Livre-Débat

A propos du Agir avec Henri Lefebvre

Par Mis en ligne le 26 juin 2010

Grâce à Hugues Lethierry, dont l’ouvrage Penser avec Henri Lefebvre était une perle rare d’humour phi­lo­so­phique sub­ver­sif, ce recueil d’études lefeb­vriennes, avec la com­pli­cité de A. Ajzenberg – le res­pon­sable de la revue La Somme et le Reste – L.Bazinek, G. Busquet, L. Costes, S. Sangla, A. Querrien, A. Cazetien et J.Y. Martin, apporte une nou­velle preuve de l’actualité d’un pen­seur radi­ca­le­ment anti­ca­pi­ta­liste qui nous aide à com­prendre et à agir au 21e siècle.

La diver­sité des thèmes témoigne de la plu­ra­lité de pistes ouvertes par l’auteur de La cri­tique de la vie quo­ti­dienne : la ville, l’urbanisme, l’éducation, l’économie, la lutte de classes… La savou­reuse entrée, ou la pièce de résis­tance – pour parler le lan­gage gas­tro­so­phique cher à Charles Fourier – de ce ban­quet phi­lo­so­phique est le déli­cieux Abécédaire, auquel ont col­la­boré plu­sieurs des auteurs de ce livre. C’est une belle et utile intro­duc­tion à une oeuvre dont la richesse est véri­ta­ble­ment ency­clo­pé­dique.

Certes, ce glos­saire – qui serre de près ses gloses, comme dirait Michel Leiris – n’a aucune voca­tion à être exhaus­tif ; d’ailleurs, l’exhaustivité, n’est-elle pas une mis­sion impos­sible en ce qui concerne Henri Lefebvre ? Une des entrées – inté­res­sante, mais trop courte à mon gré –est dédiée au « roman­tisme (révo­lu­tion­naire)».

Je vou­drais pro­fi­ter de cette avant propos pour nour­rir un peu cette rubrique, qui me semble capi­tale. À mon avis une des prin­ci­pales sources de l’originalité – de la sin­gu­la­rité même – de la pensée d’Henri Lefebvre dans le pano­rama his­to­rique du mar­xisme fran­çais, marqué dès son ori­gine par la pré­sence insi­dieuse et per­ma­nente du posi­ti­visme, c’est pré­ci­sé­ment son rap­port au roman­tisme révo­lu­tion­naire. Tout au long de son iti­né­raire intel­lec­tuel, sa réflexion va s’enrichir par une confron­ta­tion avec la tra­di­tion roman­tique, depuis ses tra­vaux sur Schelling dans les années vingt, sur Nietzsche à partir des années trente, sur Musset et Stendhal dans l’après-guerre.

Bien entendu, il ne s’agit pas ici seule­ment du roman­tisme comme école lit­té­raire du XIXe siècle, mais de la vision du monde roman­tique, qu’on pour­rait défi­nir – en par­tant de cer­taines sug­ges­tions de Georges Lukacs – comme une cri­tique cultu­relle de la civi­li­sa­tion moderne, indus­trielle capi­ta­liste, au nom de valeurs pré-modernes. Cette cri­tique, ou pro­tes­ta­tion, peut prendre des formes conser­va­trices, ou même réac­tion­naires, mais aussi des formes uto­piques et révo­lu­tion­naires, aux­quelles appar­tiennent les sur­réa­listes, Guy Débord et…Henri Lefebvre.

Il est inté­res­sant de confron­ter, à ce sujet, sa pensée avec celle de Georges Lukacs, dont il se sen­tait sou­vent assez proche. Tandis que dans ses écrits de jeu­nesse Lukacs avait lar­ge­ment puisé dans la culture roman­tique – aussi bien la lit­té­ra­ture que la phi­lo­so­phie et la socio­lo­gie alle­mandes – dans ses tra­vaux pos­té­rieurs, et en par­ti­cu­lier dans son livre La Destruction de là Raison (1953), il déve­loppe une posi­tion pro­fon­dé­ment uni­la­té­rale : le roman­tisme ne serait qu’une idéo­lo­gie réac­tion­naire, sans aucun rap­port avec le mar­xisme et des­ti­née, par son irra­tio­na­lisme, à favo­ri­ser l’essor des doc­trines fas­cistes.

Or, malgré son admi­ra­tion pour le phi­lo­sophe mar­xiste hon­grois, Lefebvre refuse de le suivre sur ce ter­rain ; dans une confé­rence sur Lukacs en 1955, il avance une inter­pré­ta­tion alter­na­tive : « Le roman­tisme exprime le désac­cord, la dis­tor­sion, la contra­dic­tion inté­rieure à l’individu, la contra­dic­tion entre l’individuel et le social. Il implique le désac­cord entre les idées et la pra­tique, la conscience et la vie, les super­struc­tures et la base. Il enve­loppe, au moins vir­tuel­le­ment, la révolte. Pour nous Français, le roman­tisme garde une allure anti­bour­geoise… Vérité his­to­rique ou erreur, le carac­tère anti­bour­geois et sub­ver­sif du roman­tisme fait écran entre le clas­si­cisme et nous. Pour mon compte, je n’ai pas envers le roman­tisme la méfiance radi­cale que montre Lukacs. Je ne pour­rai pas le sacri­fier glo­ba­le­ment. » [1]

L’adhésion au poten­tiel sub­ver­sif du roman­tisme joue un rôle très impor­tant dans l’évolution intel­lec­tuelle et phi­lo­so­phique de Lefebvre. Sa lec­ture de Marx lui-même sera illu­mi­née par cette pers­pec­tive : pour lui, les écrits de jeu­nesse sont la mani­fes­ta­tion d’un roman­tisme révo­lu­tion­naire radi­cal, auquel les œuvres de matu­rité don­ne­ront un fon­de­ment pra­tique et non spé­cu­la­tif. [2] D’où son refus de l’interprétation struc­tu­ra­liste du mar­xisme, qui pré­tend retran­cher de l’œuvre mar­xienne sa dimen­sion huma­niste et roman­tique, et dis­so­cier les écrits de jeu­nesse de ceux de la matu­rité par une pré­ten­due « cou­pure espis­té­mo­lo­gique ».

La cri­tique de la vie quo­ti­dienne, sans doute un des apports les plus impor­tants de Lefebvre au renou­vel­le­ment de la pensée mar­xiste, trouve là aussi sa source pre­mière. Examinant les écrits du jeune Lukacs et les com­pa­rant avec ceux de Heidegger dans les années 20, il observe : « Il faut rap­pe­ler que ces thèmes – appré­cia­tion de la réa­lité quo­ti­dienne comme tri­viale, aban­don­née au souci, dépour­vue de sens, ce qui oriente la phi­lo­so­phie vers la vraie vie, ou la vie vraie et l’authenticité – pro­viennent du roman­tisme. Et plus pré­ci­sé­ment du roman­tisme alle­mand : Hôlderlin, Novalis, Hoffmann, etc. » [3]

En même temps, Henri Lefebvre tient à se dis­tan­cer de la pro­blé­ma­tique du roman­tisme tra­di­tion­nel (alle­mand ou fran­çais) et en par­ti­cu­lier de ses cou­rants res­tau­ra­teurs, avec leur refus total de la moder­nité et leurs illu­sions pas­séistes. Son objec­tif, c’est de dépas­ser les limi­ta­tions de ce roman­tisme ancien et lancer les fon­de­ments d’un nou­veau roman­tisme, un roman­tisme révo­lu­tion­naire tourné vers l’avenir.

Cette aspi­ra­tion est for­mu­lée de façon expli­cite et sys­té­ma­tique dans un texte pro­gram­ma­tique qu’il publie en 1957 dans la Nouvelle Revue Française, pré­ci­sé­ment au moment où il menait au sein du Parti Communiste fran­çais le combat anti-sta­li­nien qui allait résul­ter dans son expul­sion («sus­pen­sion»).

Ce texte fort inté­res­sant est l’esquisse d’une nou­velle inter­pré­ta­tion du mar­xisme et contient le noyau de la vision du monde qui se mani­feste dans l’ensemble de son œuvre phi­lo­so­phique. Intitulé Le Romantisme révo­lu­tion­naire, il pré­cise ce qui dis­tingue l’ancien roman­tisme (de Novalis et Hoffmann à Baudelaire) du nou­veau dont il se réclame : l’ironie roman­tique tra­di­tion­nelle « juge l’actuel au nom du passé – his­to­rique ou psy­cho­lo­gique – idéa­lisé ; elle vit dans l’obsession et la fas­ci­na­tion de la Grandeur, de la pureté du passé ». Ceci n’est pas le cas du roman­tisme nou­veau, à voca­tion révo­lu­tion­naire, qui refuse cette nos­tal­gie du passé.

Il existe cepen­dant une conti­nuité essen­tielle entre les deux formes : « Tout roman­tisme se fonde sur le désac­cord, sur le dédou­ble­ment et le déchi­re­ment. En ce sens le roman­tisme révo­lu­tion­naire per­pé­tue et même appro­fon­dit les dédou­ble­ments roman­tiques anciens, mais ces dédou­ble­ments prennent un sens nou­veau. La dis­tance (la mise à bonne dis­tance) par rap­port à l’actuel, au pré­sent, au réel, à l’existant, se prend sous le signe du pos­sible et non au titre du passé, ou de la fuite. » [4]

Il me semble, tou­te­fois, que la réfé­rence au passé pré-capi­ta­liste ou pré-indus­triel est un aspect intrin­sèque à toute forme de roman­tisme, non seule­ment le conser­va­teur ou res­tau­ra­tio­niste, mais aussi le révo­lu­tion­naire – même si sa fonc­tion est très dif­fé­rente dans les deux cas.

Dans l’œuvre de Lefebvre lui-même la nos­tal­gie du passé n’est pas absente. Par exemple, dans le remar­quable cha­pitre de la pre­mière ver­sion de la Critique de la vie quo­ti­dienne (1947) inti­tulé « Notes écrites un dimanche dans la cam­pagne fran­çaise», il regrette « une cer­taine plé­ni­tude humaine » de l’ancienne com­mu­nauté rurale, dis­pa­rue depuis long­temps. Tout en cri­ti­quant les par­ti­sans attar­dés du « bon vieux temps», il ne peut s’empêcher de sou­li­gner que « contre les théo­ri­ciens naïfs du pro­grès continu et com­plet, il faut notam­ment mon­trer la déchéance de la vie quo­ti­dienne depuis la com­mu­nauté antique et l’aliénation crois­sante de l’homme ». Dans sa thèse de doc­to­rat sur la vallée pyré­néenne de Campan – dont la ver­sion ori­gi­nale (1941) était inti­tu­lée « Une répu­blique pas­to­rale » – il décrit la dis­so­lu­tion, sous l’impact du capi­ta­lisme, de la com­mu­nauté rurale, par la dégra­da­tion pro­gres­sive de « ses équi­libres déli­cats entre les popu­la­tions, les res­sources, les sur­faces ». [5]

Bien entendu, dans le roman­tisme nou­veau, tourné vers l’avenir et le pos­sible, le rôle de ce détour par le passé n’est pas le même que dans les formes tra­di­tion­nelles de la culture roman­tique. Mais il ne consti­tue pas moins une com­po­sante essen­tielle de toute cri­tique roman­tique de la moder­nité indus­trielle-capi­ta­liste. H. Lefebvre revien­dra sur ces ques­tions dans le der­nier cha­pitre de l’Introduction à la moder­nité (1962) inti­tulé « Le nou­veau roman­tisme ». Mais d’une façon ou de l’autre, le roman­tisme révo­lu­tion­naire est au cœur de toute sa démarche de phi­lo­sophe et de cri­tique sociale. Elle va ins­pi­rer sa rup­ture avec le sta­li­nisme, ainsi que ses polé­miques phi­lo­so­phiques avec le struc­tu­ra­lisme et le posi­ti­visme, et son combat poli­tique contre le tech­no­cra­tisme et l’étatisme. Et ce n’est pas un hasard si c’est pré­ci­sé­ment lui qui exer­cera une influence intel­lec­tuelle non négli­geable sur la révolte de la jeu­nesse de Mai 68, révolte dont la dimen­sion roman­tique révo­lu­tion­naire est indé­niable.

En 1967, à la veille des « évé­ne­ments», Henri Lefebvre publie un livre inti­tulé Contre les tech­no­crates, qui a pro­ba­ble­ment eu un impact assez direct sur quelques-uns des ani­ma­teurs du mou­ve­ment étu­diant. En se récla­mant autant de Fourier que de Marx, il rejette la mytho­lo­gie tech­no­cra­tique – dans sa forme réac­tion­naire ou de « gauche » (par exemple la pla­ni­fi­ca­tion auto­ri­taire sovié­tique) – et exa­mine d’un point de vue dia­lec­tique les contra­dic­tions de la tech­nique :

« a) elle tend à fermer la société, à bou­cher l’horizon (notam­ment avec la cyber­né­tique, qui par­achève le « cosmos » de la quan­tité et de la quan­ti­fi­ca­tion du cosmos !). La tech­ni­cité devient obsé­dante et par consé­quent déter­mi­nante. Elle enva­hit la pensée et l’action, donc leur fixe leur ligne ;

« b) elle menace de des­truc­tion ce monde bouché, ce cosmos clô­turé, où le seul pos­sible se réduit au fonc­tion­ne­ment auto­ma­tique et à la struc­tu­ra­tion d’équilibre par­fait ; elle ravage le monde et peut aller jusqu’au bout de ces ravages par l’anéantissement nucléaire ;

« c) elle ouvre le pos­sible, à condi­tion qu’elle soit inves­tie dans le quo­ti­dien ». [6]

On retrouve dans des textes du mou­ve­ment étu­diant de l’année 1968 des for­mu­la­tions presque iden­tiques. Par exemple, dans cette réso­lu­tion adop­tée lors de la créa­tion du Mouvement 22 Mars : « Ces phé­no­mènes … cor­res­pondent à une offen­sive du capi­ta­lisme en mal de moder­ni­sa­tion et de ratio­na­li­sa­tion, auto­ma­tion et cyber­né­ti­sa­tion de notre société ». [7]

Il n’y pas de doute qu’à Nanterre – et ailleurs – Henri Lefebvre a été un des ins­pi­ra­teurs de la contes­ta­tion « roman­tique » de la société par la jeu­nesse rebelle. Dans son essai sur les évé­ne­ments de Mai, Lefebvre revient sur ses ques­tions. Il s’attaque avec vigueur contre ceux qu’il appelle « les moder­nistes», dont la seule ambi­tion est de répondre au « défi de l’Amérique » (une réfé­rence assez trans­pa­rente à J.-J. Servan- Schreiber et à ses dis­ciples) et de « mettre la France à l’ordre des ordi­na­teurs, en ter­mi­ner avec les retards » : ce sont les « récu­pé­ra­teurs par excel­lence du mou­ve­ment», des gens qui ont « peu d’imagination et beau­coup d’idéologie ». Il leur oppose ceux qu’il désigne comme les « pos­si­bi­listes», c’est-à-dire ceux qui vont « jusqu’à pro­cla­mer le primat de l’imagination sur la raison», qui explorent le pos­sible et veulent réa­li­ser toutes ses poten­tia­li­tés. Parmi eux, les étu­diants en révolte contre la mer­can­ti­li­sa­tion de la culture et du savoir, et la jeu­nesse ouvrière qui « va vers un roman­tisme révo­lu­tion­naire, sans théo­rie, mais agis­sant ». [8]

Après Mai 68, au cours des années 1970 et 1980, Henri Lefebvre est un des rares mar­xistes qui n’accepte pas de se renier, qui refuse de se ral­lier au consen­sus mou autour de la « moder­ni­sa­tion», et qui essaye de renou­ve­ler la pensée socia­liste par une cri­tique radi­cale du « mode de pro­duc­tion éta­tique » – que ce soit dans le capi­ta­lisme ou dans le pré­tendu « socia­lisme réel ».

On trouve dans ces écrits une oppo­si­tion d’inspiration typi­que­ment roman­tique, entre l’art sub­ver­sif et le confor­misme scien­ti­fi­ciste de l’Etat : « La scien­ti­fi­cité, mixte de connais­sance et d’idéologie, de repré­sen­ta­tion et de savoir, pos­tule l’existence et le primat dans le réel de ce qu’elle réclame : le répé­ti­tif. […] Par effet contraire, l’art visant l’intensification du vécu mise sur la sur­prise et le dés­équi­libre créa­teur, sur les conflits féconds. Sans tou­jours y par­ve­nir. Si l’éthique se rallie à la répar­ti­tion « normée » des actes et gestes, l’esthétique pro­nonce son incom­pa­ti­bi­lité avec des normes éthico-poli­tiques. […] Il se trouve que les Etats… visent le répé­ti­tif, le pré­vi­sible, les méca­nismes d’autorégulation. […] À l’échelle mon­diale, la bureau­cra­tie éta­tique sti­pule des actes, gestes et lieux répé­ti­tifs, mar­qués par la tech­ni­cité et la scien­ti­fi­cité : aéro­ports, auto­routes, bureaux, hôtels, ques­tion­naires, for­ma­li­tés et for­ma­lismes, etc., tous d’une incon­tes­table uti­lité et d’une fonc­tion­na­lité sou­ve­raine. »

Dans son livre-essai sur la situa­tion actuelle de la pensée cri­tique, Perry Anderson, après avoir constaté avec regret le déclin ou dilu­tion des idées révo­lu­tion­naires en Europe, ajou­tait ce magni­fique et émou­vant hom­mage, dans la conclu­sion de son pre­mier cha­pitre : « Aucun chan­ge­ment intel­lec­tuel n’est uni­ver­sel. Au moins une excep­tion, d’un hon­neur insigne, reste debout face au dépla­ce­ment géné­ral des posi­tions des der­nières années. Le plus âgé sur­vi­vant de la tra­di­tion du mar­xisme occi­den­tal, Henri Lefebvre, ni ne s’incline ni rebrousse chemin dans sa hui­tième décade, conti­nuant imper­tur­ba­ble­ment à pro­duire une œuvre ori­gi­nale sur des sujets typi­que­ment igno­rés par la plu­part de la gauche » [9]. Le regain d’intérêt pour les idées d’Henri Lefebvre en ce début du 21e siècle serait-il le signe d’un tour­nant intel­lec­tuel plus large ?

* Michaël Löwy, Directeur de recherche émé­rite du CNRS . Ce texte est l’avant-propos d’un ouvrage qui era publié au début 2011. Agir avec Henri Lefebvre. Coordonné par Hugues Lethierry. Ce ouvrage est en sous­crit­pion auprès de Armand Ajzenberg, 24, avenue du Clos Prieur – 77150 Feroles Attily (France).

1. H. Lefebvre, Lukacs 1955, Paris, Aubier, pp. 72-73. Cf. aussi H. Lefebvre, La Somme et le Reste, Paris, La Nef, 1958, tome II, p. 422.

2. La Somme et le Reste, II, p.596.

3. H. Lefebvre, Critique de la vie quo­ti­dienne, Paris, L’Arche, 1981, tome II, pp. 23-24.

4. H. Lefebvre, Au-delà du struc­tu­ra­lisme, Paris, Anthropos, 1971, pp.37-46

5. 10 H. Lefebvre, Critique de la vie quo­ti­dienne, Paris, Grasset, 1947, pp. 178, 211 et La vallée de Campan. Etude de Sociologie rurale, Paris, PUF, 1963, pp. 19-20. Voir aussi la thèse ori­gi­nale, Une répu­blique pas­to­rale : lu vallée de Campan. Organisation, vie et his­toire d’une com­mu­nauté pyré­néenne. Textes et docu­ments accom­pa­gnés d’une étude de socio­lo­gie his­to­rique. Paris, s.d., Thèse com­plé­men­taire de doc­to­rat d’Etat pré­sen­tée à la Faculté de lettres de l’Université de Paris.

6. H-Lefebvre, Vers le cyber­nan­thrope (réédi­tion Contre les tech­no­crates), Paris, Denoël-Gonthier, 1967-1971, pp.22-23.

7. Cité par J. Baynac, « Le petit « grand soir » de Nanterre, Le Monde, 27-28 mars 1968.

8. H. Lefebvre, « L’irruption de Nanterre au sommet ». L’homme et la société » N° 8, juin 1968, pp.65, 79.

9. Perry Anderson, In the Tracks of Historical Materialism, Londres, Verso, 1983, p.30.

(25 juin 2010)

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