Francois-cyr

La question du NPD

La plus grosse sur­prise de la cam­pagne élec­to­rale aura été sans nul doute la pro­gres­sion du NPD. Au Québec en tout cas, ce parti est parti de très loin, étant arrivé dans la plu­part des comtés qué­bé­cois bon qua­trième lors des élec­tions pré­cé­dentes. Il reste à voir cepen­dant com­ment ces inten­tions de votes se concré­ti­se­ront le 3 mai.

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L’erreur de Jack

Les récents son­dages réjouissent le NPD qui arrive nez-à-nez avec le PLC au Québec. Serait-ce enfin le « miracle » attendu ?

Depuis tou­jours, le NPD se pré­sente comme le grand parti de la gauche modé­rée au Canada, celui qui défend les « gens ordi­naires ». Il l’a effec­ti­ve­ment fait avec une cer­taine consis­tance bien que les expé­riences de gou­ver­ne­ment pro­vin­cial sous l’égide de cette social-démo­cra­tie « made in Canada » aient été plutôt inégales.

À un autre niveau, le NPD n’a jamais été en mesure de com­prendre la « ques­tion » qué­bé­coise. Dans les années 50 et 60, le lea­der­ship cana­dien-anglais du NPD était plus fédé­ra­liste que Pierre Trudeau. Un « Canada fort » allait régler les pro­blèmes, y com­pris les pro­blèmes du Québec. Dans les années 1970, des jeunes plus à gauche ont contesté cette vision et ont tenté de faire recon­naître par le NPD la réa­lité de la nation qué­bé­coise et de son droit à l’autodétermination. Mais aucun chan­ge­ment n’est sur­venu fina­le­ment. Les sec­tions qué­bé­coises du NPD se sont par la suite effon­drées les unes comme les autres. Des mili­tants et des mili­tantes pas­saient armes et bagages du côté des for­ma­tions poli­tiques qué­bé­coises dans la gauche radi­cale ou même dans le PQ.

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Élections 2011
Pour bloquer la droite : des alliances implicites, faute d’une coalition formelle

En 2008 lors de la der­nière élec­tion fédé­rale, près de 80% des Québécois et des Québécoises ont voté CONTRE Harper, ce qui n’est quand même pas rien. Ici au Québec, c’est clair, on n’en veut pas de ce projet. Le vote pour le Bloc est un assez bon reflet de ce rejet, de même que le vote pour le NPD. Le vote pour le PLC est plus ambigu puisque ce parti compte beau­coup sur les peurs des Québécois anglo­phones et allo­phones pour se tirer une part des scru­tins.

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Gramsci à Ottawa

À Ottawa, le gou­ver­ne­ment conser­va­teur de Stephen Harper semble voguer vers une pro­chaine vic­toire élec­to­rale. À la sur­prise géné­rale, le Premier Ministre a résisté à toutes les vagues. Cette « guerre de posi­tion » (au sens poli­tique du terme) est bien menée par la droite cana­dienne bien qu’une majo­rité de la popu­la­tion soit oppo­sée au projet de Stephen Harper. Comment expli­quer cette énigme ?

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La taupe et le papillon

Québec Solidaire fêtera bien­tôt son cin­quième anni­ver­saire. Il est tôt pour pré­tendre à un véri­table bilan, mais il est pos­sible d’en dres­ser cer­tains contours. Le moment est bon : QS pré­pare un impor­tant congrès d’orientation visant à cla­ri­fier ses posi­tions autour des enjeux sociaux, éco­lo­giques et éco­no­miques. En fait, l’expérience de QS nous encou­rage et nous inter­roge. Pour la pre­mière fois au Québec, une for­ma­tion de gauche obtient une audience qui dépasse les milieux mili­tants et va cher­cher l’attention de Monsieur-et-Madame-tout-le-monde. Ce n’est pas rien !

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Autour de la commission Bastarache

Beaucoup de cri­tiques ont été adres­sées à la com­mis­sion Bastarache : sa fonc­tion de diver­sion poli­tique devant l’urgence d’une véri­table démarche d’enquête, l’étroitesse du mandat comme taillé sur mesure, son coût, le profil de car­rière de l’ex-juge, le dés­équi­libre des forces en pré­sence, le trai­te­ment dif­fé­ren­cié de la preuve ( un post it n’aurait pas la même valeur pro­bante selon qu’on témoigne pour ou contre Marc Bellemare…) et enfin les conclu­sions.

L’écart abys­sal entre celles tirées par le comis­saire et celles per­çues par la popu­la­tion dans sa majo­rité. Bien sûr, le peuple peut se trom­per contre les avo­cats et com­men­ta­teurs libé­raux qui, le jour de la publi­ca­tion du rap­port, s’extasiaient en choeur devant la sagesse de l’oeuvre, la finesse de l’analyse de la preuve, voire la qua­lité du style…

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L’effet Amir

Depuis quelques mois déjà, les son­dages indiquent de façon per­sis­tante qu’Amir Khadir est l’un des per­son­nages poli­tiques les plus popu­laires au Québec. Il s’agit de popu­la­rité, ce qui implique une forme d’approbation et non sim­ple­ment de noto­riété. A notre connais­sance, c’est la pre­mière fois qu’une per­son­na­lité poli­tique net­te­ment asso­cié à notre famille, la gauche poli­tique, réa­lise un tel résul­tat et nous ne vou­lons sur­tout pas bouder notre plai­sir. Cependant, ce phé­no­mène sus­cite beau­coup de remarques,lesquelles méritent qu’on s’y attarde. Mis à part les chro­niques de Michel David dans le Devoir, les médias rap­portent un cer­tain nombre de cli­chés qui tendent à dimi­nuer ce phé­no­mène : Amir est « média­tique », « c’est facile de tout cri­ti­quer », « il béné­fi­cie de l’écœurite aigue contre le monde poli­tique », etc. Michel David est en fait le seul à dire que c’est la per­sé­vé­rance et le sérieux d’Amir à suivre de près les inep­ties du gou­ver­ne­ment qui lui donnent la force. Il est aimé parce qu’il est un « homme de convic­tion ». Il est vrai qu’Amir occupe une cer­taine pos­ture poli­tique tri­bu­ni­cienne, relayant sou­vent la colère popu­laire mais on oublie sou­vent qu’il est por­teur, a l’instar de son parti, d’un projet poli­tique alter­na­tif. Le dis­cours de QS n’est pas que dénon­cia­tion et stig­ma­ti­sa­tion, il en est aussi un de pro­po­si­tions.

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Le magazine Maclean’s
Et si on causait un peu des corrupteurs…

L’occasion est trop belle. Osons pro­fi­ter, si j’ose dire, de notre nou­veau statut col­lec­tif de société la plus cor­rom­pue au Canada pour nous adres­ser à nos cor­rup­teurs. Commençons par le haut, car c’est bien connu, c’est par la tête que com­mence à pour­rir le pois­son.

La pre­mière palme reviens au Parti Libéral du Canada, duquel le maga­zine Maclean’s a long­temps été par­ti­cu­liè­re­ment proche. À ce cha­pitre, recon­nais­sons donc à cette publi­ca­tion une cer­taine exper­tise, par asso­cia­tion.

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Entente de principe du Front commun
Est-ce possible de retrouver le chemin de la ligne du risque ?

L’entente de prin­cipe conclue, en juin, par les diri­geants d’une partie du front commun, sera sans doute rati­fiée sans enthou­siasme. Fort de cette éven­tua­lité, plu­sieurs d’entre nous, sont déjà passés à autre chose accep­tant, en gro­gnant, qu’à défaut de pain on mange de la galette comme disait ma grand mère. Ils n’acceptent pas l’entente, ils s’y résignent.

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