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“Notes de lecture sur deux livres de Serge Denis”

Les grands partis tra­di­tion­nels du mou­ve­ment ouvrier, les partis de la social-démo­cra­tie fondés à la fin du 19e siècle, ne sont plus un lieu ni un méca­nisme de for­ma­tion en classe des tra­vailleurs sala­riés et des défa­vo­ri­sés. Ils ne servent plus à consti­tuer en force dis­tincte le mou­ve­ment de reven­di­ca­tions issu du rap­port entre le tra­vail et le capi­tal.

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Notes de lecture
mercredi 5 février 2020
No. 17 - Hiver 2017

Francis Dupuis-Déri, La peur du peuple. Agoraphobie et ago­ra­phi­lie poli­tiques,

Montréal, Lux, 2016

Emanuel Guay

Dans son plus récent ouvrage, Dupuis-Déri nous offre une pers­pec­tive par­ti­cu­liè­re­ment riche sur les liens qui unissent des concepts tels que la démo­cra­tie, le peuple et le pou­voir, à partir d’une dis­tinc­tion qu’il pro­pose entre l’ago­ra­pho­bie et l’ago­ra­phi­lie poli­tique. Ces deux termes dési­gnent des atti­tudes oppo­sées face à la capa­cité qu’ont les per­sonnes ordi­naires de se réunir afin de déli­bé­rer et de prendre des déci­sions en commun : si les ago­ra­phobes se méfient du peuple assem­blé, en lui repro­chant entre autres d’être irra­tion­nel, faci­le­ment influen­çable, prompt à la vio­lence, etc., les ago­ra­philes estiment pour leur part que les pra­tiques de démo­cra­tie directe sont la meilleure manière de se pré­mu­nir contre les abus de pou­voir et la concen­tra­tion de ce der­nier dans quelques mains. Dans l’opposition entre ces deux pers­pec­tives se dis­cernent des enjeux lourds de sens – les pra­tiques ago­ra­philes consti­tuent en effet un scan­dale pour l’élite parce qu’elles inva­lident la néces­sité d’une cou­pure entre les per­sonnes qui obéissent et celles qui com­mandent, en démon­trant que les dominé-e-s peuvent se gou­ver­ner par et pour eux et elles-mêmes.

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Forum social mondial 2016
Rapports d’atelier de l’espace émancipation
lundi 3 février 2020
No. 17 - Hiver 2017

L’espace éman­ci­pa­tion orga­nisé par les NCS lors du Forum social mon­dial de Montréal com­pre­nait quelque 25 ses­sions ali­men­tées par une cen­taine de per­sonnes res­sources. Un tra­vail colos­sal a été réa­lisé pour enri­chir les dis­cus­sions qui ont réuni plus de 1000 per­sonnes. Plusieurs de ces ate­liers ont fait l’objet d’une syn­thèse, pour per­mettre aux lec­teurs et aux lec­trices de capter une partie des débats denses et nuan­cés qui ont eu lieu. Cet espace éman­ci­pa­tion a joué le rôle d’université popu­laire que les NCS orga­nisent à chaque mois d’août depuis 2010.

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L’université populaire des NCS
Le projet socialiste, 100 ans plus tard Avec Colette St-Hilaire, Jonathan Durand-Folco, Emanuel Guay et Fanny Theurillat-Cloutier
Axe 1 - Le Canada, d’hier à aujourd’hui : capitalisme, patriarcat et colonialisme
mardi 24 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Cent ans après la révo­lu­tion sovié­tique, le projet d’un pou­voir exercé par le peuple germe à nou­veau, dans les bar­rios de Bolivie, les assem­blées muni­ci­pales espa­gnoles, les luttes sociales au Québec… Que pour­rait être un socia­lisme du XXIe siècle ? À quoi pour­rait res­sem­bler l’exercice d’un pou­voir popu­laire ?

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L’université populaire des NCS
Canada-Québec : comment penser la convergence des gauches ?
Axe 1 - Le Canada, d’hier à aujourd’hui : capitalisme, patriarcat et colonialisme
lundi 23 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Avec Andrea Levy, Richard Fidler, Corvin Russel et André Frappier

Les tra­vailleuses et les tra­vailleurs, comme les mou­ve­ments pro­gres­sistes et les syn­di­cats, sont confron­tés à l’État cana­dien et à ses agences qui servent à struc­tu­rer et à ins­ti­tu­tion­na­li­ser la domi­na­tion du capi­ta­lisme sur le pays. Si les gauches du Québec et du Canada anglais s’entendent pour recon­naître cette réa­lité, les approches des der­nières décen­nies n’ont pas permis de dépas­ser l’isolement dans lequel cha­cune a envi­sagé son action et même sa réflexion poli­tique et stra­té­gique. D’un côté, le mou­ve­ment natio­nal qué­bé­cois a ébranlé les fon­de­ments de l’État cana­dien ; de l’autre, la gauche du Canada a eu une nette pro­pen­sion à s’identifier à cet État comme l’armature de sa résis­tance contre l’impérialisme amé­ri­cain. Alors que la montée popu­laire au Québec mena­çait l’État du capi­ta­lisme au Canada, la gauche cana­dienne confé­rait à cet État un rôle cen­tral. S’il est vrai que depuis quelque temps un esprit cri­tique face à l’État cana­dien appa­raît dans la gauche cana­dienne, les ponts sont tou­jours peu déve­lop­pés. Cela dit, il est vrai que d’un côté comme de l’autre, on res­sent davan­tage le besoin d’une réflexion conjointe et d’une coor­di­na­tion dans l’action, face à la montée de l’extrême droite, l’hégémonie poli­tique et idéo­lo­gique du néo­li­bé­ra­lisme, les reculs sociaux mul­tiples qui incitent à l’unité, aux ren­contres et au tra­vail en commun.

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Syndicalisme : institution ou mouvement ?
Militer en Outaouais L’expérience de Michel Quijada, président du Conseil central de la CSN
Mémoire de luttes
jeudi 21 juin 2018
No. 19 - Hiver 2018

À l’occasion de la publi­ca­tion de ce dos­sier des Nouveaux Cahiers du socia­lisme sur le syn­di­ca­lisme, nous avons jugé impor­tant de dis­cu­ter avec M. Michel Quijada, pré­sident du Conseil cen­tral des syn­di­cats natio­naux de l’Outaouais (CCSNO-CSN) depuis 17 ans, de son expé­rience syn­di­cale et des pers­pec­tives d’avenir qu’il entre­voit aujourd’hui pour le mou­ve­ment ouvrier. M. Quijada quit­tera ses fonc­tions de pré­sident à la fin de son pré­sent mandat. L’entrevue a été réa­li­sée par Serge Denis.

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Introduction au dossier
vendredi 23 mars 2018
No. 19 - Hiver 2018

De tous les mou­ve­ments sociaux des temps modernes, le syn­di­ca­lisme est celui qui a favo­risé l’organisation du plus grand nombre de per­sonnes et, ne serait-ce que pour cette raison, il figure parmi les mou­ve­ments sociaux les plus puis­sants de notre époque. Pourtant, aucun dos­sier des Nouveaux Cahiers du socia­lisme (NCS) ne lui avait encore été consa­cré, bien que le syn­di­ca­lisme et les luttes ouvrières – d’ici et d’ailleurs – aient fait l’objet de plu­sieurs textes dans nos pages, à chaque numéro ou presque.

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Élections fédérales
À la défense du droit à la FTQ de faire une campagne politique
lundi 26 janvier 2015
Conjonctures et actualités

Le ministre Denis Lebel a fait une sortie contre la FTQ l’accusant de dépen­ser l’argent des tra­vailleurs dans une cam­pagne poli­tique en embau­chant huit per­sonnes pour tra­vailler à défaire les conser­va­teurs dans des cir­cons­crip­tions ciblées, dont la sienne. Il estime qu’il s’agit dans ce cas d’un détour­ne­ment des coti­sa­tions syn­di­cales à d’autres fins que celles de la défense des tra­vailleurs.

Selon Denis Lebel, une majo­rité de dépu­tés NPD sont d’ex-leaders syn­di­caux. Il ques­tionne l’éthique de ces dépu­tés qui auraient à faire le choix entre repré­sen­ter les contri­buables cana­diens ou repré­sen­ter les inté­rêts syn­di­caux dans une négo­cia­tion avec les employés de l’État.

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UNIVERSITÉ POPULAIRE D'ÉTÉ DES NCS - 2013
Harper et le monde du travail
« réforme » ou « révolution » ?

Les réformes du gou­ver­ne­ment Harper dans le domaine des rap­ports d’emploi s’inscrivent-elle en conti­nuité ou en rup­ture avec l’évolution des poli­tiques publiques menées par les gou­ver­ne­ments qui l’ont pré­cédé ? Il semble évident qu’il y a des dif­fé­rences, par exemple que les[i] inter­ven­tions sont aujourd’hui plus sévères envers les orga­ni­sa­tions du mou­ve­ment ouvrier et moins atten­tives aux reven­di­ca­tions des groupes qu’elles repré­sentent et veulent repré­sen­ter. Mais de telles dif­fé­rences peuvent se pré­sen­ter sous l’angle de réformes à cer­taines façons de faire habi­tuelles et à leurs cadres ins­ti­tués, ou elles peuvent se pré­sen­ter comme des actions de redé­fi­ni­tion de ces façons de faire et de ces cadres, de trans­for­ma­tion de nature, une ‘révo­lu­tion’. Mon hypo­thèse veut que le gou­ver­ne­ment Harper soit prêt à cette rup­ture des équi­libres et qu’il la favo­rise, mais que le champ de cette rup­ture s’ouvre aussi comme un abou­tis­se­ment, un des abou­tis­se­ments pos­sibles d’une séquence déjà enga­gée.

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UNIVERSITÉ POPULAIRE D'ÉTÉ DES NCS - 2013
Tout est possible !
Du 15 au 17 août 2013 à l'UQAM

mini-afficihe-2013Le Collectif d’analyse poli­tique (CAP) et les Nouveaux Cahiers du socia­lisme (NCS) pré­sentent l’Université popu­laire d’été des NCS 2013.L’université popu­laire des NCS repose sur plus de qua­rante per­sonnes pro­ve­nant d’organisations syn­di­cales, popu­laires, fémi­nistes, éco­lo­gistes et du monde de l’enseignement. C’est un véri­table « intel­lec­tuel col­lec­tif » au ser­vice des luttes et de la construc­tion du mou­ve­ment popu­laire. L’Université des NCS n’est pas une uni­ver­sité au sens « clas­sique » du terme. L’approche n’est ni aca­dé­mique, ni livresque. Le savoir et les com­pé­tences sont nour­ries par l’interaction entre des pra­tiques et théo­ries qui émanent de tous ceux et celles qui luttent pour chan­ger le monde.
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