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Printemps 2015 : la CSN sait-elle où elle s’en va ?

Ce n’est pas que la CSN soit, en termes d’intervention géné­rale, bien dif­fé­rente de la CSQ et de la FTQ, mais quand même ! À cause de sa struc­tu­ra­tion démo­cra­tique (chaque syn­di­cat local reste auto­nome), à cause aussi de cer­taines de ses tra­di­tions, il y cir­cu­lait tou­jours un air de liberté ainsi qu’un indé­niable sens du mili­tan­tisme qui en fai­sait un lieu d’expression pri­vi­lé­gié de la cri­tique sociale et poli­tique. Ce n’est pas pour rien que la CSN fut celle de Marcel Pépin et de Michel Chartrand. Et après tout, encore en 2003 on y défen­dait l’idée de « grève sociale », au sein du mou­ve­ment syn­di­cal. Cependant depuis quelque temps, et en par­ti­cu­lier depuis ce prin­temps 2015, on a l’impression que la CSN s’empêtre dans des conflits internes tota­le­ment contre-pro­duc­tifs et mul­ti­plie au niveau externe les signaux contraires et déso­rien­tants. À donner l’impression qu’elle sait chaque fois moins où elle s’en va !

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Éléments de bilan sur le Forum social mondial de Tunis
vendredi 10 avril 2015
Gauche / Mouvements sociaux

Environ 45 000 per­sonnes venant de 4 000 asso­cia­tions et de 120 pays ont par­ti­cipé à ce FSM qui se réunis­sait les 24-25-26-27 et 28 mars der­niers dans la capi­tale tuni­sienne, ber­ceau du « prin­temps arabe ». L’évènement s’est déroulé dans un climat par­ti­cu­lier à la suite d’attaques meur­trières contre des tou­ristes dans la semaine pré­cé­dant le FSM. Trois ans après le prin­temps arabe, la Tunisie se retrouve dans un moment dif­fi­cile. L’effervescence après le ren­ver­se­ment de la dic­ta­ture de Ben Ali s’est estom­pée quelque peu.

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FSM Tunis 2015
Le forum de toutes les alternatives
lundi 6 avril 2015
Gauche / Mouvements sociaux

Un Forum Social Mondial repré­sente un kaléi­do­scope fas­ci­nant des inno­va­tions et alter­na­tives mises en œuvre dans le monde entier.

Le campus de l’université Farhat Hached El Manar de Tunis bruis­sait comme en 2013 des innom­brables conver­sa­tions, confé­rences, débats, assem­blées au cours des­quelles des mil­liers de par­ti­ci­pants démon­traient qu’un autre monde est pos­sible. Impossible de syn­thé­ti­ser cette masse d’informations, mais il est pos­sible d’en décrire les grandes orien­ta­tions.

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(Dé) unis contre le terrorisme
mercredi 1 avril 2015
Gauche / Mouvements sociaux

Aujourd’hui, à Tunis tous dis­cutent de l’impact ter­rible de l’attentat contre des tou­ristes qui est sur­venu plus tôt dans le mois. Les gens direc­te­ment affec­tés sont ceux qui tra­vaillent dans le tou­risme. Ils sont plus d’un mil­lion dans ce pays. Car la Tunisie est choyée par de somp­tueuses richesses du côté de son his­toire, de son archi­tec­ture et de sa nature. On peut s’y délec­ter entre les ves­tiges des grandes civi­li­sa­tions phé­ni­cienne, romaine, otto­mane, arabe, et des plages qui comptent parmi les plus magni­fiques de la Méditerranée, sans comp­ter les splen­dides beau­tés du désert.

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Déclaration
« Refuser l’austérité pour construire un Québec plus juste ! »
lundi 30 mars 2015
Gauche / Mouvements sociaux

NOUS, acteurs du pro­grès social, orga­nismes com­mu­nau­taires, asso­cia­tions étu­diantes, groupes envi­ron­ne­men­taux, mou­ve­ment fémi­niste et orga­ni­sa­tions syn­di­cales, nous nous enga­geons par notre soli­da­rité à :

« Refuser l’austérité pour construire un Québec plus juste ! »

Parce que nous défen­dons l’accessibilité et la qua­lité des ser­vices à la popu­la­tion dans la santé, dans les ser­vices sociaux, dans l’éducation et dans les ser­vices de garde pour assu­rer une plus grande jus­tice sociale et une meilleure redis­tri­bu­tion de la richesse ;

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Economie mondiale
« Une situation systémique qui est spécifique à la financiarisation comme phase historique »
vendredi 27 mars 2015
Gauche / Mouvements sociaux

La lutte menée face au capi­tal par les travailleurs/​travailleuses et les couches urbaines et rurales pau­pé­ri­sées par­tout dans le monde se déroule aujourd’hui dans le cadre de l’économie et la société capi­ta­liste mon­diale à un moment spé­ci­fique de son his­toire, qui est aussi celle de l’humanité. La crise éco­no­mique et finan­cière – qui a com­mencé en juillet-août 2007, connu un pre­mier moment paroxys­tique en sep­tembre 2008 (faillite de Lehmann) et débou­ché sur une réces­sion mon­diale suivie d’une stag­na­tion sans fin [1] – est bien plus qu’une nou­velle « très grande crise ».

Elle marque à un degré jamais connu avant les limites his­to­riques du capi­ta­lisme qui, faute d’avoir pu être trans­cen­dées, annoncent une nou­velle époque de bar­ba­rie. Cette der­nière inclut cen­tra­le­ment le bas­cu­le­ment, dif­fé­ren­cié bien entendu entre pays et conti­nents, dans les formes d’exploitation et les condi­tions d’existence des tra­vailleurs et des masses pau­pé­ri­sées, mais aussi le chan­ge­ment cli­ma­tique et d’autres dimen­sions de la crise envi­ron­ne­men­tale (par exemple les pol­lu­tions chi­miques) dont ils sont déjà le plus sou­vent les pre­miers à subir les consé­quences. Enfin, elle est mar­quée par des guerres nou­velles dont les popu­la­tions pau­pé­ri­sées sont une fois encore les pre­mières vic­times, comme au Proche et au Moyen-Orient.

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Le modèle allemand et l’offensive contre les droits sociaux
mercredi 25 mars 2015
Gauche / Mouvements sociaux

Les patrons alle­mands, aidés par le gou­ver­ne­ment socia­liste de Gerhard Schröder en 2003-2005, ont réussi à impo­ser des sacri­fices aux tra­vailleurs.

L’étude En finir avec la com­pé­ti­ti­vité publiée conjoin­te­ment par ATTAC et la Fondation Copernic résume ainsi les grandes étapes des atteintes aux conquêtes des tra­vailleurs d’Allemagne et à leurs droits sociaux et éco­no­miques :

« Les lois Hartz (du nom de l’ex-directeur des Ressources humaines de Volkswagen et conseiller de Gerhard Schröder) se sont éche­lon­nées entre 2003 et 2005. Hartz I oblige les chô­meurs à accep­ter l’emploi qui leur est pro­posé, même pour un salaire infé­rieur à leur indem­nité chô­mage. Hartz II ins­ti­tue des mini-jobs à moins de 400 euros men­suels (exemp­tés de coti­sa­tions sociales sala­riées). Hartz III limite à un an le ver­se­ment des allo­ca­tions chô­mage pour les tra­vailleurs âgés et en durcit les condi­tions d’attribution. Hartz IV fusionne l’allocation chô­mage de longue durée et les aides sociales, et les pla­fonne à 345 euros par mois. Aux lois Hartz s’ajoutent les réformes suc­ces­sives des retraites et du sys­tème d’assurance-maladie : retraite par capi­ta­li­sa­tion (retraites Riester); hausse des coti­sa­tions, report de l’âge légal de départ à la retraite (objec­tif 67 ans en 2017). »

Par
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Réflexions sur Syriza : Endettés, mais pas coupables !
vendredi 20 mars 2015
Gauche / Mouvements sociaux

À en croire nos médias, le gou­ver­ne­ment Syriza en Grèce ne serait rien d’autre qu’une bande d’extrémistes popu­listes prô­nant des mesures aussi déma­gogues qu’« irra­tion­nelles » et « irres­pon­sables ».

Rien n’est moins vrai. Bien au contraire, ce sont les poli­tiques euro­péennes qui ont été, et conti­nuent d’être, d’une irra­tio­na­lité évi­dente. Depuis 2008, la Grèce a été contrainte de pro­mul­guer des mesures d’austérité dras­tiques pour remettre ses finances à flot ; et pour­tant, sept ans et une ter­ri­fiante réces­sion plus tard, ces der­nières sont plus près du nau­frage qu’auparavant. La dette natio­nale, qui équi­va­lait à un peu plus de 100 % du PIB, a explosé à 175 % du PIB, soit 320 mil­liards d’euros. Si cette situa­tion ne peut être qua­li­fiée d’irrationnelle, alors le mot lui-même n’a aucun sens. Pourquoi, peut-on se deman­der, l’UE fait-elle donc subir ceci à la Grèce ?

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La Marche mondiale des femmes : un mouvement irréversible et plus que jamais actuel
mercredi 18 mars 2015
Gauche / Mouvements sociaux

À la suite de la marche « du pain et des roses » entre­prise par les femmes qué­bé­coises en 1995, une impor­tante délé­ga­tion du mou­ve­ment des femmes a par­ti­cipé à un forum paral­lèle à la 4e Conférence mon­diale de l’ONU de Beiing. C’est lors de cet évé­ne­ment mar­quant dans le déve­lop­pe­ment de la soli­da­rité inter­na­tio­nale qu’elles ont lancé l’idée d’une marche mon­diale des femmes. Le projet a sus­cité de l’intérêt, et une ving­taine de femmes de plu­sieurs pays du monde ont emboîté le pas. C’est ensuite par le biais du vaste réseau des orga­nismes de coopé­ra­tion inter­na­tio­nale (OCI) qué­bé­cois que des groupes de femmes de 161 pays et ter­ri­toires ont été contac­tés pour orga­ni­ser la pre­mière Marche mon­diale des Femmes (MMF) en octobre 2000. La Marche s’est ensuite conso­li­dée à tra­vers le tis­sage de liens entre groupes de femmes : rela­tions Nord-Sud, mais aussi Sud-Sud. Plusieurs OCI qué­bé­cois ont contri­bué à ce résul­tat, en tra­vaillant au ren­for­ce­ment des groupes de femmes et des coor­di­na­tions natio­nales de la Marche, et en per­met­tant à des délé­ga­tions de femmes de par­ti­ci­per aux évé­ne­ments phares de la Marche.

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Grèce : un jeu complexe
Nous assistons actuellement à un jeu de bluff et de contre-bluff
mercredi 11 mars 2015
Gauche / Mouvements sociaux

Syrisa a rem­porté la vic­toire aux élec­tions grecques le 25 jan­vier. Peu de temps s’est écoulé, et pour­tant on peut com­men­cer à prendre un cer­tain recul devant l’événement.

Après une semaine d’étonnement devant un gou­ver­ne­ment qui applique son pro­gramme (et qui tient ses pro­messes, ce qui change…), après avoir pris acte des pre­miers gestes poli­tiques de l’équipe d’Alexis Tsipras (et de son nou­veau ministre des finances), après avoir remisé la « Troïka », soit l’alliance du FMI, de la Banque Centrale Européenne et de la Commission Européenne, au rayon des acces­soires surannés[1], il convient de s’interroger sur la stra­té­gie de Syriza.

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