Eric-toussaint

« La Banque du Sud est une alternative, pas celle des BRICS »
dimanche 14 septembre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Les enjeux finan­ciers du déve­lop­pe­ment n’ont plus de secrets pour Eric Toussaint. Fondateur en 1990 du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM), ce poli­to­logue belge a notam­ment été asso­cié par le gou­ver­ne­ment de l’Équateur au lan­ce­ment de la Banque du Sud. Malgré la para­ly­sie actuelle de cet orga­nisme, M. Toussaint conti­nue de croire à ce projet initié en 2007 par sept États sud-amé­ri­cains comme une alter­na­tive pro­gres­siste à la Banque mon­diale. Il se montre en revanche scep­tique quant au projet de banque d’investissement annoncé par les cinq prin­ci­paux pays émer­gents.

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Les banques et la doctrine «trop grandes pour être condamnées» (Partie 5)
La finance : les grandes banques et la manipulation des taux d’intérêt
dimanche 11 mai 2014
Gauche / Mouvements sociaux

La mani­pu­la­tion du taux d’intérêt Libor

La manière laxiste dont les auto­ri­tés des prin­ci­paux pays indus­tria­li­sés traite la mani­pu­la­tion des taux d’intérêts démontre que la nou­velle doc­trine « Too Big to Jail » est belle et bien appli­quée à grande échelle. En 2010, a éclaté le scan­dale de la mani­pu­la­tion du taux LIBOR (London Interbank Offered Rate) par un groupe de dix-huit banques pen­dant la période 2005-2010. Le LIBOR est le taux d’intérêt de réfé­rence sur base duquel se cal­culent les taux sur un marché de 350 000 mil­liards (350 mil­lions de mil­lions) de dol­lars d’actifs et de déri­vés finan­ciers, ce qui en fait le deuxième taux de réfé­rence le plus impor­tant au monde, après le taux de change du dollar. Ce taux est cal­culé sur base de l’information four­nie par dix-huit banques quant à leurs coûts indi­vi­duels de finan­ce­ment sur les mar­chés inter­ban­caires. En 2012, des preuves ont révélé la col­lu­sion entre de grandes banques, comme UBS, Barclays, Rabobank (Pays-Bas), Royal Bank of Scotland afin de mani­pu­ler le LIBOR confor­mé­ment à leurs inté­rêts.

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HAÏTI
La dette de la première république noire doit être totalement annulée

L’opération d’aide mas­sive mise sur pied après le récent trem­ble­ment de terre qui a ravagé Haïti risque fort de repro­duire les erreurs de celle de l’après-tsunami de décembre 2004, sauf si un modèle de recons­truc­tion radi­ca­le­ment dif­fé­rent est adopté.

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Renforcement du FMI et de la Banque mondiale
dimanche 1 novembre 2009
Gauche / Mouvements sociaux

Le G20, auto-pro­clamé direc­toire éco­no­mique mon­dial, a décidé de ren­for­cer les capa­ci­tés du FMI et de la Banque mon­diale à ponc­tion­ner les richesses du Sud afin de résoudre la crise du Nord. Pour mas­quer la cruauté de cette poli­tique, les ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales sont conve­nues à Istanbul d’un lif­ting cos­mé­tique du FMI qui ne modi­fie en rien le prin­cipe cen­si­taire de son Assemblée géné­rale. Les res­pon­sables du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM) dénoncent cette aggra­va­tion des dés­équi­libres mon­diaux.

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Le capitalisme malade de sa gourmandise
Au Sud comme au Nord, de la grande transformation des années 1980 à la crise actuelle
vendredi 11 septembre 2009
Inégalités / Classes sociales

Les excès de quelques ban­quiers sans scru­pules sont-ils res­pon­sables de la crise finan­cière mon­diale, comme le pré­tend le pré­sident Obama ou l’arbre cache-t-il la forêt ? Les don­nées réunies par l’économiste Éric Toussaint montrent qu’au contraire la crise est l’aboutissement d’un long pro­ces­sus de trans­for­ma­tion des règles éco­no­miques depuis les années 80. Le capi­tal est tou­jours mieux rému­néré, le tra­vail tou­jours moins. Après avoir dévasté les pays du Sud, cette logique détruit à leur tour les pays du Nord. La crise est donc sys­té­mique. Qu’on le veuille ou non, elle marque un paroxysme dans la lutte des classes. Faute de chan­ger les règles de répar­ti­tion des richesses, de vastes affron­te­ments sociaux deviennent inévi­tables.

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Les expériences en cours au Venezuela, en Equateur et en Bolivie
mercredi 9 septembre 2009
Gauche / Mouvements sociaux

En Amérique Latine, si l’on excepte Cuba, on dis­tingue trois grandes caté­go­ries de gou­ver­ne­ments. En pre­mier lieu, les gou­ver­ne­ments de droite, alliés de Washington, jouent un rôle actif dans la région et occupent une posi­tion stra­té­gique : ce sont les gou­ver­ne­ments d’Alvaro Uribe en Colombie, d’Alan Garcia au Pérou et de Felipe Calderon à Mexico. En deuxième lieu, les gou­ver­ne­ments pré­ten­du­ment « de gauche » qui pour­suivent une poli­tique néo­li­bé­rale et sou­tiennent leurs bour­geoi­sies natio­nales ou régio­nales dans leurs pro­jets : le Brésil, l’Uruguay, le Chili, le Nicaragua et aussi le gou­ver­ne­ment de Cristina Fernandez Kirchner autour des péro­nistes argen­tins. Ce sont des gou­ver­ne­ments qui mènent une poli­tique néo­li­bé­rale favo­rable au grand capi­tal tein­tée de quelques mesures d’assistance sociale et de régu­la­tion. Ils adou­cissent un peu la pilule néo­li­bé­rale en appli­quant des pro­grammes d’assistance. Par exemple, au Brésil, des mil­lions de familles pauvres reçoivent une aide finan­cière du gou­ver­ne­ment, ce qui assure un appui popu­laire dans les régions les plus pauvres du pays.

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