Annonce Sixième Congrès Marx International Paris (Sorbonne) et Nanterre (Université de Paris) CRISES, RÉVOLTES, UTOPIES

Par Mis en ligne le 05 janvier 2010

Pour les éco­no­mistes, la crise majeure où est entré le capi­ta­lisme crée un pre­mier devoir, celui de l’explication. Quelle est la nature de cette nou­velle crise ? Ressemble-t-elle à la crise des années 1970 ou est-elle une répé­ti­tion de la crise de 1929 ? Derrière ces ques­tions se pro­filent, celles plus géné­rales, de la dyna­mique his­to­rique du capi­ta­lisme, des phases de son déve­lop­pe­ment, dont la der­nière en date, le néo­li­bé­ra­lisme, et celle du dépas­se­ment du capi­ta­lisme. Une nou­velle fois, se trouve placé au pre­mier plan des débats l’outillage théo­rique mar­xiste tra­di­tion­nel, avec ses concepts de baisse du taux de profit, sur­ac­cu­mu­la­tion, sur­pro­duc­tion, sous-consom­ma­tion, capi­tal fictif et, plus géné­ra­le­ment, d’instabilité finan­cière, sans oublier le marché mon­dial et l’impérialisme. Derrière ces inter­ro­ga­tions théo­riques, se dresse une mon­tagne de méca­nismes éco­no­miques et de don­nées empi­riques com­plexes. Outre la posi­tion hégé­mo­nique des États-Unis, désor­mais en ques­tion, la crise menace les pays moins avan­cés qui ont déjà le plus dure­ment souf­fert de la mon­dia­li­sa­tion néo­li­bé­rale. Par quels méca­nismes ?

L’histoire du capi­ta­lisme a ample­ment illus­tré les enjeux sociaux et poli­tiques de la suc­ces­sion des per­tur­ba­tions majeures qu’il a tra­ver­sées, depuis l’époque où Marx et Engels se fai­saient, dans le Manifeste Communiste, l’écho du cri de révolte des oppri­més. La crise actuelle fait, une nou­velle fois, la démons­tra­tion cho­quante de l’extrême ambi­tion et cupi­dité des classes domi­nantes. Elle sou­ligne la per­ti­nence d’une inter­pré­ta­tion qui fait de la lutte des classes le moteur de l’histoire.

Vient enfin la ques­tion des alter­na­tives. Quels nou­veaux ordres éco­no­miques et sociaux pour­ront-ils s’imposer au len­de­main de la crise ? Jusqu’où iront les options les plus avan­cées ? L’Amérique du Sud, dont cer­tains pays ont déjà mani­festé leur rébel­lion face à la mon­dia­li­sa­tion néo­li­bé­rale, mon­trera-t-elle encore la voie ? La crise réveillera-t-elle, au terme de trois décen­nies de néo­li­bé­ra­lisme, les vieilles uto­pies endor­mies par l’échec de toutes les formes du sovié­tisme et de la social-démo­cra­tie ? Ou, à l’inverse, conduira-t-elle à l’extension des inter­ven­tions mili­taires et des guerres, et à la montée des extrêmes droites ?

Pour infor­ma­tion

http://​netx​.​u​-paris10​.fr/​a​c​t​u​e​l​m​a​r​x​/​c​m​6​/​i​n​d​e​x​6.htm

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