Fabrice-flipo

Qu’est-ce que « l’écosocialisme » ?
mercredi 18 janvier 2012
Écologie, Socialisme / Anticapitalisme

Dans un livre qui vient de paraître, Michael Löwy pro­pose de faire le point sur un cou­rant qui se struc­ture peu à peu depuis une dizaine d’années : l’écosocialisme.

L’écosocialisme, dit-il, se fonde sur un constat : celui d’une incom­pa­ti­bi­lité entre capi­ta­lisme et éco­lo­gie. Rappelant le constat de dégra­da­tion éco­lo­gique de la pla­nète, l’inaction inter­na­tio­nale, l’attitude de « l’oligarchie », qui conti­nue de vou­loir gérer ses inté­rêts et ses parts de marché plutôt que de faci­li­ter l’évolution des modes de vie, Michael Löwy estime qu’une cer­taine éco­lo­gie, qui cherche à com­po­ser avec le marché, se leurre et s’illusionne sur ce qu’elle peut réel­le­ment obte­nir. L’écosocialisme est la seule issue ; para­phra­sant Castoriadis pour Löwy l’enjeu est : « éco­so­cia­lisme ou barbarie ».

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Démocratie et Humanisme

À propos de : Dominique Bourg et Kerry Whiteside, Vers une démo­cra­tie éco­lo­gique. Le citoyen, le savant et le poli­tique, « La République des idées », Le Seuil, 2010.

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À quoi tenons-nous ? Pragmatisme et écologisme [2]
À propos du livre d'Émilie Hache Ce à quoi nous tenons : propositions pour une écologie pragmatique

Émilie Hache est phi­lo­sophe au centre Sophiapol, à Paris 10 deve­nue « Paris Ouest Nanterre La Défense ». L’auteure part d’un constat : les « demandes morales » se mul­ti­plient. Et les risques de réponses into­lé­rantes aussi : « mora­lisme », au sens de prin­cipes à appli­quer de manière intran­si­geante, mais aussi « natu­ra­lisme », qui enferme les êtres dans des défi­ni­tions fixes, dont ils ne peuvent plus sortir (« hété­ro­sexuel », « sans intel­li­gence », « sous-déve­loppé » etc.). Pour éviter ces dan­gers, Émilie Hache pro­pose une démarche en trois étapes, qui forment les par­ties de ce livre, toutes lar­ge­ment ins­pi­rées du prag­ma­tisme amé­ri­cain et sur­tout des tra­vaux d’Isabelle Stengers : faire une dif­fé­rence (entre les pro­po­si­tions morales et les posi­tions mora­listes), se mêler de ce qui n’est pas censé nous regar­der, et com­po­ser un monde commun.

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Inégalités écologiques, croissance « verte » et utopies technocratiques
mercredi 9 décembre 2009
Écologie, Gauche / Mouvements sociaux

La crise éco­lo­gique et finan­cière oblige les déci­deurs à se pen­cher sur les scé­na­rios de sortie de crise verte. Mais cette prise de conscience court le risque de s’arrêter à mi-chemin. « Capitalisme vert », « crois­sance verte », « key­né­sia­nisme vert » et « tech­no­lo­gies propres » consti­tuent autant de confor­tables mirages des­ti­nés à nous épar­gner les néces­saires remises en cause liées aux limites éco­lo­giques d’une pla­nète aux res­sources finies. La prise en compte consé­quente de ces limites amène à abor­der de front la ques­tion des inéga­li­tés éco­lo­giques et sociales et à chan­ger les modes de pro­duc­tion, de consom­ma­tion et donc les modes de vie les plus pré­da­teurs. Sans autre échap­pa­toire, dans cette redis­tri­bu­tion des richesses à opérer, que la redé­fi­ni­tion col­lec­tive du sens de ces richesses elles-mêmes.

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Inégalités écologiques, croissance « verte » et utopies technocratiques
vendredi 27 novembre 2009
Écologie, Gauche / Mouvements sociaux

La crise éco­lo­gique et finan­cière oblige les déci­deurs à se pen­cher sur les scé­na­rios de sortie de crise verte. Mais cette prise de conscience court le risque de s’arrêter à mi-chemin. « Capitalisme vert », « crois­sance verte », « key­né­sia­nisme vert » et « tech­no­lo­gies propres » consti­tuent autant de confor­tables mirages des­ti­nés à nous épar­gner les néces­saires remises en cause liées aux limites éco­lo­giques d’une pla­nète aux res­sources finies. La prise en compte consé­quente de ces limites amène à abor­der de front la ques­tion des inéga­li­tés éco­lo­giques et sociales et à chan­ger les modes de pro­duc­tion, de consom­ma­tion et donc les modes de vie les plus pré­da­teurs. Sans autre échap­pa­toire, dans cette redis­tri­bu­tion des richesses à opérer, que la redé­fi­ni­tion col­lec­tive du sens de ces richesses elles-mêmes.

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Notes de lecture
La question du commun : avant, avec et après Marx
samedi 19 septembre 2009
Philo / Socio / Politique
NOTE DE LECTURE. Denis Collin, Le cau­che­mar de Marx – Le capi­ta­lisme est-il une his­toire sans fin ?, Max Milo, 2009. 29 Mai 2009.

C’est un ouvrage fort inté­res­sant que nous avons là, écrit de manière simple et acces­sible sans pour autant tomber dans le sim­plisme. Se situant en dehors des luttes d’école, ne cher­chant pas à « sauver Marx » mais à en tirer le meilleur pour penser la situa­tion actuelle, l’ouvrage de Denis Collin mérite qu’on s’y attarde et peut uti­le­ment servir de matière à débat pour savoir com­ment sortir de la situa­tion dans laquelle le capi­ta­lisme nous a mis.

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Arne Naess et l’écologie politique de nos communautés
lundi 24 août 2009
Écologie

Note de lec­ture. La pre­mière tra­duc­tion en fran­çais des écrits d’Arne Naess coïn­cide avec la dis­pa­ri­tion de ce der­nier. L’auteur de la dis­tinc­tion fameuse entre « éco­lo­gie pro­fonde » et « super­fi­cielle » mérite mieux que la cari­ca­ture de ses thèses qui ont pu cir­cu­ler chez les pour­fen­deurs de la pensée éco­lo­gique radi­cale. Compte rendu par Fabrice Flipo : Arne Naess, Ecologie, com­mu­nauté et style de vie, Editions MF, 2008.

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La question du commun : avant, avec et après Marx
dimanche 16 août 2009
Gauche / Mouvements sociaux

NOTE DE LECTURE. Denis Collin, Le cau­che­mar de Marx – Le capi­ta­lisme est-il une his­toire sans fin ?, Max Milo, 2009. 29 Mai 2009.

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