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Le bien commun et le « communisme » ?
dimanche 15 avril 2012
Université populaire 2012

Gouverner en obéis­sant, c’est affir­mer au quo­ti­dien que le sou­ve­rain n’est pas l’État mais bien le peuple. Le peuple ne se fait pas entendre seule­ment une fois tous les cinq ans aux élec­tions. Chaque jour le peuple parle et défi­nit ses besoins, attentes et exi­gences col­lec­tives. Que doit faire un gou­ver­ne­ment popu­laire ?

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Marxisme et indianisme
Présentation du texte d’Álvaro García Linera : « Marxisme et indianisme » (2005)

« Je suis une personne qui a vécu son adolescence dans une période de grande instabilité politique : élections, coups d’État, élections, autres coups d’État, dans un contexte fort de mobilisations, de projets, de débats, d’utopies. Je parle de la fin des années 70 et je crois que cela a eu une influence sur mon rapprochement personnel avec la politique et les sciences sociales » [1]. Agé de 46 ans, c’est ainsi qu’Álvaro García Linera, actuel vice-président de la République bolivienne et bras droit du Président aymara Evo Morales décrit son parcours biographique. Inspiré par Pierre Bourdieu, le penseur marxiste péruvien José Carlos Mariátegui ou encore Toni Negri, García Linera est souvent présenté comme l’un des principaux penseurs organiques du gouvernement bolivien et de sa « Révolution démocratique ». Avant de rejoindre le Mouvement au socialisme (MAS), ce mathématicien engagé et sociologue autodidacte orignal, a été lié durant des décennies aux luttes de son pays. Il rejoint, au début des années 1990, l’Armée guerrillera Túpak Katari (EGTK), qui cherchait à alimenter un soulèvement indigène dans le pays. Il y rencontre Felipe Quispe, leader aymara toujours actif et rival d’Evo Morales. La guérilla vaincue, García Linera passera cinq années en prison (1992-1995) au cours desquelles il étudie la sociologie.

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