Celine-metivier

Introduction au dossier
Les groupes populaires face à l’État[1]
No. 20 - Automne 2018
jeudi 1 novembre 2018
Conjonctures et actualités

Aujourd’hui, les groupes s’inscrivant dans les mou­ve­ments popu­laires au Québec se retrouvent dans une situa­tion com­plexe et dif­fi­cile. Parmi les plus impor­tants de ces groupes, on compte ceux de l’action com­mu­nau­taire auto­nome, du mou­ve­ment popu­laire et du mou­ve­ment fémi­niste. Il faut éga­le­ment signa­ler la pré­sence de nom­breux autres col­lec­tifs de reven­di­ca­tion autour d’enjeux spé­ci­fiques, s’inscrivant sou­vent dans une dyna­mique para­syn­di­cale et por­tant une cri­tique des cou­rants poli­tiques et éco­no­miques domi­nants. Assaillis par les poli­tiques res­tric­tives et ins­tru­men­ta­li­santes de l’État, épui­sés par le manque de res­sources, ces groupes sont amenés à se ques­tion­ner sur leur mis­sion fon­da­men­tale, au moment où la restruc­tu­ra­tion néo­li­bé­rale pri­va­tise, indi­vi­dua­lise et frag­mente la société. Ainsi, en par­lant des groupes d’action com­mu­nau­taire auto­nome, Céline Métivier explique dans ce dos­sier qu’ils sont lit­té­ra­le­ment « à bout de souffle ». Cette situa­tion dété­rio­rée, par ailleurs, pèse lourd sur l’ensemble des com­po­santes qui cherchent à chan­ger la société, que ce soit au niveau social ou poli­tique. Cependant, l’histoire n’est pas ter­mi­née. Face aux défis, de nou­velles pistes sont iden­ti­fiées pour à la fois défendre les groupes popu­laires et relan­cer les luttes. Dans ce dos­sier des Nouveaux Cahiers du socia­lisme, nous explo­re­rons les aspects sys­té­miques et conjonc­tu­rels de la situa­tion cri­tique des groupes des mou­ve­ments popu­laires.

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