Diane-lamoureux

Grève étudiante : au-delà des sous

Le mou­ve­ment de grève étu­diante qui a démarré sur un refus de la hausse des droits de sco­la­rité autour du slogan « blo­quons la hausse » a pris une colo­ra­tion dif­fé­rente de celle qu’il avait au départ du fait de l’intransigeance du gou­ver­ne­ment et des effets poli­ti­sants de l’action poli­tique elle-même.

Certes, la hausse des droits de sco­la­rité n’est pas un pré­texte. Comme se plaît à le rap­pe­ler la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, c’est avec une rare una­ni­mité que la FECQ, la FEUQ et la CLASSE ont refusé de par­ti­ci­per à des consul­ta­tions bidon où il n’était pas ques­tion de remettre en cause la hausse, seule­ment d’en dis­cu­ter les moda­li­tés d’application. En réité­rant leur refus lors de la mani­fes­ta­tion de novembre 2011, puis en déclen­chant un mou­ve­ment de grève à partir de la mi-février, les étu­diants ont clai­re­ment indi­qué qu’ils refu­saient la hausse des droits de sco­la­rité.

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