Benoit-coutu

Contre la globalisation de l’endettement, contre la globalisation de la peur :
Nous refusons de nous taire devant la barbarie marchande malgré la loi spéciale

La Presse publie des « son­dages » bidons pour dire que seule­ment 9% de la popu­la­tion consi­dère que les ensei­gnants doivent appuyer les étu­diant-e-s en grève. On nous dit que les pro­fes­seur-e-s doivent être neutres dans le conflit qui déchire notre société. Cela n’est pas sans rap­pe­ler le ban­lieu­sard aliéné de la pièce de Claude Meunier Les voi­sins qui s’exclame : « Y’a tu moyen qu’un jour, il ne se passe rien ? ». Il fau­drait oublier la grève étu­diante, « passer à autre chose », c’est-à-dire à rien. Et le gou­ver­ne­ment s’en assure avec une loi qui inter­dit de penser et de parler.

C’est pour­quoi désor­mais, au Québec, il est devenu cri­mi­nel de prendre posi­tion, d’être un intel­lec­tuel, un pro­fes­seur, qui est atta­ché à la recherche de la vérité et qui vise à com­prendre son ancrage dans le monde. Maintenant, seul pré­vau­dra le men­songe géné­ra­lisé, et il n’est plus permis d’élever sa voix pour le ques­tion­ner.

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Déclaration du 25 avril 2012
Pour la défense de la société

Le Québec vit actuel­le­ment une des crises les plus pro­fondes de son his­toire depuis la crise d’Octobre. Le gou­ver­ne­ment dit que les dés sont joués, que la fata­lité du destin aurait mené la société qué­bé­coise et ses uni­ver­si­tés à inté­grer le capi­ta­lisme glo­ba­lisé. D’autres prônent le dia­logue et le consen­sus. Mais le dia­logue est impos­sible. Le gou­ver­ne­ment auto­ri­taire n’écoute pas : il oppose les injonc­tions, les matraques et l’humiliation. Il demande aux étu­diant-e-s de s’excuser chaque fois qu’une pou­belle est ren­ver­sée. Ou qu’une banque est blo­quée durant l’heure du diner. Nous sommes dans l’impasse.

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