième parti par la popu­la­tion, le PQ a perdu une grande partie de son mem­ber­ship, ponc­tuel­le­ment regon­flé par la « vague » Boisclair dont on mesure avec le recul le carac­tère arti­fi­ciel. Ses finances ne sont pas relui­santes. Le projet « his­to­rique » de sou­ve­rai­neté semble cham­bran­lant. Les réfé­rences social-démo­crates, l’autre « pilier » du PQ, sont mal­me­nées par des cou­rants ascen­dants dans les cercles proches de l’establishment péquiste qui vou­draient un recen­trage « à droite ». Mais à court terme en tout cas, la conduite du PQ par Madame Marois semble porter fruits. D’une part, elle réus­sit en appa­rence au moins à maî­tri­ser les tur­bu­lences internes. Nécessité oblige : le PQ reste un parti de gou­ver­ne­ment avec ce que ça implique sur le plan de la dis­ci­pline et de la cohé­sion. D’autre part et c’est ce qui est sans doute le plus impor­tant, les son­dages les plus récents indiquent une rela­tive remon­tée de son parti. Est-ce donc une « mis­sion accom­plie » ? Peut-on penser que le PQ va se relan­cer bien­tôt à l’assaut du pou­voir et de ses pro­jets fon­da­men­taux ? Quelles sont les consé­quences pour le mou­ve­ment social dont on connaît les affi­ni­tés de longue date avec ce qui reste du parti de René Lévesque ?

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Autour de la victoire de Québec Solidaire dans Mercier
vendredi 12 décembre 2008
Gauche / Mouvements sociaux

Il fal­lait s’y attendre. À peine les résul­tats pro­cla­més que des savants ana­lystes, les mêmes qui ne pré­voyaient qu’une seule chaude lutte à Montréal (Crémazie), nous four­nissent leurs expli­ca­tions en trompe l’oeil.

La vic­toire d’Amir, cette sur­prise, serait un acci­dent attri­buable en autre à la fai­blesse du taux de par­ti­ci­pa­tion, voir un épi­phé­no­mène propre à cette étrange socio­lo­gie du Plateau Mont-Royal. Après le mys­tère conser­va­teur de Québec, nous voilà doté d’un autre gadget du prêt à penser : l’unicité des étranges habi­tants de la non moins bizarre répu­blique de Mercier. Certes cette cir­cons­crip­tion pos­sède sa socio­lo­gie propre. Plus jeune et très net­te­ment plus sco­la­ri­sée que la moyenne natio­nale, la popu­la­tion de Mercier pré­sente tou­te­fois un revenu médian que très légè­re­ment supé­rieur à la moyenne tout en pré­sen­tant néan­moins d’importants sec­teurs de pau­vreté. S’il est exact d’affirmer que cette cir­cons­crip­tion compte un grand nombre de tra­vailleurs et tra­vailleuses de la culture, plu­sieurs s’empressent de conclure au carac­tère radi­ca­le­ment aty­pique de cette popu­la­tion et de l’étrangeté de son vote. Comme une façon sub­tile de délé­gi­ti­mer un choix.

« Vous savez, …les artistes… ces pel­le­teux de nuage…».

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