Francois-cyr

Le paysage politique se redessine sous nos yeux : profitons-en pour discuter !

Une remar­quable et rare recon­fi­gu­ra­tion du pay­sage par­ti­san semble être en cours au Québec ces six der­niers mois, à tel point que plu­sieurs poli­to­logues, jour­na­listes ou ana­lystes doivent revi­si­ter un cer­tain nombre de « constantes » qui étaient tenues pour acquises. Notamment, des fidé­li­tés par­ti­sanes qui avaient la couenne dure semblent s’évanouir, comme en font foi le récent béguin pour le Nouveau parti démo­cra­tique et le déclin consé­quent du Bloc qué­bé­cois. Ce phé­no­mène semble indi­quer un climat de grande vola­ti­lité sur la scène élec­to­rale qué­bé­coise, avec l’intérêt que sus­cite l’initiative de François Legault et Charles Sirois, ainsi que la mul­ti­pli­ca­tion des acteurs sou­ve­rai­nistes (les trois pre­miers démis­sion­naires du PQ, le Nouveau mou­ve­ment pour le Québec, Jean-Martin Aussant et son projet, etc.). Le Québec du pro­grès social et démo­cra­tique a-t-il quelque chose à gagner de ces déve­lop­pe­ments ? Le contexte ins­ti­tu­tion­nel et idéo­lo­gique peut-il faire place à toutes ces sen­si­bi­li­tés et accom­mo­der de telles muta­tions ?

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Le paysage politique se redessine sous nos yeux : profitons-en pour discuter !

Une remar­quable et rare recon­fi­gu­ra­tion du pay­sage par­ti­san semble être en cours au Québec ces six der­niers mois, à tel point que plu­sieurs poli­to­logues, jour­na­listes ou ana­lystes doivent revi­si­ter un cer­tain nombre de « constantes » qui étaient tenues pour acquises. Notamment, des fidé­li­tés par­ti­sanes qui avaient la couenne dure semblent s’évanouir, comme en font foi le récent béguin pour le Nouveau parti démo­cra­tique et le déclin consé­quent du Bloc qué­bé­cois. Ce phé­no­mène semble indi­quer un climat de grande vola­ti­lité sur la scène élec­to­rale qué­bé­coise, avec l’intérêt que sus­cite l’initiative de François Legault et Charles Sirois, ainsi que la mul­ti­pli­ca­tion des acteurs sou­ve­rai­nistes (les trois pre­miers démis­sion­naires du PQ, le Nouveau mou­ve­ment pour le Québec, Jean-Martin Aussant et son projet, etc.). Le Québec du pro­grès social et démo­cra­tique a-t-il quelque chose à gagner de ces déve­lop­pe­ments ? Le contexte ins­ti­tu­tion­nel et idéo­lo­gique peut-il faire place à toutes ces sen­si­bi­li­tés et accom­mo­der de telles muta­tions ?

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Quel avenir pour le PQ ?

Étrangement, l’écho média­tique ren­con­tré par le mani­feste « Brisons l’impasse » ne tient qu’à une phrase qui cri­tique ver­te­ment un PQ confus et usé. La dure cri­tique diri­gée contre le projet de François Legault est à peine évo­quée. Rien non plus sur les pro­po­si­tions pro­gram­ma­tiques lar­ge­ment ins­pi­rés des idées de Québec Solidaire, par exemple sur la réforme du mode de scru­tin ou sur l’importance de recen­trer le combat indé­pen­dan­tiste autour d’une démarche de réap­pro­pria­tion citoyenne (l’assemblée consti­tuante). Si l’état de confu­sion au PQ fait couler tant d’encre, c’est sans doute qu’il reflète des frac­tures qui ne pour­ront pas être « répa­rées » avec des appels bien inten­tion­nés à se « res­ser­rer les coudes ». Il y a peut-être der­rière ces tumultes une pro­fonde muta­tion, laquelle ferme et ouvre des portes en même temps. Mais les rythmes poli­tiques étant dif­fi­ciles à pré­voir et le PQ ayant tra­versé tant de bou­le­ver­se­ments, mieux vaut rester pru­dent sur le plan des pré­vi­sions !

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Le NPD devrait assumer

Aux len­de­mains des élec­tions du 2 mai, le mil­lion­naire-voleur Conrad Black, idéo­logue de droite de sur­croît, racon­tait dans le Globe and Mail sa grande joie du fait de la vic­toire du NPD social-démo­crate au Québec. Pour Lord Black en effet, ce triomphe devait être célé­bré, puisque l’anéantissement du Bloc Québécois repré­sen­tait un très dur coup contre le natio­na­lisme qué­bé­cois. La réac­tion de Lord Black est assez par­ta­gée puisque, tra­di­tion­nel­le­ment, au sein des élites cana­diennes, le mou­ve­ment sou­ve­rai­niste qué­bé­cois est un dan­ge­reux ennemi, au moins aussi mena­çant, dans un sens, que la social-démo­cra­tie cana­dienne. Dans la conti­nuité de cette pos­ture, les dénon­cia­tions actuelles de Nycole Turmel « cou­pable » d’avoir été membre du Bloc et de Québec soli­daire s’inscrivent dans cette hos­ti­lité de ces mêmes élites et de leurs appa­reils média­tiques comme le Globe and Mail. Les membres de l’opposition « loyale » et offi­cielle de sa majesté doivent mon­trer patte blanche et cer­tains d’entre eux, sous la forte pres­sion média­tique, doivent se refaire un passé.

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François Legault et l’impossible troisième voie

Sondage après son­dage, on nous informe qu’une partie crois­sante de l’électorat cher­che­rait une troi­sième voix. Au Québec, cette expres­sion un peu fourre-tout ren­voie à deux réa­li­tés poli­tiques à la fois dif­fé­rentes mais éga­le­ment conver­gentes. D’une part, une volonté de « dépas­ser » le cli­vage indépendantiste/​État cana­dien en reve­nant à des formes a peine moder­ni­sées du natio­na­lisme tra­di­tion­nel, et d’autre part revi­si­ter en pro­fon­deur les grands pro­jets his­to­ri­que­ment asso­ciés à la gauche pour pro­po­ser une sorte de néo­li­bé­ra­lisme à visage humain. Qu’en est-il vrai­ment ?

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Observations préliminaires sur la crise du PQ

La crise qui éclate main­te­nant dans le Parti Québécois n’est que le point culmi­nant de frac­tures qui s’accumulent depuis des années. Il y a un pro­ces­sus immé­diat qui se déroule sous nos yeux. Il y a aussi un pro­ces­sus de plus longue durée dont l’évolution marque aussi le pré­sent. Dans cette contri­bu­tion, nous vou­lons regar­der ces deux dimen­sions. Commençons par l’aspect immé­diat de cette crise.

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Billet d’humeur
Lettre ouverte à M. Archambault, président du PQ

Cher mon­sieur Archambault,

Comme nou­veau pré­sident du PQ, vous n’y allez pas de main morte. Pour votre pre­mière sortie, suite à votre élec­tion, vous choi­sis­sez de vous en prendre à Amir Khadir, le seul député indé­pen­dan­tiste à l’Assemblée Nationale qui ne soit pas ins­crit à votre parti.

Dans une contri­bu­tion au jour­nal Le Devoir (20 mai 2011) au titre accro­cheur (Amir Khadir, démas­qué), vous expli­quez que le choix d’Amir de voter pour le NPD dans sa cir­cons­crip­tion révèle la vraie nature de ce der­nier et de son parti :

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Billet d’humeur
Pourquoi Madame Marois ouvre-t-elle la porte de son parti au mouvement de M.Legault ?

Selon La Presse, Madame Marois vient, à nou­veau, d’ouvrir la porte de son parti au mou­ve­ment de M. Legault, pourvu…que ce der­nier rede­vienne sou­ve­rai­niste. De deux choses, l’une. Ou il s’agit d’une pure opé­ra­tion de mar­ke­ting poli­tique visant à appa­raître uni­taire pour deux avant que le ciment ne prenne défi­ni­ti­ve­ment du coté de l’ADQ. Ou, plus sérieu­se­ment, il s’agit de la der­nière d’une longue série d’erreurs visant à redé­ployer le PQ, loin à la droite du centre et ce, en par­faite conti­nuité avec l’orientation prise par ce parti sur­tout depuis Lucien Bouchard.

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Le réalignement des astres

Gilles Duceppe a raison d’affirmer (Le Devoir 14 mai) qu’il serait une « grave erreur » de penser que la défaite catas­tro­phique du Bloc aux der­nières élec­tions fédé­rales est une sorte d’incident de par­cours. Ce dis­cours confronte dans la famille Bloc-PQ l’approche jovia­liste publi­que­ment adop­tée par Pauline Marois et la majo­rité des com­men­ta­teurs proches du PQ comme Jean-François Lisée. Ceux-ci sont récon­for­tés d’apprendre par des son­dages que l’option sou­ve­rai­niste est encore popu­laire, que les gens n’ont pas voté pour le NPD par convic­tion, bref, que tout va « ren­trer dans l’ordre » éven­tuel­le­ment. En fait, ce jovia­lisme des per­dants, pré­ci­sons-le, est une réponse mal­adroite à un autre jovia­lisme, celui des domi­nants qui répètent en boucle sur toutes les tri­bunes que la dure défaite du Bloc marque le début de la fin du mou­ve­ment indé­pen­dan­tiste. Les blo­quistes ont raison de sou­li­gner qu’une poi­gnée de dépu­tés et 23% du vote, c’est loin d’être négli­geable comme base de recons­truc­tion. En fait, pen­dant toute son exis­tence, le Bloc est le seul parti dont on a ques­tionné tous les jours la per­ti­nence. « Pourquoi exis­tez-vous ? » En fili­grane : « admet­tez donc la défaite de 1995 et passez donc à autre chose … »

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