Adieu Mandela

Dakar le 5 décembre 2013

Par Mis en ligne le 08 décembre 2013

Mandela a quitté ce monde, mais pas le cœur et l’esprit de tous les peuples épris de liberté et d’égalité.

Militant de l’ANC dès son plus jeune âge, face à l’apartheid – le racisme offi­cia­lisé – dont le régime odieux res­tera l’ami de toutes les Puissances occi­den­tales jusqu’à son der­nier souffle, il fait, après les mas­sacres de Sharpeville en 1961, l’option de la lutte armée.

Il est arrêté en 1962 et condamné à la prison per­pé­tuelle.

La lutte conti­nue. Le peuple afri­cain, par ses révoltes répé­tées (Soweto en 1970), par les grèves per­ma­nentes de ses syn­di­cats ouvriers, mine l’efficacité de l’économie de l’Afrique du Sud vantée par tous les « libé­raux ».

En 1990, Pretoria cède. Mandela est libéré.

Il devien­dra le père de la nou­velle nation arc en ciel en impo­sant, avec l’ANC et le Parti Communiste d’Afrique du Sud, au-delà de l’abolition de l’apartheid, l’adoption d’une consti­tu­tion démo­cra­tique et des élec­tions qui le portent à la Présidence.

Mandela et son suc­ces­seur à partir de 1997 Jacob Zuma, optent pour la modé­ra­tion et renoncent à enga­ger la trans­for­ma­tion immé­diate des struc­tures de la pro­priété, tou­jours domi­nées par le capi­tal inter­na­tio­nal, en par­ti­cu­lier l’Anglo-American.

La lutte conti­nue. Le peuple tra­vailleur d’Afrique du Sud est désor­mais engagé avec fer­meté dans la pour­suite de son combat pour son éman­ci­pa­tion sociale et éco­no­mique.

La lutte conti­nue. Mandela demeure vivant dans le cœur de tous ses com­bat­tants.

SAMIR AMIN

Directeur, Forum du Tiers Monde

Président, Forum Mondial des Alternatives

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