Ariane-bilodeau

Réponse à l’article « Une femme nue pour dessert. Tripes & Caviar offre son ‘‘John Mike Pollock’’ sur corps féminin » 1
Le John Mike Pollock : art ou récupération marchande ?
mercredi 17 février 2016
Gauche / Mouvements sociaux

Marc_Desgrandchamps« L’histoire ne ces­sera de se répé­ter, les vain­queurs conti­nue­ront de mar­cher sur les cadavres des morts, mais dans ce cor­tège immé­mo­rial, l’artiste fait parler la vic­time et lui rend sa dignité. »2 L’art peut rendre la parole. Peut inté­grer le récit de l’altérité. Peut occu­per l’imaginaire en pro­po­sant une sorte de répa­ra­tion. L’art peut évi­dem­ment se dis­so­cier de ce désir de jus­tice. Depuis le 18e siècle, l’art ne répond plus ni aux mécènes ni à l’Église. L’art est libre. Il peut même se dis­so­cier de la beauté. Il est sorti du cadre (out­side the box comme nous le rap­pe­lait une réfé­rence à Jackson Pollock dans l’article Une femme nue pour des­sert3 ) pour exis­ter en ses propres lois, fonc­tion­ner selon les ter­ri­toires qu’il crée.

Art ou diver­tis­se­ment ?

Bernard Émond avan­çait dans une leçon de scé­na­ri­sa­tion : « Dis-moi ce que tu visionnes et je te dirai qui tu es »4 en par­lant des films, block­bus­ters et autres genres. Pour répondre à l’idée de l’art dans l’univers fil­mique, Émond pro­po­sait deux étapes : rup­ture avec soi et ren­contre avec autrui. S’il n’y a pas cette rup­ture, s’il n’y a qu’expression de soi (ce qui est à peu près sans inté­rêt), si les pro­ta­go­nistes ne repré­sentent qu’une enflure de soi, un dis­po­si­tif du même, nous sommes en pré­sence d’insigni­fiances où le diver­tis­se­ment dame le pion à l’art. Un diver­tis­se­ment qui, para­doxa­le­ment, loin de nous évader de nous-mêmes, nous y confine, nous y condamne.

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En marge du projet sur la Charte des valeurs québécoises
Vrais problèmes / Faux débats
samedi 19 octobre 2013
Gauche / Mouvements sociaux

Le débat sur le projet de charte des valeurs qué­bé­coises pola­rise l’opinion d’une manière qui nous semble mal­saine. La ques­tion des signes reli­gieux dits « osten­ta­toires » prend toute la place, alors que les enjeux fon­da­men­taux sur l’inclusion, l’égalité et la laï­cité semblent relégués.Pendant ce temps alors que le Québec est déjà entré dans une période pré-élec­to­rale, le gou­ver­ne­ment de même que les partis d’opposition PLQ et CAQ semblent contents de ne pas parler du déve­lop­pe­ment pétro­lier sans limites, du ter­ri­toire donné en pâture aux minières et des cou­pures dans l’éducation, la santé, l’aide sociale. C’est un très mau­vais « consen­sus » de ces prin­ci­paux acteurs poli­tiques, alors que la véri­table menace contre les com­mu­nau­tés est le féti­chisme de « l’économie d’abord », comme le disait le slogan élec­to­ral du gou­ver­ne­ment de Jean Charest.

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