Au Moyen-Orient, les Etats-Unis sont au service d’Israël

Par Mis en ligne le 24 février 2011
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Obama – potiche de ser­vice fai­sant ici acte d’allégeance à l’AIPAC – a tou­jours eu à coeur de conti­nuer et voir de ren­for­cer la poli­tique amé­ri­caine de sou­tien incon­di­tion­nel à l’état raciste et colo­nia­liste israé­lien

Mon inter­lo­cu­teur est un des com­men­ta­teurs les plus fins des médias alter­na­tifs sur la poli­tique des USA notam­ment, mais pour lui il est clair qu’Israël n’a pas une influence notable sur ce que les USA font dans la région.

Moi je crois qu’il souffre d’une sorte d’aveuglement en ce qui concerne Israël, ce qui n’est pas rare chez les pen­seurs pro­gres­sistes. Mais peut-être que les récents déve­lop­pe­ments qui secouent la région lui ouvri­ront fina­le­ment les yeux et ceux de tous ceux qui mini­misent le rôle cen­tral d’Israël dans la poli­tique des USA.

Les récents évé­ne­ments en Egypte, la révé­la­tion des câbles du dépar­te­ment d’état par Wikileaks et les docu­ments pales­ti­niens révé­lés par Al-Jazeera sur les pour­par­lers de paix israélo-pales­ti­niens montrent, comme aucune autre série d’événements n’aurait sans doute pu le faire, que les USA font ce qu’ils font au Moyen Orient en grande partie à cause d’Israël – dans le but de pro­té­ger et défendre Israël contre ses voi­sins arabes qui ne sont pas d’accord avec le trai­te­ment qu’Israël inflige aux pales­ti­niens sous son contrôle, contre les Musulmans qui ont des griefs simi­laires, contre ceux qui cri­tiquent les exploits mili­taires d’Israël aux dépens des états voi­sins, contre la colère d’autres états qu’Israël menace encore, contre les gou­ver­ne­ments de la région qui remettent en ques­tion le mono­pole nucléaire d’Israël ou qui tentent de déve­lop­per leurs propres arse­naux pour se défendre contre Israël.

Il est ins­truc­tif de se rap­pe­ler que l’Egypte revêt tant d’importance pour les USA presque uni­que­ment parce qu’elle a signé un traité de paix avec Israël en 1979 et qu’elle a aidé à garan­tir la sécu­rité d’Israël en gar­dant sa fron­tière ouest, en l’assistant dans ses attaques contre d’autres pays arabes, en fer­mant les tun­nels de Gaza qui per­met­taient au Hamas de se pro­cu­rer des armes de contre­bande et à la popu­la­tion de s’approvisionner en nour­ri­ture et autres pro­duits de pre­mière néces­sité, ce qui a eu pour effet de saper l’autorité du Hamas à Gaza. Les USA consi­dèrent aussi l’Egypte comme un maillon essen­tiel de sa « guerre contre le ter­ro­risme » et de sa guerre contre l’islamisme radi­cal ; cette col­la­bo­ra­tion contre le ter­ro­risme est elle aussi étroi­te­ment liée aux inté­rêts sécu­ri­taires d’Israël.

L’Egypte est bien sûr une puis­sance régio­nale en elle-même. Sa taille et sa situa­tion stra­té­gique lui assurent une influence durable et consi­dé­rable dans l’évolution poli­tique du Moyen Orient et elle a long­temps été au coeur de la culture arabe même sans le sou­tien éta­su­nien.

Les trois der­nières semaines de lutte pour la démo­cra­tie de son peuple ont rehaussé son impor­tance en cap­ti­vant l’attention des peuples de la terre entière (à l’exception de beau­coup de monde, peut-être même la majo­rité, en Israël et à l’exception des irré­duc­tibles droi­tistes des USA, dont les sup­por­ters éta­su­niens d’Israël).

Mais la réa­lité pro­fonde est que les USA n’auraient pas eu une col­la­bo­ra­tion mili­taire, poli­tique et éco­no­mique aussi impor­tante avec l’Egypte au cours de plus de trente ans si l’Egypte n’avait pas été l’amie d’Israël et si, selon les termes de l’expert du Moyen Orient Rashid Khalidi, l’Egypte n’avait pas accepté « l’hégémonie régio­nale d’Israël. » L’aide mili­taire annuelle de 1,5 mil­liard de dol­lars et l’assistance au déve­lop­pe­ment et à l’économie de 28 mil­liards n’auraient jamais été octroyées à l’Egypte ces 35 der­nières années si le pré­dé­ces­seur de Mubarak, Anwar Sadat, n’avait pas lit­té­ra­le­ment qué­mandé et fina­le­ment signé un traité de paix avec Israël qui libé­rait Israël de la menace que repré­sen­tait l’Egypte en tant que force mili­taire arabe prin­ci­pale, en aban­don­nant les Palestiniens et d’autres pays arabes à leur sort.

L’Egypte étant deve­nue davan­tage une aide qu’un danger, Israël s’est senti libre d’attaquer plu­sieurs de ses voi­sins, y com­pris le Liban deux fois, et Gaza et la Cisjordanie quan­ti­tés de fois, et libre aussi d’étendre ses colo­nies en absor­bant le ter­ri­toire pales­ti­nien et en oppri­mant cruel­le­ment les Palestiniens sans crainte de repré­sailles ni même de contes­ta­tion sérieuse de la part d’une quel­conque armée arabe.

Le com­men­ta­teur israé­lien Aluf Benn a fait remar­quer qu’en plus, avec Mubarak an pou­voir, le flan ouest d’Israël était pro­tégé au cas où ils auraient voulu atta­quer l’Iran mais main­te­nant les Israéliens n’oseront plus atta­quer l’Iran parce qu’ils ne peuvent plus être sûrs que l’Egypte « approu­vera taci­te­ment toutes leurs actions. » Qui que ce soit qui rem­place Mubarak serait désor­mais, selon lui, trop inquiet d’encourir la colère du peuple s’il col­la­bo­rait avec Israël : « Sans Mubarak Israël ne peut pas atta­quer l’Iran. »

Pour Israël et donc pour les USA, les mil­liards de dol­lars d’investissements éta­su­niens ont vrai­ment valu la peine. La perte de la « sta­bi­lité » que l’Egypte garan­tis­sait – c’est à dire la perte de la garan­tie qu’avait Israël que son statut de pou­voir domi­nant de la région ne serait pas contesté- a changé la donne en ce qui concerne les cal­culs stra­té­giques d’Israël et des USA dans la région.

Avant le traité de paix israélo-égyp­tien, les USA n’avaient jamais tout à fait consi­déré l’Egypte comme l’atout stra­té­gique qu’il est devenu après avoir subor­donné ses capa­ci­tés mili­taires aux inté­rêts d’Israël. On peut dire la même chose des rela­tions des USA avec plu­sieurs autres pays arabes. Les inter­ven­tions des USA au Liban -y com­pris ses efforts pour libé­rer le Liban de la domi­na­tion syrienne- ont été presque entiè­re­ment liées aux inté­rêts d’Israël au Liban.

L’échec de l’invasion par Israël en 1982 a encore des réper­cus­sions : suite à l’invasion, les USA ont envoyé un contin­gent de Marines qui s’est engagé dans des com­bats directs avec les fac­tions liba­naises, entraî­nant le bom­bar­de­ment dévas­ta­teur des quar­tiers géné­raux des Marines qui a causé la mort de 241 membres du per­son­nel en 1983 ; l’essor du Hizbullah qui repré­sen­tait la popu­la­tion shiite assié­gée du sud du Liban est la consé­quence directe de l’invasion israé­lienne ; la série de kid­nap­pings de membres du per­son­nel éta­su­nien par le Hizbullah dans les années 1980 a pour ori­gine l’hostilité pro­vo­quée par le sou­tien des USA à Israël.

Lorsque Israël a quitté le sud du Liban après 20 ans d’occupation, il lais­sait der­rière lui un Hizbullah ren­forcé ; Le conflit conti­nuel le long de la fron­tière avec le Liban a culminé dans une attaque bru­tale du Liban par Israël pen­dant l’été 2006, attaque qui n’a pas réussi à venir à bout de l’organisation isla­mique ni à dimi­nuer sa popu­la­rité ; c’est pour­quoi les USA s’efforcent depuis des années de saper le Hizbullah essen­tiel­le­ment pour que le Liban ne cause pas d’ennuis à Israël.

La Jordanie est un allié mineur des USA depuis des dizaines d’années, mais le traité de paix qu’il a conclu avec Israël en 1994 a aug­menté son crédit auprès des USA et le pays a obtenu une aide éco­no­mique et mili­taire sup­plé­men­taire sur la fron­tière est qui le relie à Israël. Le dépar­te­ment d’état des USA fait, dans son ana­lyse, un lien plus ou moins directe entre les rai­sons de ses bonnes rela­tions avec la Jordanie et Israël sans tou­te­fois men­tion­ner Israël : « La poli­tique des USA est de ren­for­cer l’engagement de la Jordanie en faveur de la paix, la sta­bi­lité et la modé­ra­tion. Le pro­ces­sus de paix et la lutte de la Jordanie contre le ter­ro­risme vont dans le même sens que nous et confortent indi­rec­te­ment des inté­rêts éta­su­niens plus larges. C’est pour­quoi, par le biais d’aides éco­no­miques et mili­taires et d’une col­la­bo­ra­tion poli­tique étroite, les USA ont aidé la Jordanie à main­te­nir la paix et la pros­pé­rité. »

L’allusion au fait de « ren­for­cer » l’engagement de la Jordanie en faveur de « la paix, la sta­bi­lité et la modé­ra­tion » et de main­te­nir « la sta­bi­lité et la pros­pé­rité » sont des réfé­rences évi­dentes au désir de main­te­nir le calme dans cette région et notam­ment sur la fron­tière avec Israël.

Tout aussi clai­re­ment : « confortent indi­rec­te­ment des inté­rêts éta­su­niens plus larges » fait réfé­rence à l’engagement éta­su­nien de pro­té­ger les inté­rêts sécu­ri­taires d’Israël. « Modération » dans le jargon du dépar­te­ment d’état est le code qui désigne une orien­ta­tion pro-israé­lienne ; et « sta­bi­lité » est le code pour un envi­ron­ne­ment sûr qui béné­fi­cie avant tout à Israël.

On peut dire sans risque d’erreur que ni le Liban ni la Jordanie n’auraient autant d’importance pour les USA si ces der­niers ne consi­dé­raient pas comme néces­saire de main­te­nir la sta­bi­lité et le calme dans ces pays limi­trophes pour la sécu­rité d’Israël. On ne peut pas dire la même chose de l’Arabie Saoudite, où les USA ont des inté­rêts pétro­liers vitaux qui n’ont rien à voir avec Israël.

Mais il n’en reste pas moins vrai que les USA ont réussi à endi­guer toute vel­léité saou­dienne de défendre les Palestiniens ou n’importe quelle autre com­mu­nauté arabe assié­gée par les Israéliens, et les ont convain­cus de s’aligner au moins impli­ci­te­ment sur Israël dans la plu­part des cas, comme pen­dant l’attaque du Liban en 2006 ou pen­dant l’assaut contre Gaza de 2008-2009, ou en ce qui concerne la menace sup­po­sée que repré­sente l’Iran. Le temps où les Saoudiens en vou­laient assez aux USA de leur sou­tien à Israël pour décla­rer un embargo pétro­lier comme en 1973, est depuis long­temps révolu.

La récente publi­ca­tion de câbles du dépar­te­ment d’état par Wikileaks, et sur­tout la révé­la­tion par Al-Jazeera d’un docu­ment de tra­vail pales­ti­nien trai­tant des négo­cia­tions des dix der­nières années, jettent une lumière éton­nante sur le mal que se donnent et que se sont tou­jours donnés les USA pour aider Israël dans ses négo­cia­tions avec les Palestiniens. Le sou­tien des USA à Israël n’a jamais été un secret, mais le docu­ment qui a fuité éclaire d’une manière dra­ma­tique le mépris total des USA pour les demandes pales­ti­niennes et son impuis­sance abso­lue à obte­nir d’Israël la moindre conces­sion.

Il est frap­pant de consta­ter quand on lit ces docu­ments que le posi­tion­ne­ment des USA comme « avocat d’Israël » – selon l’expression de Aaron David Miller suite à sa par­ti­ci­pa­tion aux négo­cia­tions à l’époque de Bill Clinton- est le même pour toutes les admi­nis­tra­tions éta­su­niennes que ce soit celle de Bill Clinton, de George W. Bush ou de Barak Obama. Les inté­rêts et les exi­gences d’Israël triomphent tou­jours.

Au delà du monde arabe, la poli­tique des USA sur l’Iran est dictée plus ou moins com­plè­te­ment par Israël. Israël et ses sup­por­ters aux USA sont entiè­re­ment à l’origine de la pres­sion pour atta­quer l’Iran -soit par une attaque éta­su­nienne ou une attaque israé­lienne sou­te­nue par les USA- qui s’est exer­cée pen­dant la plus longue partie des huit années de la guerre d’Irak.

Cette pres­sion s’exerce au grand jour et on ne peut pas la nier. Si les USA se retrouvent mêlés direc­te­ment ou par le biais de leur sou­tien à Israël à une attaque mili­taire contre l’Iran, ce sera parce que Israël vou­lait qu’il en soit ainsi ; s’il n’y a pas d’attaque, ce sera pro­ba­ble­ment, comme Aluf Benn, l’a noté, que l’enthousiasme d’Israël se sera refroidi à la suite de la révo­lu­tion égyp­tienne.

Israël et son désir de main­te­nir son hégé­mo­nie régio­nale a aussi joué un rôle sub­stan­tiel dans la décla­ra­tion de guerre des USA à l’Irak bien que cette façon de voir soit contes­tée à la fois par les pro­gres­sistes et les conser­va­teurs ; pour les uns comme pour les autres c’est même la chose la plus dif­fi­cile à admettre dans tout ce qui concerne les rela­tions entre les USA, Israël et les arabes.

Mon inter­lo­cu­teur pro­gres­siste, par exemple -qui est pro­fon­dé­ment opposé à l’aventure des USA en Irak, qui s’oppose avec la même force à toute éven­tua­lité d’une attaque de l’Iran et qui s’est senti embar­rassé sans nul doute par les fluc­tua­tions des USA à propos du départ de Mubarak— est en désac­cord com­plet avec ma sug­ges­tion qu’Israël et ses sup­por­ters néo-conser­va­teurs aient joué un rôle dans la décla­ra­tion de guerre des USA à l’Irak. Plus tôt dans la dis­cus­sion, il avait parlé lon­gue­ment des néo-conser­va­teurs, de leur ancien think tank, « Le Projet pour l’Amérique du nou­veau siècle » (PNAC), et de la volonté tenace du tandem néo-conser­va­teurs-PNAC de faire pro­gres­ser l’hégémonie éta­su­nienne dans le monde, et il avait sou­li­gné que, George W. Bush en arri­vant au pou­voir, avait inté­gré tout le think tank dans son admi­nis­tra­tion.

Mais bien qu’il soit conscient des objec­tifs des néo-conser­va­teurs et ait constaté qu’ils réus­sis­saient à les atteindre, il ne vou­lait pas admettre que le PNAC et les néo-conser­va­teurs dési­raient tout autant déve­lop­per l’hégémonie régio­nale d’Israël que l’impérialisme éta­su­nien.

Quand d’un autre côté je lui ai fait remar­quer que Bush n’avait pas seule­ment inté­gré tout le think tank à l’administration, il avait aussi promu le lobby israé­lien, ou du moins sa branche la plus active, aux plus hauts éche­lons des cercles de déci­sion de l’administration, mon ami est tombé d’accord avec moi : « Oh bien sûr, s’est-il exclamé avec vigueur, ils -c’est à dire les néo-conser­va­teurs- sont tous des membres du Likud. » (Le parti de droite israé­lien NdT).

Il y a une sorte de contra­dic­tion ici qu’il ne semble pas remar­quer : bien qu’il recon­naisse que les néo-conser­va­teurs soient très proches d’Israël, il ne veut pas admettre qu’ils exercent la moindre influence en termes poli­tiques en faveur d’Israël. Comme s’ils avaient renoncé à leurs sym­pa­thies pro-israé­liennes à la porte de la Maison Blanche et du Pentagone quand ils sont deve­nus offi­ciel­le­ment des déci­deur poli­tiques. Comme s’ils avaient oublié leur long passé en tant qu’avocat d’Israël et les ins­truc­tions poli­tiques que les lea­ders israé­liens avaient don­nées à beau­coup d’entre eux – ins­truc­tions qui com­pre­naient même une recom­man­da­tion écrite par le gou­ver­ne­ment israé­lien en 1996 de décla­rer la guerre à l’Iraq.

Cela fait des années, pour ne pas dire des dizaines d’années, que la plu­part des ana­lystes sont conscients du parti pris des USA en faveur d’Israël, mais cette évi­dence n’a jamais été aussi fla­grante que depuis les nou­veaux déve­lop­pe­ments qui ont mis à nu cette rela­tion et le fait qu’Israël est au centre de pra­ti­que­ment chaque mou­ve­ment des USA dans la région. Ça a long­temps été un tabou de parler de ça, un tabou qui a lié les langues de per­sonnes comme mes inter­lo­cu­teurs.

Personne n’ose men­tion­ner Israël de peur d’être taxé d’antisémitisme, ou d’être accusé de réser­ver toutes ses cri­tiques « exclu­si­ve­ment » à Israël ; les médias évitent de parler d’Israël et de ce qu’Israël fait au Moyen Orient et plus spé­ci­fi­que­ment aux Palestiniens qui vivent sous son contrôle parce qu’ils ont peur que leur direc­teur ne reçoive des lettres furieuses et que les sup­por­ters d’Israël n’annulent leurs abon­ne­ments.

Les membres du Congrès ne veulent pas mettre en danger leurs cam­pagnes de fonds en par­lant hon­nê­te­ment à Israël. Et c’est ainsi qu’Israël a dis­paru des écrans radars. Il arrive aux pro­gres­sistes de « men­tion­ner Israël en pas­sant », comme me l’a dit mon ami, mais rien de plus. Et donc, parce que per­sonne n’en parle, il ne vient plus à l’idée de per­sonne qu’Israël puisse être la cause pre­mière de tant de déci­sions et d’actions poli­tiques éta­su­niennes au Moyen Orient.

Il est temps que nous nous en ren­dions compte. Tout le monde qu Moyen Orient s’en est déjà rendu compte comme la révo­lu­tion égyp­tienne l’a mis en lumière. Et il est pro­bable que le monde entier s’en soit aussi rendu compte. Nous devrions nous mettre à écou­ter les peuples du monde, au lieu de leurs lea­ders qui nous disent ce que nous vou­lons entendre.

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* Kathleel Christison est une ancienne ana­lyste poli­tique de la CIA et l’auteur de plu­sieurs livres sur la ques­tion pales­ti­nienne, y com­pris Palestine in Pieces, écrit avec son mari aujourd’hui décédé Bill Christison. On peut la jiondre à : kb.​christison@​earthlink.​net.

De la même auteure :

- Télégrammes du dos­sier Wikileaks sur l’attaque israé­lienne contre Gaza – 22 jan­vier 2011
- « L’Autorité pales­ti­nienne est prête à tout pour plaire à l’administration amé­ri­caine » – 17 novembre 2010
- Une crise nou­velle se déve­loppe en Palestine – 13 octobre 2009
- Obama veut sauver la Palestine pen­dant qu’Israël la détruit – 18 avril 2009
- Obama et l’Empire – 18 mars 200
- L’aide mili­taire US à Israël – 9 mars 2009
- Palestine – Israël : un ou deux Etats ? – 14 mars 2008
- Ce que pense l’Amérique de la Palestine – 17 février 2008

16 février 2011 – CounterPunch – Vous pouvez consul­ter cet article à :
[->http://​www​.coun​ter​punch​.org/c…
Traduction : Dominique Muselet

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