Elisabeth-gauthier

Dé-mondialiser, ou changer le monde ?

Les pro­po­si­tions récentes de « démon­dia­li­sa­tion » montrent à quel point la gra­vité de la situa­tion dans le monde appelle des alter­na­tives [1].

Pour défi­nir quelles logiques exac­te­ment il s’agit de contre­car­rer, de dépas­ser, il convient de pré­ci­ser de quelle crise il s’agit et des causes qui y pré­sident. Certes, la crise de la finance, du com­merce inter­na­tio­nal, des mon­naies est spec­ta­cu­laire, mais une ana­lyse pro­fonde de ce qui est en cours néces­site d’articuler ces aspects avec la glo­ba­lité de la logique du capi­ta­lisme contem­po­rain. La mon­dia­li­sa­tion des échanges sous ses formes actuelles est elle-même une expres­sion de la crise du mode d’accumulation et de repro­duc­tion du capi­tal, d’un nou­veau régime du capi­ta­lisme : finan­cia­risé et glo­ba­lisé, il marque pro­gres­si­ve­ment le monde et l’ensemble des socié­tés ; il y modi­fie la confron­ta­tion de classe.

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