Thème

Recension / Notes de lecture

recension de Sartre et l’extrême gauche française, de Ian H. Birchall
Séminaire Marx au XXIe siècle sur Sartre

Les édi­tions La Fabrique viennent de sortir un livre de Ian H. Birchall, inti­tulé Sartre et l’extrême gauche fran­çaise, et sous-titré Cinquante ans de rela­tions tumul­tueuses. Le titre est expli­cite : ce livre ne traite pas direc­te­ment de Sartre en tant que phi­lo­sophe ou écri­vain, mais choi­sit de subor­don­ner ces deux dimen­sions à la ques­tion poli­tique. En matière de poli­tique, Sartre est connu pour plu­sieurs rai­sons : « com­pa­gnon de route » du parti com­mu­niste, sou­tien aux luttes anti-impé­ria­listes (en par­ti­cu­lier en Algérie et au Vietnam), à Castro, à Mai 68 et aux maos. Ses détrac­teurs de droite l’accusent en géné­ral d’avoir cor­rompu la jeu­nesse en l’entretenant dans des illu­sions chi­mé­riques (illu­sions syn­thé­ti­sables dans l’idée selon laquelle chan­ger le monde serait à la fois pos­sible et sou­hai­table). Ses détrac­teurs de gauche (trots­kistes) l’ont accusé quant à eux d’opportunisme, cri­ti­quant son alliance avec le PCF. Au-delà, ou plutôt en deçà de ces épi­sodes, Ian Birchall tente de retra­cer l’itinéraire poli­tique de Sartre, en iden­ti­fiant à la fois les dif­fé­rents moments de son par­cours et la logique de son évo­lu­tion.

Lire la suite...
Démocratie et Humanisme

À propos de : Dominique Bourg et Kerry Whiteside, Vers une démo­cra­tie éco­lo­gique. Le citoyen, le savant et le poli­tique, « La République des idées », Le Seuil, 2010.

Lire la suite...
Cuba : lutter, inventer, résoudre

La dis­pa­ri­tion de l’Union sovié­tique en 1989 a plongé Cuba dans une crise sans pré­cé­dent. L’île a lutté au quo­ti­dien pour la survie de son régime et celle de la société tout entière. Mais, dans le même temps, il lui a fallu s’adapter aux nou­velles confi­gu­ra­tions natio­nale et mon­diale. Adaptabilité et résis­tance sont deve­nues les res­sorts d’un État vieillis­sant face à une société nou­velle et chan­geante.

Lire la suite...
Frantz Fanon, la colère vive

Les damnés de la terre« Sur le colo­nia­lisme, sur les consé­quences humaines de la colo­ni­sa­tion et du racisme, le livre essen­tiel est un livre de Fanon : Peau noire, masques blancs. Sur la déco­lo­ni­sa­tion, ses aspects et ses pro­blèmes, le livre essen­tiel est un livre de Fanon : Les Damnés de la terre. Toujours, par­tout, la même luci­dité, la même force, la même intré­pi­dité dans l’analyse, le même esprit de « scan­dale démys­ti­fi­ca­teur ». Cet hom­mage d’Aimé Césaire dit assez la place qu’occupe Frantz Fanon (1925-1961) dans la conscience uni­ver­selle. Dans le pan­théon révo­lu­tion­naire qui s’élabore dès le milieu des années 1950, Fanon se situe clai­re­ment aux côtés d’Ho Chi Minh, de Che Guevara et des autres grandes figures du monde nou­veau. Les Damnés de la terre (Maspero, 1961) ont été, et sont encore, la Bible des mou­ve­ments tiers-mon­distes.

Lire la suite...
M éditeur – Saison automne 2011

Parutions

  • Louis Gill
    La crise finan­cière et moné­taire mon­diale
    Endettement, spé­cu­la­tion, aus­té­rité
  • Ernest Mandel
    La place du mar­xisme dans l’histoire
    Préface de Richard Poulin
  • Pierre Beaudet et François Cyr
    Amir Khadir, député et rebelle
    Pour un monde soli­daire
  • James D. Cockcroft
    Le Mexique d’hier et d’aujourd’hui
    Révolution et contre-révo­lu­tion, 1910-2010
Lire la suite...
La financiarisation sous pavillon social-démocrate

Ecrire que les poli­tiques sociales-démo­crates ont encou­ragé le déve­lop­pe­ment du capi­ta­lisme favo­rable aux mar­chés finan­ciers serait vali­der les théo­ries les plus radi­cales de la gauche, voire de l’extrême gauche. Telle est pour­tant la thèse de l’ouvrage – hélas non tra­duit – de Roger M. Barker.

Lire la suite...
La crise financière et monétaire mondiale
Recension du ivre de Louis Gill
mercredi 12 octobre 2011
Recension / Notes de lecture

Encore un autre livre sur la crise finan­cière mon­diale, mais en quoi ce livre se dis­tingue-t-il des nom­breuses publi­ca­tions en France ou ailleurs sur ce sujet ? Outre son petit format de poche, ce livre a l’avantage de mettre à jour les sta­tis­tiques les plus récentes publiées par le FMI, la BRI, The Economist et plu­sieurs autres sources concer­nant la grande crise finan­cière de 2007-2008 et des évé­ne­ments qui sont sur­ve­nus depuis. On pour­rait penser que ce livre s’adresse d’abord à un public érudit sur les ques­tions éco­no­miques et finan­cières, mais l’auteur a pris le soin de publier en appen­dice un glos­saire de tous les termes employés dans le jargon de la finance. C’est non seule­ment utile pour les étu­diants en éco­no­mie mais aussi pour le grand public. A sou­li­gner en pas­sant le souci par­ti­cu­lier de l’auteur d’offrir une tra­duc­tion fran­çaise de tous ces termes anglais qu’on retrouve dans le jargon de la finance.

Lire la suite...
POLITIQUE DE LA VILLE
Le droit à la ville à l’heure néolibérale

LE CAPITALISME CONTRE LE DROIT À LA VILLE. NÉOLIBÉRALISME, URBANISATION, RÉSISTANCES.

– David Harvey
– Éditeur : AMSTERDAM
– 93 pages / 7,13 €

Résumé : Un ouvrage éclai­rant sur la pro­duc­tion capi­ta­liste et inéga­li­taire des villes, mais dont la dimen­sion cri­tique masque cer­tains aspects posi­tifs des muta­tions à l’œuvre.

Lire la suite...
À l’ombre des minorités séditieuses
À propos de Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation (trad. Françoise Bouillot)
mardi 11 octobre 2011
Recension / Notes de lecture
Une pré­sence morne et répé­ti­tive de la vio­lence semble tra­ver­ser l’histoire. À croire que sa sub­stance est immuable. Pourtant, la vio­lence ne prend véri­ta­ble­ment son sens que dans des contextes précis, en situa­tion. Conclure à la simple réité­ra­tion du Mal, c’est se rendre inca­pable de penser ce qui nous arrive, la sin­gu­la­rité de l’époque. C’est pré­ci­sé­ment le sens actuel de la vio­lence qu’Arjun Appadurai tente d’identifier dans ce der­nier ouvrage : Géographie de la colère.
Lire la suite...
Quelles solutions à quelles crises?*
Les solutions de Susan George

« L’investissement est néces­saire, mais quand il rap­porte entre 15% et 20%, cela devient inique », opine Susan George, pré­si­dente d’honneur de la sec­tion fran­çaise de l’Association pour la taxa­tion des tran­sac­tions finan­cières et pour l’action citoyenne (ATTAC-France). Cet orga­nisme, fondé en 1998, s’est fait connaître pour la pro­mo­tion de la Taxe Tobin.

Lire la suite...