Le modèle de croissance anglo-saxon en théorie et en pratique

Analyse du régime de croissance américain

Par Mis en ligne le 13 octobre 2009

Résumé : La légi­ti­ma­tion théo­rique du modèle de crois­sance anglo-saxon repose nor­ma­le­ment sur sa capa­cité à géné­rer une crois­sance éco­no­mique qui pro­fite à tous et d’accroître les inves­tis­se­ments et les inno­va­tions, ce qui assure une plus grande com­pé­ti­ti­vité natio­nale. Après avoir pré­senté ce modèle et en se concen­trant sur le cas des États-Unis, nous mon­tre­rons à tra­vers une ana­lyse empi­rique de la répar­ti­tion des reve­nus que le régime de crois­sance éco­no­mique mis en place depuis le début des années 1980 ne pro­fite pas à l’ensemble de la popu­la­tion amé­ri­caine mais que, au contraire, les gains de la crois­sance sont concen­trés entre les mains d’une élite. Ensuite, nous mon­tre­rons que le modèle ne conduit pas à une crois­sance des inves­tis­se­ments pro­duc­tifs mais plutôt à une concen­tra­tion indus­trielle en ali­men­tant une vague de fusions-acqui­si­tions. En conclu­sion, nous ques­tion­ne­rons les condi­tions de via­bi­lité du modèle à terme.

Article publié dans Les cahiers de Recherche socio­lo­gique, #45, jan­vier 2008 : 93-111.

Marc-André Gagnon est chargé de cours en éco­no­mie, socio­lo­gie et science poli­tique à l’UQAM et à l’Université de Montréal. Doctorant de science poli­tique à l’Université York, sa thèse porte sur la nature du capi­tal dans l’économie du savoir ainsi que sur l’économie poli­tique de l’industrie phar­ma­ceu­tique.

Lire l’article en entier : Le modèle de crois­sance anglo-saxon en théo­rie et en pra­tique ; Analyse du régime de crois­sance amé­ri­cain [PDF – 31 pages – 372k]

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