Dans les failles d’une sociologie de la domination

Par Mis en ligne le 08 janvier 2010

À propos de Natacha Borgeaud-Garciandía, Dans les failles de la domination

Natacha Borgeaud-Garciandía est l’auteure d’une thèse de doc­to­rat inti­tu­lée Les Sujets du labeur. Travail à l’usine, tra­vail de soi et sub­jec­ti­vité des ouvrières et des ouvriers des maqui­las du Nicaragua, dif­fu­sée par l’Atelier natio­nal de repro­duc­tion des thèses de Lille (2008), thèse à laquelle elle ren­voie au terme de l’introduction de Dans les failles de la domination :

« La recherche ayant donné lieu à cet ouvrage s’est dérou­lée sur plu­sieurs années au cours des­quelles nous avons réa­lisé et ana­lysé de longs « récits de vécus ». Bien que ces récits sou­tiennent et ali­mentent les réflexions conte­nues dans cet ouvrage, cita­tions et ana­lyses ne peuvent tou­jours être repro­duites in extenso pour des rai­sons évi­dentes d’espace. Nous ne pou­vons que ren­voyer le lec­teur à la thèse à laquelle ils ont donné lieu » (p.16).

C’est à cette phrase, à vrai dire, que le lec­teur, au terme de Dans les failles de la domi­na­tion, est ren­voyé, comme à l’aveu anti­cipé d’une pro­messe non tenue. Le titre de ce bref ouvrage (168 pages) sem­blait annon­cer en effet une enquête, voire une explo­ra­tion, une aven­ture, un combat, une ini­tia­tion… Ses pre­miers mots («Ces pages sont peu­plées de per­son­nages», p.9) confir­maient cette attente, et nombre de pas­sages contri­buent tout au long de sa lec­ture à l’entretenir… et à la décevoir.

Dans les failles de la domi­na­tion mérite cepen­dant l’attention.

Ses imper­fec­tions sont sans doute l’effet des contraintes conju­guées de normes et pra­tiques en vigueur dans cer­tains sec­teurs du monde de l’édition et du monde uni­ver­si­taire (normes que l’on ne confon­dra pas avec les normes d’une pensée infor­mée et rigou­reuse). L’effacement dans le titre du livre de toute men­tion du ter­rain de l’enquête menée en 2002 et 2004 par Natacha Borgeaud-Garciandía est révé­la­teur ; l’effacement rela­tif mais bien réel des fruits de cette enquête dans le livre lui-même ne l’est pas moins : les ouvriers et les ouvrières des « maqui­las » (usines de sous-trai­tance) de la zone franche de Las Mercedes au Nicaragua doivent avoir, du moins sommes-nous portés à le croire, une valeur uni­ver­si­taires et com­mer­ciales assez réduites aux yeux des édi­teurs de l’ouvrage. Les récits de ces tra­vailleurs et la des­crip­tion du monde des maqui­las y ont donc été réduits à la por­tion congrue au profit d’élaborations théo­riques dont le déve­lop­pe­ment le plus convain­cant n’est certes pas celui où l’auteure s’efforce péni­ble­ment de jus­ti­fier quelques for­mules mal­heu­reuses sur le consen­te­ment « libre » à l’injustice, hasar­dées dans son livre Souffrance en France par Christophe Dejours, l’un des direc­teurs, avec Francis Martens, de la col­lec­tion « Souffrance et théo­rie » au sein de laquelle a été publié Dans les failles de la domination.

Les pas­sages du livre les plus sti­mu­lants, qui éveillent le plus l’intérêt et l’attention du lec­teur – du moins, l’intérêt et l’attention de l’auteur de ces lignes – sont ceux où jus­te­ment Natacha Borgeaud-Garciandía ne se pré­oc­cupe pas par­ti­cu­liè­re­ment de théo­ri­ser, mais où elle déploie un art de la des­crip­tion qui révèle une voca­tion d’écrivain, voca­tion qui semble mal­heu­reu­se­ment le plus sou­vent contra­riée dans ce livre. Le talent avec lequel elle décrit en quelques pages l’«étrange ballet » (p.38) des maqui­las, ses règles et ses méca­nismes, évoque par­fois fur­ti­ve­ment, par l’art de l’épure qu’il met en oeuvre, rien de moins que l’étrange ballet décrit par Samuel Beckett dans son Dépeupleur. Tout est d’ailleurs ici affaire d’écriture, car les élé­ments que cette der­nière asso­cie sont pour la plu­part assez connus, du moins de tous ceux qui n’ont pas vécu dans une réclu­sion totale depuis les années 1980 et à qui il arrive de temps en temps de tour­ner, par exemple, les pages du Monde diplo­ma­tique, et de s’enquérir de la signi­fi­ca­tion concrète de la trans­for­ma­tion « néo­li­bé­rale » du capi­ta­lisme et de sa « mon­dia­li­sa­tion ». Le lec­teur aurait donc été comblé, insis­tons sur ce point, si l’on avait bien voulu écar­ter les « rai­sons évi­dentes » qui ont conduit l’auteure et son édi­teur à ne pas accor­der tout l’espace néces­saire à cette des­crip­tion, ainsi qu’à son com­plé­ment néces­saire, l’ensemble de récits témoi­gnant des vies sin­gu­lières qui peuplent le monde des maqui­las et qui se trouvent sou­mises à l’implacable néces­sité y régnant.

Ce sont cette néces­sité et sur­tout ses effets sur la sub­jec­ti­vité des tra­vailleurs des maqui­las qui consti­tuent la pré­oc­cu­pa­tion prin­ci­pale de l’auteure : « Alors que cette domi­na­tion s’impose, péné­trant jusqu’au moindre espace de l’existence indi­vi­duelle, que signi­fie, pour les tra­vailleurs expo­sés, se construire sub­jec­ti­ve­ment ? » (p.10). Il s’agit de saisir dans cette situa­tion extrême les res­sorts de la domi­na­tion, ce qui rend pos­sible sa per­pé­tua­tion, son fonc­tion­ne­ment quo­ti­dien, mais aussi la « sou­mis­sion » des domi­nés et la pré­ser­va­tion dans ces condi­tions de leur « cohé­rence subjective ».

Selon l’auteure, les formes de domi­na­tion à l’oeuvre dans les maqui­las ne reposent pas sur un pou­voir « tota­li­taire » (qui détrui­rait la sub­jec­ti­vité des ouvriers et des ouvrières ou qui les contrain­drait abso­lu­ment par la vio­lence phy­sique) ou sur un pou­voir dis­ci­pli­naire par­tout et tou­jours pré­sent. Les for­mules employées sont, sur ce point, par­ti­cu­liè­re­ment fortes. « Comme si elle avait été coupée de ses assises his­to­riques, poli­tiques, éco­no­miques et juri­diques, la moder­ni­sa­tion du Nicaragua, par le biais de son incor­po­ra­tion aux nations « démo­cra­tiques » et « libé­rales», s’est érigée, réi­fiée en réa­lité trans­cen­dante qui s’impose à chacun, quels qu’en soient les effets réels sur la popu­la­tion. Refuser n’a pas de sens » (p.94-95). Ainsi, une « série de consta­ta­tion s’impose à tout un chacun : 1)il n’y a pas de tra­vail, et le tra­vail est ce qui permet d’avoir des reve­nus et de sub­ve­nir aux besoins de la famille ; 2)les maqui­las offrent du tra­vail. Cette logique est sans failles. Elle peut être obser­vée par chacun. Construite ou pas, elle est vraie » (p.93-94). « Ici la figure d’un déten­teur du pou­voir se dérobe der­rière la « Réalité», et la néces­sité pour chacun de la recon­naître et de faire preuve de réa­lisme » (p.91); « le Maître n’est pas Un mais diffus et mul­tiple ; il n’est plus le maître mais un indé­pas­sable état de fait » (p.92).

Dès lors, au sein de chaque usine, le pou­voir du chef, du contre­maître, consiste moins à « com­man­der qu’[à]maintenir la part d’arbitraire des déci­sions et [à] entre­te­nir l’incertitude des ouvrières » (p.35), autre­ment dit le sen­ti­ment de cette néces­sité, de cette « réa­lité trans­cen­dante ». « Il suffit à la domi­na­tion, écrit encore Natacha Borgeaud-Garciandía, de contrô­ler des points stra­té­giques, des espaces d’incertitude, et de faire fonc­tion­ner le levier de la peur » (p.51). Le salaire, dont le mon­tant est cal­culé en fonc­tion du ren­de­ment, et qu’augmentent d’indispensables heures sup­plé­men­taires, ainsi que, éven­tuel­le­ment, des primes et bonus des­ti­nés à récom­pen­ser la « per­for­mance», est évi­dem­ment un ins­tru­ment déci­sif de ce pou­voir. La pos­si­bi­lité de ren­voyer à tout moment un tra­vailleur en est un autre.

Une cer­taine « flexi­bi­lité», la pos­si­bi­lité que se ménagent dif­fi­ci­le­ment les ouvriers de « décro­cher » momen­ta­né­ment, leur permet de tenir et de retrou­ver l’énergie néces­saire à l’autocontrôle per­ma­nent et à l’organisation rigou­reuse des moindres détails de la vie, y com­pris en dehors de l’usine, impli­qués par le tra­vail dans les maqui­las ; le tur­no­ver qu’impliquent ces décro­chages garan­tit à la maî­trise de l’usine un per­son­nel « en bonne condi­tion de tra­vail ». Dans ce sys­tème, la famille, élar­gie, habi­tant sous un même toit, est pri­mor­diale ; c’est elle qui permet «[de] « libé­rer » le tra­vailleur et [de] parer aux coups durs » (p.36).

Les femmes, qui repré­sentent 60% de la main-d’oeuvre employée dans la zone franche Las Mercedes, sont ici par­ti­cu­liè­re­ment concer­nées. « Libérés[des acti­vi­tés domes­tiques et des soins à donner aux enfants], [les hommes] sont, dans une cer­taine mesure, moins dépen­dants de ce tra­vail que les femmes, qui doivent coûte que coûte sub­ve­nir aux besoins des leurs. C’est, ainsi, sur­tout, entre femmes[…] d’une même famille, que l’on met en place les stra­té­gies visant à faire front aux obli­ga­tions diverses et aux risques d’insécurité » (p.38).

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L’enseignement que retire Natacha Borgeaud-Garciandía de ces ana­lyses et des entre­tiens qu’elle a conduits avec les tra­vailleurs des maqui­las est, en sub­stance, qu’il n’y a pas, à Las Mercedes, de « grand secret » de la domi­na­tion, que la domi­na­tion n’est pas rendue pos­sible par un voile d’illusion, une conscience alié­née qui vien­drait faus­ser radi­ca­le­ment la per­cep­tion de la vio­lence de la situa­tion. Les res­sorts de la domi­na­tion, bien plus pro­saïques, sont à recher­cher dans l’expérience quo­ti­dienne des domi­nés, dans les pré­oc­cu­pa­tions qui sont les leurs : satis­faire ses besoins élé­men­taires, assu­rer sa survie et celle des siens. La dureté de cette expé­rience quo­ti­dienne n’est rendue sup­por­table que par l’espoir et la volonté que les enfants dont on s’occupe et se pré­oc­cupe au quo­ti­dien échappent au dur règne de la néces­sité dont elle est la mani­fes­ta­tion. Autrement dit, « la domi­na­tion s’alimente[…]des res­sorts de la vie » (p.61). Les « acti­vi­tés quo­ti­diennes, les soucis maté­riels et les pré­oc­cu­pa­tions de chaque jour » repré­sentent ainsi, selon une expres­sion reprise de Primo Levi par l’auteure, de « conti­nuels déri­va­tifs » (p.62) qui per­mettent de « tenir», mais qui assurent aussi que la domi­na­tion « tient » elle aussi.

Il appa­raît alors que « la dépos­ses­sion de la conscience de ses condi­tions d’existence et la sym­biose avec la domi­na­tion», d’une part, et « un excès de conscience, une froide luci­dité, qui por­te­rait une lumière crue sur le défaut d’alternatives et le ver­rouillage des hori­zons » (p.125), d’autre part, sont éga­le­ment impra­ti­cables pour l’individu. Le récit des tra­vailleurs est donc « tou­jours ambigu et témoigne de l’impossibilité d’une condam­na­tion radi­cale » (p.100). Le sujet ne peut que tra­vailler, à tra­vers diverses stra­té­gies (s’inspirant, « selon les cas, de la résis­tance, de la sou­mis­sion, de la conces­sion, ou encore de l’opposition») à « domes­ti­quer une réa­lité qui échappe, de toutes parts, à la maî­trise » (p.126). Les bri­co­lages nar­ra­tifs aux­quels se livrent les ouvriers et les ouvrières inter­ro­gées dans leurs « récits de vécus » portent la marque de ces « arran­ge­ments » divers et variables avec la réalité :

« De même qu’il existe une diver­sité de ce que repré­sente la situa­tion vécue et[une diversité]de manières d’y faire face – diver­sité des sujets ; il existe diverses manières pour un même sujet de se saisir de ce qui com­pose sa réa­lité vécue (faire preuve de réa­lisme ici peut s’accompagner d’un déni ailleurs). Rien n’est figé, et ces manières de per­ce­voir la réa­lité peuvent s’infléchir, s’alterner, selon les urgences de ce sujet, pour tenir et « se tenir » dans la situa­tion vécue » (p.125).

Comparés à ces remarques d’apparence tri­viale, mais, croyons-nous, pro­fondes et fortes, qui ont une vali­dité qui dépasse lar­ge­ment le cas du Nicaragua (nous sommes tous enga­gés dans de tels bri­co­lages – Dans les failles de la domi­na­tion peut-être lu comme un tel bri­co­lage), les déve­lop­pe­ments théo­riques ulté­rieurs, qui occupent plus de la moitié de l’ouvrage, ins­pi­rés notam­ment de Michel Foucault et de Judith Butler (mais aussi d’autres auteurs, comme Claude Lefort, Hannah Arendt, Cornelius Castoriadis, Jacques Rancière, Stéphane Haber, Robert Castel, Alain Morice et Christophe Dejours, sans d’ailleurs que la cohé­rence de ces réfé­rences mul­tiples ne fassent l’objet d’une véri­table dis­cus­sion), semblent mal­heu­reu­se­ment quelque peu livresques et, pour tout dire, déta­chés de la riche matière récol­tée par l’auteure. L’espèce de « déduc­tion trans­cen­dan­tale » de la pos­si­bi­lité de la poli­tique en situa­tion de domi­na­tion extrême pro­po­sée dans ces pages (à partir de l’affirmation selon laquelle la pro­duc­tion du sujet par un pou­voir qui lui est anté­rieur excède néces­sai­re­ment ses propres buts) a en consé­quence un statut des plus incertains.

Faut-il voir là les effets regret­tables d’un pri­vi­lège accordé à la théo­rie sur l’empirie ? Le para­doxe de ce « pri­vi­lège » serait alors de sus­ci­ter une pra­tique théo­rique appau­vrie, de l’ordre de la réci­ta­tion de « leçons » (la leçon de Foucault, la leçon de Butler…). Il est en tout cas contraire à la démarche pre­mière de l’auteure, celle de l’enquête, et il ne rend sans doute pas non plus jus­tice aux auteurs concernés.

Peut-être ce théo­ri­cisme n’est-il pas sans rap­port avec un double point aveugle, point aveugle qui concerne, d’une part, les corps des ouvriers et des ouvrières, et, d’autre part, la posi­tion et l’expérience de l’auteure elle-même.

Il est remar­quable en effet que Natacha Borgeaud-Garciandía n’évoque que de façon pour ainsi dire oblique ou indi­recte les corps des tra­vailleurs de Las Mercedes, en men­tion­nant leur fatigue, la néces­sité de les nour­rir, de les soi­gner, et plus géné­ra­le­ment d’en prendre soin. Jamais ces corps ne sont décrits dans leur sin­gu­la­rité, jamais la cor­po­réité ne trouve sa place dans la théo­rie de la domi­na­tion pro­po­sée. Les corps des ouvriers et des ouvrières des maqui­las dis­pa­raissent der­rière leurs récits et la ques­tion que Natacha Borgeaud-Garciandía adresse à ces récits, celle de la construc­tion et de la pré­ser­va­tion de la « cohé­rence sub­jec­tive » de leurs auteurs.

Quelle néces­sité à cette dis­pa­ri­tion ? Subjectivité et cor­po­réité sont-elles des réa­li­tés dis­so­ciables, voire exclu­sives ? Une enquête sur la domi­na­tion peut-elle faire l’impasse sur les corps ? Quelles que soient les dif­fi­cul­tés que peut sou­le­ver le recours aux concepts bour­dieu­siens d’incorporation et d’habitus, peut-on écrire sur l’expérience de la domi­na­tion sans s’efforcer de res­sai­sir, avec d’autres mots si l’on veut, la réa­lité que ces concepts visent ? Ne pou­vait-on, pour contour­ner le carac­tère semble-t-il tabou du nom de Pierre Bourdieu, récu­pé­rer les ques­tions que ces concepts cris­tal­lisent en s’appuyant jus­te­ment sur Michel Foucault et Judith Butler ? Notre sen­ti­ment est qu’un atta­che­ment aux corps des ouvriers et des ouvrières n’aurait pu que servir et ren­for­cer l’expression de la sen­si­bi­lité et des pré­oc­cu­pa­tions qui trans­pa­raissent dans les pages de Dans les failles de la domination.

Cet atta­che­ment aurait de plus sans doute permis l’introduction d’un « per­son­nage » dont l’absence dans le livre est tout aussi criante et pro­blé­ma­tique : celui de l’auteure. Qu’est-ce donc que Natacha Borgeaud-Garciandía est allé faire au Nicaragua ? Que lui est-il arrivé ? Que s’est-il passé, la concer­nant, lors des ren­contres qu’elle y a faites ? Comment cette enquête effec­tuée « là-bas » se rap­porte à sa propre expé­rience de la domi­na­tion « ici » ? Que dire de la domi­na­tion dans le cadre qui a été celui de l’écriture de cet ouvrage, l’Université, la rédac­tion d’une thèse, la publi­ca­tion d’un livre ? Comment ce cadre a condi­tionné la pro­duc­tion de son dis­cours sur la domination ?

S’exprime bien sûr dans ces ques­tions une exi­gence impos­sible. Comment l’auteure aurait-elle pu réflé­chir sa propre posi­tion, au risque de ruiner la condi­tion de pos­si­bi­lité ins­ti­tu­tion­nelle de son propre dis­cours ? Mais, il importe de le sou­li­gner, cette exi­gence épis­té­mo­lo­gique et poli­tique, c’est au fond Natacha Borgeaud-Garciandía qui nous la com­mu­nique. Cette exi­gence tra­vaille en effet sour­de­ment tout au long de son livre. Il est à sou­hai­ter que, libé­rée des ser­vi­tudes qu’implique l’acquisition d’un droit de cité au sein de l’Université, elle puisse déployer plei­ne­ment les puis­sances de pensée et d’écriture dont indis­cu­ta­ble­ment elle est porteuse.

Jérôme Vidal

Jérôme Vidal est tra­duc­teur, édi­teur et fon­da­teur d’éditions Amsterdam. Il a publié Lire et penser ensemble. Sur l’avenir de l’édition indé­pen­dante et la publi­cité de la pensée cri­tique et La Fabrique de l’impuissance. La gauche, les intel­lec­tuels et le libé­ra­lisme sécuritaire.

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