Thème

Immigration / Diversité / Autochtones

Les travailleurs à contrat : précarité et dépendance

En contraste avec la tra­di­tion d’immigration per­ma­nente qui le carac­té­ri­sait, l’immigration tem­po­raire au Canada est en aug­men­ta­tion constante depuis le début des années 1990, au point que le nombre des tra­vailleurs tem­po­raires a dépassé celui des immi­grants sélec­tion­nés.

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L’érosion des droits des réfugiés

On estime aujourd’hui que 50 mil­lions de per­sonnes vivent et tra­vaillent en situa­tion irré­gu­lière à l’étranger. Elles seraient entre 1.8 à 3,3 mil­lions dans 15 États membres de l’Union euro­péenne (UE) et plus de 10 mil­lions aux États-Unis (contre 3,5 mil­lions en 1990). Au Canada, le phé­no­mène concer­ne­rait entre 80 000 et 500 000 per­sonnes, dont 20 000 à 50 000 à Montréal. Cependant, ces chiffres demeurent approxi­ma­tifs : la migra­tion irré­gu­lière est, par défi­ni­tion, impos­sible à mesu­rer avec pré­ci­sion. La fron­tière entre la migra­tion de tra­vail et la migra­tion forcée s’estompe : les causes de départ sont de plus en plus inter­con­nec­tées, puisque la guerre et l’instabilité engendrent le défi­cit démo­cra­tique et la pau­vreté.

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Les dangereuses transformations du système de l’immigration au Canada

Depuis un cer­tain nombre d’années, un écart impor­tant existe entre l’expérience des migrants ins­tal­lés défi­ni­ti­ve­ment ou tem­po­rai­re­ment dans le pays et l’accueil qui leur était promis. On a d’abord vu une hausse ful­gu­rante des tra­vailleurs étran­gers tem­po­raires (de 47 % entre 2004 et 2007 selon les don­nées du Ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration). Et depuis 2006, l’entrée de tra­vailleurs tem­po­raires dépasse celle des immi­grants éco­no­miques.

Cette migra­tion tem­po­raire liée au tra­vail se retrouve dans de nom­breux pro­grammes dis­tincts selon les cri­tères d’admission, la régle­men­ta­tion sec­to­rielle de l’emploi ou selon le cadre ins­ti­tu­tion­nel de l’entente. Dans le cas de la migra­tion de tra­vailleurs non spé­cia­li­sés, trois pro­grammes existent : le pro­gramme des aides fami­liaux rési­dants, les pro­grammes de tra­vailleurs agri­coles sai­son­niers (PTAS) et un pro­gramme de tra­vailleurs tem­po­raires peu spé­cia­li­sés. Il convient de sou­li­gner l’ascension ful­gu­rante des PTAA, issu d’ententes entre le Canada, quelques pays des Caraïbes, le Mexique et le Guatemala.

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La lutte des travailleurs agricoles

Dans des vil­lages comme Leamington, Saint-Rémi, Kelowna, Abbotsford ou Saint-Eustache, près de 50 % de la main d’œuvre est migrante. Le flux de tra­vailleurs n’est plus sai­son­nier. Le déve­lop­pe­ment de serres, la diver­si­fi­ca­tion des cultures, et l’apparition de nou­velles tech­niques de pro­duc­tion qui allongent le nombre de récoltes ont contri­bué à ce phé­no­mène. Il faut donc d’une part mettre en lumière la per­ma­nence des pro­grammes dits tem­po­raires.

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Justifier l’injustifiable au nom de la sécurité nationale

Les évé­ne­ments du 11 sep­tembre 2001 et la lutte au ter­ro­risme qui en a découlé ont mis en évi­dence des pra­tiques de fer­me­ture crois­sante des fron­tières que les États avaient déjà com­mencé à exer­cer au cours des der­nières décen­nies. Au Canada, ces choix poli­tiques et ces pra­tiques se sont cris­tal­li­sés à tra­vers une série de mesures visant à sécu­ri­ser l’accès au ter­ri­toire cana­dien et à la fron­tière entre les États-Unis et le Canada.

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Les multiples visages de l’islamophobie au Canada

Il y a une dizaine d’années, 2 % des Canadiens (579 000 per­sonnes, selon le recen­se­ment de 2001) se décla­raient musul­mans com­pa­ra­ti­ve­ment à 43 % catho­liques, 29 % pro­tes­tants et 16 % sans affi­lia­tion reli­gieuse. L’islam est néan­moins la reli­gion qui croît le plus rapi­de­ment ; en 2017 il pour­rait comp­ter environ1.5 mil­lion de fidèles.

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Que reste-t-il de la commission Bouchard-Taylor ?

En 2007, des ques­tions comme celles des accom­mo­de­ments, de l’immigration – voire du racisme – font presque quo­ti­dien­ne­ment la man­chette et deviennent le sujet prin­ci­pal des forums de dis­cus­sion et de nom­breuses conver­sa­tions pri­vées alors qu’auparavant l’expression même « d’accommodement » était incon­nue du grand public. Ainsi contre toute attente, le débat explose dans la société qué­bé­coise et s’intensifie en mono­po­li­sant toutes les tri­bunes. C’est au creux de cette vague média­tique que le pre­mier ministre Jean Charest com­mence à surfer sur le dos­sier des accom­mo­de­ments rai­son­nables. Politique et ges­tion de crise oblige, il faut calmer les esprits et sur­tout ne pas com­pro­mettre l’intégration de la popu­la­tion née hors Québec qui se chiffre désor­mais à 11,5 % selon le recen­se­ment de 2006 de Statistiques Canada. Charest lance donc la Commission de consul­ta­tion sur les pra­tiques d’accommodement reliées aux dif­fé­rences cultu­relles.

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Femmes et immigration

Compte tenu que la migra­tion se fémi­nise, un des enjeux pour le mou­ve­ment fémi­niste est évi­dem­ment d’accueillir ces femmes issues des mino­ri­tés dans leurs groupes, d’adapter leurs ser­vices et les acti­vi­tés offertes. Mais cela va plus loin : il faut aussi consi­dé­rer les apports de cette diver­sité en termes d’analyse, de stra­té­gies, de nou­veaux enjeux.

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Les migrations : enjeu et site des luttes sociales et politiques

À l’origine

Depuis la fin du ving­tième siècle, le capi­ta­lisme se restruc­ture à tra­vers le néo­li­bé­ra­lisme. D’emblée, on observe un immense flux migra­toire (après une « pause » entre 1920 et 1960). Au début du nou­veau mil­lé­naire, près de 200 mil­lions de per­sonnes (3 % de la popu­la­tion mon­diale) sont des immi­grants.

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Immigrants et immigrantes : les « grandes » et les « petites » batailles

Chaque jour dans notre monde glo­ba­lisé, des cen­taines de mil­liers de per­sonnes sont en mou­ve­ment. Il y a ceux –une petite mino­rité- qui fait partie de ce nou­veau jet set pla­né­taire, et qui surfe sur les ins­tances opaques qui prennent les déci­sions. Et il y a ceux –une grande majo­rité- qui doivent se dépla­cer pour sur­vivre, Évidemment dans ce deuxième groupe (la majo­rité des 300 mil­lions de migrants dans le monde d’aujourd’hui), il y a des hié­rar­chies. On ne peut com­pa­rer les mil­liers d’ingénieurs et méde­cins qui quittent en masse l’Afrique et qui abou­tissent à Los Angeles, Toronto, Londres, pour avoir une vie meilleure, à tant d’autres (des mil­lions) qui sont captés dans les cir­cuits fermés du cheap labor et de l’exploitation, quand ce n’est pas car­ré­ment dans un nouvel escla­vage qui vise sur­tout les femmes et les enfants, selon Richard Poulin (U de Ottawa). Autant de situa­tions, autant de par­cours et autant de luttes qui inter­pellent tout le monde, comme le sou­lignent les auteurEs qui ont contri­bué au numéro 5 des NCS sur les Migrations.

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