Damien-millet

Notes de lecture
L’Afrique sans dette
lundi 21 juin 2010
Recension / Notes de lecture

L’Afrique sans dette, c’est d’abord une cin­glante ironie, car actuel­le­ment, l’Afrique s’endette. Contrairement aux annonces dans les médias, la dette de l’Afrique conti­nue de s’accroître. On entend parler d’allégements de dette, d’aide au déve­lop­pe­ment, mais une fois tous ces termes ana­ly­sés, les réa­li­tés sont cruelles : le conti­nent le plus pauvre et le plus démuni en termes de déve­lop­pe­ment humain conti­nue de trans­fé­rer des sommes consi­dé­rables à ses riches créan­ciers, les classes diri­geantes afri­caines pré­le­vant leur com­mis­sion au pas­sage. Une grande partie de la popu­la­tion s’enfonce dans la misère et la spi­rale de la dette pour­suit son œuvre tra­gique.

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La fin de la pauvreté, vraiment ?

La sortie en France du film « The end of poverty ? » de Philippe Diaz, le 6 décembre, est un évè­ne­ment majeur pour qui veut mettre en pers­pec­tive la crise éco­no­mique et finan­cière actuelle avec cinq siècles de mon­dia­li­sa­tion. Commencée en 1492 avec l’arrivée des Espagnols en Amérique, cette glo­ba­li­sa­tion a vu au fil des ans l’appropriation mon­diale des terres de manière illé­gi­time par les empires euro­péens (espa­gnol, hol­lan­dais, anglais, fran­çais…) et l’exploitation effré­née tant des êtres humains que des res­sources natu­relles du Sud. Le sys­tème capi­ta­liste, qui com­men­çait à se déve­lop­per, a uti­lisé cette main d’œuvre quasi-gra­tuite et ces richesses volées aux peuples du Sud pour finan­cer la révo­lu­tion indus­trielle du 19e siècle. A partir des années 1850, les puis­sances domi­nantes (Europe, Amérique du Nord, Japon) ont imposé la mono­cul­ture à leurs colo­nies et ont brisé net toutes leurs indus­tries, comme celle du tex­tile en Indonésie ou en Inde, ren­dant toutes ces colo­nies com­plè­te­ment dépen­dantes de la métro­pole. Les pro­duits bruts étaient expor­tés par les colo­nies qui devaient impor­ter des pro­duits trans­for­més ailleurs, où la valeur ajou­tée créait des pro­fits colos­saux. Aujourd’hui encore, le café et le thé pro­duits au Kenya sont vendus à l’état brut pour une bou­chée de pain à des trans­na­tio­nales de l’agrobusiness qui les trans­forment et les revendent par­tout dans le monde, y com­pris dans ces pays. Les indé­pen­dances offi­cielles, dans les années 1950-1960 pour l’Asie et l’Afrique, n’ont pas apporté la moindre sou­ve­rai­neté éco­no­mique.

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Renforcement du FMI et de la Banque mondiale
dimanche 1 novembre 2009
Gauche / Mouvements sociaux

Le G20, auto-pro­clamé direc­toire éco­no­mique mon­dial, a décidé de ren­for­cer les capa­ci­tés du FMI et de la Banque mon­diale à ponc­tion­ner les richesses du Sud afin de résoudre la crise du Nord. Pour mas­quer la cruauté de cette poli­tique, les ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales sont conve­nues à Istanbul d’un lif­ting cos­mé­tique du FMI qui ne modi­fie en rien le prin­cipe cen­si­taire de son Assemblée géné­rale. Les res­pon­sables du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM) dénoncent cette aggra­va­tion des dés­équi­libres mon­diaux.

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