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Internationale / Mondialisation / Rapports Nord-Sud

RIO + 20 : le tragique carnaval

« Quand l’homme aura fait tomber le der­nier arbre, conta­miné le der­nier ruis­seau, pêché le der­nier pois­son, il s’apercevra que l’argent n’est pas comes­tible ! »
— Proverbe indien

Pendant près d’une semaine, la pla­nète des cré­dules a été tenue en haleine par des médias qui nous ont pré­senté le Sommet de Rio comme le sommet de la der­nière chance. Mieux, nous avons eu en prime le com­mu­ni­qué final avant la réunion des grands de ce monde. Cependant, et curieu­se­ment, en l’espace de deux mois, trois rap­ports venant de la Banque mon­diale, de l’OIT et du Pnue ont minu­tieu­se­ment mis en condi­tion l’opinion inter­na­tio­nale sur la conver­gence quant à la néces­sité d’aller vers l’économie verte. Nous allons les pré­sen­ter après un état des lieux, 20 ans après Rio.

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Sommet de la Terre de Rio et Sommet des Peuples
Rio+20 : impasse gouvernementale, convergence sociale

Alors que nos gou­ver­nant-e-s font preuve d’un manque fla­grant de volonté d’agir à la Conférence des Nations Unies sur le déve­lop­pe­ment durable (Rio+20), la société civile qué­bé­coise converge avec les peuples du monde pour pro­po­ser des solu­tions. Lors d’un point de presse au Sommet des peuples pour la jus­tice sociale et envi­ron­ne­men­tale, des repré­sen­tant-e-s qué­bé­cois-es d’associations envi­ron­ne­men­tales, de lutte contre la pau­vreté, syn­di­cales, autoch­tones, étu­diant-e-s et de la jeu­nesse on fait connaître leurs réponses à l’inertie des gou­ver­ne­ments et aux propos que Jean Charest, Premier ministre du Québec, a tenu à Rio sur le Plan Nord. Le tout dans la pers­pec­tive des luttes du prin­temps qué­bé­cois et de l’urgence d’actions immé­diates.

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Délégation québécoise au sommet des peuples de RIO+20

Rio de Janeiro, Brésil, 19 juin 2012 – Alors que le Premier Ministre du Québec Jean Charest pré­sente le Plan Nord comme un modèle à suivre en termes de déve­lop­pe­ment durable, les orga­ni­sa­tions de la société civile qué­bé­coise cri­tiquent ce projet à Rio+20. Dimanche le 17 juin, le Premier Ministre du Québec pré­sen­tait le Plan Nord au Forum des Parties Prenantes asso­cié à la Conférence des Nations Unies sur le déve­lop­pe­ment durable. À son arri­vée, Jean Charest a été accueilli par une tren­taine de per­sonnes arbo­rant le carré rouge, scep­tiques quant à la pré­sen­ta­tion qu’il s’apprêtait à faire. Visiblement, deux visions du projet « d’une géné­ra­tion » du gou­ver­ne­ment se confrontent à Rio+20. D’un côté, Jean Charest pré­sente son Plan Nord comme un modèle de déve­lop­pe­ment durable que devrait suivre d’autres États. De l’autre, les repré­sen­tants de la société civile sou­lignent les impasses de ce projet. En effet, dans l’espace du Sommet des Peuples, la délé­ga­tion de la société civile qué­bé­coise pré­sen­tait le 18 juin un ate­lier inti­tulé « Industries extrac­tives, droits des autoch­tones et envi­ron­ne­ment : le cas du Plan Nord au Québec ».

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Quand l’économie et le capitalisme se peignent en vert

Le vert fait vendre. De la « révo­lu­tion verte » en pas­sant par la « tech­no­lo­gie verte » et jusqu’à la « crois­sance verte », il s’agit tou­jours de nous faire sortir de la crise. Dernière trou­vaille en date ; l’« éco­no­mie verte ». Une éco­no­mie qui, contrai­re­ment à ce que son nom indique, n’a rien de « vert », mis à part la cou­leur des dol­lars qu’espèrent gagner ceux là même qui en font la pro­mo­tion.

Il faut dire que la nou­velle offen­sive du capi­ta­lisme global, visant à pri­va­ti­ser et à trans­for­mer mas­si­ve­ment en mar­chan­dises les biens com­muns, trouve dans l’économie verte sa plus haute expres­sion. Dans un contexte de crise éco­no­mique comme celle d’aujourd’hui, il s’agit pré­ci­sé­ment d’une des stra­té­gies du capi­tal pour récu­pé­rer des taux de pro­fits élevés, en pri­va­ti­sant les éco­sys­tèmes et en trans­for­mant le « vivant » en mar­chan­dise.

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Message de solidarité de la communauté académique grecque aux étudiants en lutte au Québec

Nous, pro­fes­seurs d’universités grecques, expri­mont notre soli­da­rité à la mobi­li­sa­tion extra­or­di­naire des étu­diants au Québec. La grève étu­diante la plus longue et la plus mas­sive dans l’ his­toire de l’Amérique du Nord est en train de deve­nir une des cam­pagnes les plus impor­tantes dans le monde contre l’austérité.

La com­mu­nauté aca­dé­mique en Grèce suit avec indi­gna­tion, mais aussi avec espoir, la lutte des étu­diants afin de blo­quer l’augmentation des droits de sco­la­rité uni­ver­si­taire et résis­ter à l’attaque néo­li­bé­rale sans pré­cé­dent aux poli­tiques sociales.

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Projet de déclaration universelle du bien commun

Ce projet, encore pro­vi­soire, fruit d’une éla­bo­ra­tion inter­na­tio­nale de juristes et de diri­geants sociaux, est pré­senté par le Forum mon­dial des Alternatives aux Mouvements sociaux et aux Organisations pré­sentes au « Sommet des Peuples » de Rio de Janeiro en juin 2012, afin de rece­voir leurs obser­va­tions et pro­po­si­tions avant de sa pré­sen­ta­tion for­melle à l’occasion du Forum Social Mondial de 2013 en Tunisie. Toute contri­bu­tion de groupe ou indi­vi­duelle est la bien­ve­nue : à envoyer à l’adresse sui­vante : declarabch@​gmail.​com 

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Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale
Si le gouvernement ne nous représente pas, alors exprimons-nous directement !
Du 15 au 23 juin, à Rio de Janeiro (Brésil), se tient le Sommet des peuples pour la jus­tice sociale et envi­ron­ne­men­tale, contre la mar­chan­di­sa­tion de la vie et pour la défense des biens com­muns, évè­ne­ment qui ras­semble les mou­ve­ments sociaux et les orga­ni­sa­tions de la société civile mon­diale. Il se déroule en marge de la Conférence des Nations Unies pour le Développement Durable (20-22 juin) qui va ras­sem­bler gou­ver­ne­ments et experts inter­na­tio­naux afin de pro­gres­ser sur le ter­rain de l’engagement des États envers le déve­lop­pe­ment durable. Le Sommet des peuples se veut un espace où les mou­ve­ments sociaux et orga­ni­sa­tions de la société civile bré­si­lienne et mon­diale entendent abor­der la ques­tion de la crise éco­lo­gique de manière glo­bale, en remet­tant sérieu­se­ment en ques­tion le modèle de pro­duc­tion et de consom­ma­tion domi­nant, en ques­tion­nant le capi­ta­lisme et en met­tant l’accent sur la sou­ve­rai­neté des peuples et la jus­tice cli­ma­tique. Plus de 1600 confé­rences et ate­liers sont ins­crits au pro­gramme du Sommet qui devrait débou­cher sur l’adoption d’une décla­ra­tion des peuples.
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Commentaires sur « La faim du monde » de Hugues Stoeckel
L'humanité au bord d'une famine globale

La lec­ture indis­pen­sable du pre­mier ouvrage de Hugues Stoeckel (1), d’une excep­tion­nelle den­sité infor­ma­tive (479 ren­vois de bas de page invi­tant à enri­chir notre savoir), néces­site une concen­tra­tion maxi­male et la mobi­li­sa­tion de l’ensemble des den­drites qui gar­nissent nos neu­rones. On en sort d’autant moins indemne que le pro­fes­seur de mathé­ma­tiques retraité réfute réso­lu­ment le « devoir d’optimisme », cette « forme d’aveuglement » que beau­coup « d’écologistes » ( ?!?) ins­til­lent, par com­mo­dité, incons­cience ou néga­tion des réa­li­tés, dans leurs écrits.

Son propos se rap­proche indé­nia­ble­ment davan­tage des thèses de Bertrand Méheust (2), de Jean-Christophe Mathias (3) ou de Jean Gadrey (4) que des « Apartés » de Cécile Duflot (5). Le Cassandre éclairé jette à bas « la cer­ti­tude qu’une conduite col­lec­tive ver­tueuse suf­fi­rait à nous assu­rer un bel avenir ». Pour lui, les fari­boles de la « crois­sance verte » et du « déve­lop­pe­ment durable » (6), des « solu­tions déri­soires » uni­que­ment des­ti­nées à « pro­ro­ger la survie du sys­tème », « ne ralen­tissent même pas d’un iota la course vers l’abîme ».

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Les peuples du monde face à l’avancée du capitalisme : Rio +20 et au delà

Document de positionnement de La Via Campesina

Du 20 au 22 juin 2012, des gou­ver­ne­ments du monde entier vont se ras­sem­bler à Rio de Janeiro au Brésil dans le but de com­mé­mo­rer les 20 ans du « Sommet de la terre », la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le déve­lop­pe­ment durable (CNUDD) qui, pour la pre­mière fois en 1992, éta­blit un calen­drier mon­dial pour le « déve­lop­pe­ment durable ». C’est lors de ce sommet qu’ont été adop­tées la Convention sur la Diversité bio­lo­gique (CDB), la Convention des Nations Unies sur le Changement cli­ma­tique (CNUCC) et la Convention sur la Lutte contre la Désertification. Chacune de ces conven­tions pro­met­tait de mettre en place un ensemble de mesures des­ti­nées à pro­té­ger la terre et la vie sur la pla­nète tout en contri­buant à la dignité de tous les êtres humains.

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La nature est un bien commun, pas une marchandise
Non à leur « économie verte » !
D’aucuns parlent de l’« éco­no­mie verte » comme d’une « ges­tion durable » de la nature et de la pla­nète. Elle se résume en réa­lité à une vision de la nature comme capi­tal à gérer de la manière la plus effi­ciente et comme un patri­moine à faire fruc­ti­fier, ce qui pré­sente de nom­breux dan­gers pour les peuples et l’environnement.

Du 20 au 22 juin 2012 se tien­dra à Rio de Janeiro la pro­chaine Conférence des Nations unies pour un déve­lop­pe­ment durable. Vingt ans après le Sommet de la Terre de Rio en 1992, la dégra­da­tion éco­lo­gique s’est accé­lé­rée, les inéga­li­tés se sont creu­sées et la crise actuelle, à la fois finan­cière et éco­no­mique, cli­ma­tique, éco­lo­gique, sociale mine les démo­cra­ties. Mais loin de faire le bilan, le projet de décla­ra­tion de cette Conférence, inti­tulé « Le futur que nous vou­lons », entend faire la pro­mo­tion de « l’économie verte » pré­sen­tée comme la solu­tion aux mul­tiples dimen­sions de la crise et à la mise en œuvre des objec­tifs de déve­lop­pe­ment durable. 

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