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INFOLETTRE des NCS

mars 2018
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2018, ça va brasser !

En 2018, les Nouveaux Cahiers du socialisme célébreront le 10e anniversaire de la revue. Nous pensons que ce n’est pas un mince accomplissement ! Entre-temps, nous avons encore une fois plein de projets.

Nous participons au colloque de La Grande Transition en mai prochain qui sera un point de rencontre de la gent militante de gauche nord-américaine, en remplacement de notre Université populaire des NCS.

Suite au récent numéro 19 des NCS portant sur le syndicalisme, nous entendons publier ensuite deux numéros :
  • No. 20 - août 2018, sur les groupes et mouvements populaires face à l’État.
  • No. 21 - février 2019, sur les défis d’un socialisme à la mode d’aujourd’hui (en phase avec les travaux de La Grande Transition) .
De plus, avec d’autres réseaux et organisations, nous organiserons des tables rondes et des ateliers sur plusieurs thèmes d’actualité.

Évidemment, les NCS resteront proches des initiatives, campagnes et luttes des mouvements, y compris celles pour renforcer la présence de la gauche en vue des prochaines élections québécoises. Toutes ces idées et bien d’autres sont autant d’invitations à quiconque veut participer selon ses intérêts, disponibilités et moyens. L’appel est lancé !

Le comité de coordination des NCS (Flavie Achard, Pierre Beaudet, Donald Cuccioletta, Édouard Lavallière)

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De tous les mouvements sociaux modernes, le syndicalisme est celui qui a favorisé l’organisation du plus grand nombre de personnes; c’est là une des raisons pour privilégier, dans ce dossier du numéro d’hiver des Nouveaux Cahiers du socialisme, une perspective davantage « mouvementiste » du syndicalisme. Celui-ci a pour tâche de voir au-delà de la défense des salariés-e-s qu’il représente traditionnellement, s’il espère recréer une identité rassembleuse, en s’appuyant sur les collectivités agissantes et les luttes contemporaines. Ces dernières s’inscrivent dans la résistance à l’exploitation capitaliste et aux mesures austéritaires. Le dossier comporte quatre sections : analyse des défis contemporains, étude comparative du syndicalisme des Amériques, rappel de luttes inspirantes et avenues pour sortir le syndicalisme de son marasme et reprendre la voie de l’offensive.
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(Rabais si l'inscription est faite avant le 15 mars)

Les NCS à La Grande Transition

Pendant pratiquement une décennie, les NCS ont organisé chaque été une «université populaire» qui a eu le mérite d’offrir à la gent militante une plateforme de discussions riche et pluraliste. Bon an mal an, nous avons abordé avec plus de 300 personnes-ressources une vaste gamme de thèmes, ce qui a permis, dans une mesure modeste, d’accompagner la recherche des mouvements populaires, des partis de gauche et des intellectuels progressistes au Québec.

Principe de base sur lequel nous avons toujours insisté, il y avait cette nécessité de valoriser les « intellectuels-militants » ou les « militantes-chercheuses », c’est-à-dire la production dense et critique des personnes impliquées dans les luttes et les mouvements, sans pour autant négliger l’apport des chercheurs-es « de profession ». À partir de 2016, nous avons davantage « internationalisé » les débats avec les apports fort intéressants venant des mouvements de lutte autochtones, de camarades canadiens, américains, européens et latino-américains et africains.

C’est sur la base de ce bilan « globalement positif » (selon l’expression consacrée) que nous avons décidé à la fin de l’année dernière de nous joindre à une initiative lancée par un collectif dont le « noyau dur », si on peut dire, est composé de la « génération 2012 ».

Ce collectif, l’Institut de recherche sur l’émancipation (IRE), regroupe des militantes et des militants qui se sont dispersés dans les mouvements populaires et qui poursuivent une réflexion critique sur les stratégies d’émancipation. Les NCS sont donc très impliqués dans ce projet qui comprend de grands défis organisationnels, techniques et financiers, dans le but de réunir plusieurs centaines de personnes du 17 au 20 mai prochain, au Cœur des sciences de l’UQAM.

Plus de la moitié des membres des NCS seront intervenantes et intervenants à travers les 120 sessions et nous coordonnons parallèlement trois ateliers qui seront animés par plus d’une douzaine de personnes :

• L’altermondialisme et le Forum social mondial;
L’internationalisme syndical aujourd’hui;
Internationalisme et nationalisme.

Le programme de LGT : https://thegreattransition.net/fr

La question de la question

Pierre Beaudet

Le 24 février dernier avait lieu un débat organisé à l’UQÀM par le Réseau écosocialiste. Y prenait part une soixantaine de personnes, dont le groupe qui a « brisé la glace » composé d’Alain Savard (Lutte commune), Sibel Ataogul (Association des juristes progressistes), Céline Hequet (Ricochet) et André Frappier (Québec solidaire). Le ton de la discussion était franc et ouvert, avec des interrogations multiples et variées, et ce, en phase avec la publication de nombreux textes sur le site de Presse à toi à gauche sur la question nationale. On se souviendra que les deux congrès de Québec solidaire de l’année dernière ont abordé cette thématique, notamment en décembre à propos du projet de fusion avec Option nationale.

Les défis de Québec solidaire

Pierre Mouterde

Le succès de la manifestation d’appui aux infirmières organisée par QS à Montréal le 24 février pourrait démontrer l’intérêt de s’insérer avec habileté dans la lutte contre les politiques du gouvernement libéral, notamment des « réformes » infligées au domaine de la santé. Ce dernier (et heureux) épisode doit nous faire réfléchir sur l’orientation stratégique que cherche à se donner QS pour les prochains mois.
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Vers un Forum social mondial 2.0

Pablo Solon, Sergio Haddad et Moema Miranda

Depuis maintenant plusieurs années, des mouvements ont profité des échanges internationalistes au FSM, qui a été un miroir et un incubateur des réflexions et des luttes à travers le monde. Si ce travail doit continuer, compte tenu de la dimension internationale de la mondialisation capitaliste, le contenu et les formes doivent évoluer. De nouveaux défis intellectuels confrontent l’intellect, par exemple l’origine et l’impact des néo-autoritarismes et de leurs « monstres » (la mouvance d’extrême droite sous diverses bannières). Le déclin des gouvernements et partis progressistes impose de ré-explorer la relation au pouvoir et les alliances nécessaires pour bloquer la dérive. Bref, les mécanismes d’élaboration de stratégies transnationales doivent être renouvelés.

Pour avancer dans le « réarmement » intellectuel du FSM

  • Il faut mesurer le capitalisme en cours à travers la destruction du collectif ouvrier, l’automation, le passage vers une structure d’encadrement « biopolitique ».
  • Il faut dresser un bilan rigoureux des expériences transformationnelles du passé, des mouvements socialistes jusqu’aux luttes de libération nationale dans le Sud.
  • Il faut décortiquer les idéologies identitaires, autoritaires et réactionnaires s’exprimant de diverses manières, y compris sous le couvert de la religion.
  • Il faut enquêter sur les nouvelles compositions de classe et l’émergence de nouvelles résistances sociales et écologistes.
  • Il faut travailler davantage sur les mécanismes pour renforcer la démocratie directe, l’autogestion, l’appropriation collective et d’autres mécanismes ébauchés par les mouvements populaires ces dernières années.
  • Il faut développer la critique du « modèle » extractiviste et penser la transition démocratique et populaire.
  • Il faut repenser l’articulation entre mouvements populaires, partis de gauche et État, « désétatiser » la stratégie de l’émancipation.
  • Il faut replacer au centre de la réflexion une perspective internationaliste qui échappe à toute instrumentalisation.
  • Il faut construire de nouvelles méthodologies faisant appel aux savoirs produits au sud comme au nord.
Note : Ces réflexions proviennent d’une série de séminaires organisés en 2017 dans divers pays, à l’initiative de groupes, dont le réseau Intercoll et où ont contribué plusieurs camarades, notamment Edgardo Lander (Venezuela), Gustave Massiah, Christophe Aguiton et Geneviève Azam (France), Brian Ashley et Mercia Andrews (Afrique du Sud), Daniel Chavez (Uruguay), Jennifer Cox, Peter Frase et Laura Flanders (États-Unis), Francine Mestrum (Belgique), Sergio Haddad, Moema Miranda, Josée Correa et Chico Whitaker (Brésil), Maher Hanine (Tunisie), José Séoane et Emilio Taddei (Argentine), Mayo Fuster Morell (Catalogne), Pablo Solon (Bolivie), Pierre Beaudet (Québec), Gina Vargas (Pérou), Hamouda Soubhi (Maroc).

Agir et transformer le Forum

Le FSM n’est évidemment pas là pour définir la « ligne juste », mais il peut travailler de manière à ce que plusieurs élaborations stratégiques se produisent. Comme l’affirme Kamal Lahbib (Maroc), le Forum, par ses membres, peut articuler des prises de position, à condition qu’elles soient suivies d’actions de pression, de campagnes. Pour avancer dans cette voie, nous devrons être attentifs, studieux et efficaces ; par exemple :
  • Mettre en place des noyaux de débats stratégiques transnationaux permanents, pour alimenter les débats pendant et entre les Forums. Ces noyaux peuvent « décoloniser le savoir », pour reprendre l’expression de Boaventura de Sousa Santos, et produire de nouvelles connaissances et de nouvelles hypothèses sur les alternatives au capitalisme, qui viennent des luttes et qui retournent dans les luttes;
  • Définir des axes prioritaires autour des questions qui interpellent les mouvements populaires et qui doivent être abordées d’une manière systématique, pour encourager des convergences;
  • Organiser des forums moins éparpillés, mieux préparés et mieux articulés. Une emphase pourrait être mise sur les forums régionaux et sectoriels, tout en pensant à organiser tous les 2-3 ans un rassemblement mondial. Pour 2018, deux projets sont sur la table : le Forum thématique sur les migrations (Mexico) et le Forum thématique sur les résistances contre l’extractivisme (Le Cap).

Quelques nouvelles dans l’air du temps

Le syndicalisme dans tous ses états

Alain Savard

La 2e édition du camp de formation de Lutte commune a eu lieu les 16-17-18 février dernier. L'événement a pu renouveler son succès de l’an dernier, attirant 112 personnes. Au programme, il y avait une dizaine d’ateliers traitant de mobilisation, de stratégie, de négociations dans le secteur public, d’histoire ou encore d’antiracisme. On en a profité aussi pour lancer le numéro 19 des NCS sur le syndicalisme, auquel plusieurs camarades des NCS ont participé.

Le plus grand succès de l’événement aura probablement été la diversité d’affiliations syndicales présentes. Des personnes de la FAE, l’APTS, l’AFPC, la CSN, la CSQ, la FIQ, la FTQ, le SFPQ, le SPGQ, le SCFP, le SEPB, le SCFP et les IWW étaient présentes. Cela a permis d’établir un dialogue généralement peu commun entre syndiqué-e-s de la base évoluant dans des milieux de travail très différents les uns des autres (privé/public, éducation/santé/fonctionnaires, précaires et non-syndiqué-e-s).

Parmi les signes encourageants pour l’avenir, notons l’enthousiasme des participantes et des participants pour préparer les prochaines négociations du secteur public dès maintenant, afin d’éviter la reproduction du pétard mouillé de 2015.

Lutte commune renouvellera probablement l’expérience l’an prochain. D’ici là, l’organisation continuera d’organiser des rendez-vous intersyndicaux mensuels. Les prochains auront lieu les 29 mars, 24 avril et 31 mai à 18 h au 5325 rue Brébeuf à Montréal. D’autres projets sont également sur la table, comme la traduction française du livre Secrets of a Successfull Organizer par Labor Notes.
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Rencontre avec Serge Halimi

Dans le cadre de La Grande transition (17-20 mai 2018), nous invitons Serge Halimi, le directeur du Monde diplomatique. Il participera aux travaux de LGT dans une session sur les États-Unis, avec Bashkar Sunkara, le directeur de la revue Jacobin. En marge de cette rencontre, il y aura une réunion privée avec des camarades des NCS, de la Plateforme altermondialiste et des Amis du Monde diplomatique (lieu, date et heure à confirmer).
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Une nouvelle initiative altermondialiste

Ce nouveau projet vise à développer davantage la réflexion, la recherche et l’interaction entre les personnes et les mouvements investis dans l’« aventure » altermondialiste, au Québec et dans le monde.

Vous trouverez sur le site plusieurs dossiers bien fouillés, sur l’avenir du FSM, sur les luttes au Brésil, la crise en Syrie et bien d’autres choses encore, notamment une série de textes sur l’impact de mai 1968 sur les mouvements dans le monde.

Parmi les contributeurs :
  • Ronald Cameron,
  • Dominique Caouette,
  • Raphaël Canet,
  • Carminda Mac Lorain,
  • Donald Cuccioletta,
  • Pierre Beaudet.
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Par ailleurs, la Plateforme altermondialiste fait partie du réseau Intercoll, qui réunit chercheurs-e-s, militantes et militants altermondialistes d’une vingtaine de pays, dont la plupart sont investis dans le Forum social mondial.
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La Gauche urbaine de Montréal

Prenons la ville

Sous la restructuration néolibérale en cours, la concentration du capital, des populations, de l’habitation, des problèmes environnementaux, de transport, etc., font des villes la nouvelle plaque tournante de la lutte des classes. Si les capitalistes ont fait des villes leur lieu commun, nous devons prendre la ville pour en faire le lieu commun des citoyens et des citoyennes.

Si nous voulons faire de la cité le lieu commun de ses citoyens et citoyennes, nous devons restructurer notre pensée et nos institutions politiques, afin de créer notre propre vision de la ville. Pour lancer cette réflexion, la Gauche urbaine de Montréal a ainsi institué cinq groupes de travail pour forger d’une façon pragmatique notre nouvelle vision de la cité. Ces groupes de travail sont :
  • démocratie directe et citoyenne et budget participatif;
  • racisme et sécurité;
  • transport;
  • environnement;
  • habitation.
La Gauche urbaine de Montréal n’est pas un groupe qui prône le « lobbyisme », mais plutôt un collectif qui met de l’avant des propositions réalisables et qui correspondent à notre stratégie pour une nouvelle vision de la cité. Nous croyons ultimement que cette nouvelle vision de la cité doit être ancrée dans le pouvoir citoyen, un pouvoir social qui en viendrait à supplanter le pouvoir économique capitaliste. La Gauche urbaine de Montréal se concentrerait d’abord sur ses cinq groupes de travail et sur l’idée de John Holloway d’« exercer le pouvoir sans prendre le pouvoir ».

La politique traditionnelle du haut vers le bas, prolongée aujourd’hui par les formations politiques néolibérales, n’est plus une formule adéquate pour donner le pouvoir aux citoyens et citoyennes. Nous croyons que la démocratie doit s’exercer du bas vers le haut, avec un plein contrôle de la part des citoyens et citoyennes. C’est ainsi que nous envisageons des structures flexibles et changeables selon la volonté des citoyens et citoyennes. Ces structures devront être sous contrôle citoyen, et chaque quartier devrait être gouverné par un comité de citoyens et citoyennes ou même par un comité d’action politique, selon la volonté et les besoins des résidents et résidentes de tel ou tel quartier.

La Gauche urbaine de Montréal envisage dans un avenir rapproché d’aller de l’avant et de prendre contact avec les différents groupes populaires et citoyens dans les quartiers de Montréal pour présenter sa plateforme et ses propositions et recevoir les critiques et l’avis des citoyens et citoyennes.

Note : Ce texte est un extrait de la plateforme du Regroupement La gauche urbaine de Montréal dont font partie Donald Cuccioletta, Jonathan Durand-Folco, Roger Rashi, Clara-Swan Kennedy, Andrea Levy et plusieurs autres.

Informations
Clara-Swan Kennedy (swan.kennedy@gmail.com)
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Les NCS en format numérique

Il est possible de s’abonner à la revue les Nouveaux Cahiers du socialisme (NCS) sous format numérique (25 $/an) ou d'acheter au numéro au format numérique (13,99 $) sur le site de la SODEP :

À compter du numéro 15, chaque numéro est également disponible à l'unité en format numérique (13,99 $/numéro) auprès d'une douzaine de diffuseurs de livres numériques. Pour plus de détails, consulter la fiche des Nouveaux Cahiers du socialisme sur la plateforme de l'Entrepôt du livre numérique.

Les NCS sur Érudit

Depuis le n° 14, les NCS sont disponibles dans les bibliothèques des cégeps et des universités abonnés à la plate-forme ÉRUDIT. Celle-ci est devenue l’un des véhicules importants pour la diffusion électronique des revues savantes et culturelles dans les milieux collégial et universitaire. La revue deviendra donc encore plus qu’avant une référence pour les professeur-es, les étudiants-es et les chercheurs-es.

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