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INFOLETTRE des NCS

15 février 2021
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Après la pandémie


En quelques semaines, la crise de la COVID-19 a bousculé bien plus profondément nos certitudes que les avertissements lancés depuis des dizaines d’années par les mouvements écologistes et des spécialistes des sciences de la nature. Après cette pandémie, combien d’autres surviendront et à quelle fréquence ? Notre modèle de développement se trouve profondément remis en cause.

Les moments d’incertitude constituent des moments propices à l’émergence et à la diffusion de nouvelles idées ou d’idées jusqu’alors dominées, mises en veilleuse, et qui se fraient un chemin à la faveur de ce doute (ou de ce chaos) qui nous submerge. Parce que ce sont des moments où les gens ne savent plus où se situent leurs intérêts, ils ne peuvent donc se laisser guider par eux, comme ils le font habituellement, dans la routine des pratiques produisant et reproduisant le quotidien. Dans ces moments d’incertitude, la recherche d’une nouvelle vision de la façon de « faire société » s’impose. Nous sommes donc à un tournant où se joue une bataille des idées. Et les idées qui gagnent sont celles qui arrivent à se matérialiser, soit parce qu’elles sont portées par des moyens importants déployés par le capital et les classes dirigeantes, soit parce que de larges alliances populaires réussissent à développer une vision commune, à en proposer une traduction institutionnelle et à la mettre en œuvre.

Extrait de l’introduction au numéro 25 des NCS,
Sortie de crise : de la pandémie ou du capitalisme ?
Flavie Achard, Donald Cuccioletta, Emanuel Guay, Audrey Laurin-Lamothe,
Édouard Lavallière, Geneviève Talbot, Fanny Theurillat-Cloutier, Carole Yerochewski

Présentement en librairie et kiosque

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Les NCS en 2021

Continuer, se renouveler, participer aux combats


Les NCS et l’organisme dont ils émanent, le Collectif d’analyse politique, ont tenu leur assemblée annuelle le 30 janvier dernier. Dans le rapport remis aux participantes et participants, le comité de coordination (COCO) partait du bilan «globalement positif» qui ressort des activités et interventions qui se sont échelonnées pendant les derniers 15 ans. «On ne compte pas les textes, les auteurs et autrices, le lectorat, mais en gros, c’est beaucoup. Les NCS sont devenus une référence pour les gauches, même lorsque la revue suscite des controverses et des débats. En plus de la revue, les NCS se sont distingués avec l’organisation de sept universités populaires (2010 à 2017) et depuis 2018, en participant à la Grande Transition (2018, 2019, celle de 2020 a été annulée à cause de la pandémie) où ont été présentes plusieurs centaines de personnes.» Constater tout ce travail n’est pas seulement pour s’auto contenter : «Nous avons construit des alliances multiples avec des projets d’affinité dans le domaine littéraire, associatif et politique. Nous avons coalisé des énergies militantes sur plusieurs dossiers, sans s’enfermer dans le couloir étroit de l’université, sans non plus avoir peur d’entrer dans la complexité. Bref, nous avons développé un bon “capital” intellectuel et politique, qui doit être constamment réactivé, renouvelé, relancé». Enfin, ce n’est pas négligeable, la situation financière du projet est stable, ce qui ne met pas en péril son avenir.

Les prochains numéros de la revue


  • Le numéro 26 (automne 2021) portera sur l’éducation, principalement sur les secteurs primaire et secondaire.
  • Le numéro 27 sera centré sur les enjeux de l’immigration.
  • D’autres dossiers sont en phase d’incubation : l’écosocialisme, les enjeux urbains, la révolution numérique, etc.

Sortir des sentiers battus


Depuis quelques années, le grand «nous» fait face à des défis qui nous interpellent : la montée des droites, les difficultés de faire converger les luttes, le défi de construire un pôle politique institutionnel en même temps qu’un mouvement de masse critique et combatif, etc. De cette ascension jusqu’à la situation fragile actuelle, il y a plein d’éléments contingents liés à la phase du capitalisme en crise, la recomposition des classes dans le sillon de la restructuration en cours, la crise des gouvernances et enfin, la pandémie, la «cerise sur le sundae».

Il y a donc un grand nombre de thématiques à explorer en profondeur. Nous allons continuer avec la revue et ses grands dossiers (avec une parution deux fois par an), tout en étant plus présents dans l’univers numérique.



Nos outils numériques


  • Depuis décembre, nous expérimentons une nouvelle mouture du site Web des NCS. La facture graphique a été améliorée.
  • Le matériel des numéros antérieurs de la revue a été en partie renumérisé en visant prochainement l’accessibilité de la totalité des textes parus dans les 25 numéros de la revue.
  • La page d’accueil a été réorganisée autour d’interventions davantage liées à la conjoncture, à partir de textes pertinents des numéros antérieurs de la revue, de contributions d’auteurs, d’autrices et de membres du collectif, et de textes provenant de publications «affinitaires».
  • La page Facebook et le groupe Facebook des NCS sont des outils indispensables qui ont un impact considérable sur plusieurs centaines de personnes. Il faut continuer dans ce domaine.

Regarder devant nous


En plus de ces outils, les NCS vont continuer d’intervenir, notamment dans la troisième édition de la Grande Transition, qui aura lieu en formule hybride, virtuelle et en présence, les 21-22-23 mai prochain. En attendant, les NCS ont du boulot sur la planche; celui-ci sera désormais coordonné par trois comités :

  • Le comité de coordination qui voit à l’ensemble des projets en cours; il est composé de Flavie Achard, René Charest, Édouard Lavallière et Sébastian Vielmas.
  • Le comité de rédaction permanent (à distinguer des comités de production pour chacun des numéros qui regroupent des personnes intéressées par le thème central de chaque numéro), composé de 12 personnes; il a pour tâche d’impulser une orientation globale à la revue, de stimuler la réflexion éditoriale parmi les membres et ami-e-s et d’ouvrir de nouveaux chantiers.
  • Le comité sur le développement et l’intégration des outils numériques (plus simplement appelé le «comité Web»), qui regroupe 9 membres et auquel pourront se greffer des personnes intéressées à aller plus loin dans ce domaine.
De plus, nous avons décidé de créer des comités de réflexion permanents (sorte de continuité des dossiers principaux de chaque numéro) auxquels on pourrait inviter d’autres groupes ou personnes pour alimenter nos réflexions et nos productions.



Appel aux membres et ami-e-s des NCS


Les activités du Collectif d’analyse politique (CAP) et les outils de diffusion mis en place par les Nouveaux Cahiers du socialisme (NCS) requièrent pas mal de travail, qui est réalisé presque complètement de façon bénévole. Si vous avez un peu de temps, il nous fera plaisir de vous accueillir :
  • vous avez une idée de texte sur un thème pertinent: faites-nous part de votre idée pour voir si et comment on peut vous publier;
  • le domaine du Web vous intéresse ou vous avez des qualifications techniques pour gérer des outils Web, nous avons besoin d’aide;
  • vous pouvez et aimez traduire (la plupart du temps de l’anglais au français);
  • vous pouvez aider à la diffusion en faisant circuler nos messages et éventuellement (après la pandémie!) tenir des tables d’information lors des rencontres publiques.
Merci d’y penser et contactez-nous ! cap@cahiersdusocialisme.org
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Hommage à Leo Panitch (1945-2020)

Pierre Beaudet



Notre ami et camarade Leo Panitch est décédé à Toronto le 19 décembre 2020. Leo était un chercheur de pointe en économie politique, notamment à l’Université York où il a été un guide pour des centaines d’étudiantes et d’étudiants pendant plus de trois décennies. Auteur prolifique, traduit en de nombreuses langues, il décortiquait sans relâche le capitalisme «réellement existant», sous le mode d’un dispositif impérialiste dominé par les États-Unis. Il discutait sans cesse, en lien avec des mouvements populaires dans plusieurs pays, l’émergence d’un nouveau projet socialiste. Leo était également un militant, toujours prêt à participer à la construction de réseaux et au patient travail d’éducation populaire. Sa dernière bataille fut de mettre en place Socialist Project, une revue-réseau qui, à certains égards, ressemble aux Nouveaux Cahiers du socialisme.

Leo était aussi un camarade. Il suivait attentivement les travaux de la gauche québécoise. Il a participé directement à nos travaux à l’époque de l’Université populaire des NCS et plus récemment avec la Grande Transition. Leo a développé des travaux en profondeur sur une vaste gamme de thèmes qu’il serait fastidieux d’énumérer – en attendant qu’on organise un colloque sur le riche héritage intellectuel qu’il nous laisse –, mais je rappellerai quelques grandes idées sur lesquelles il trouvait beaucoup d’écho au Québec.

  • Il était radicalement contre le nationalisme de « gauche » canadien, qui s’exprime par le Nouveau Parti démocratique notamment. Il pensait que l’État canadien était l’instrument d’une bourgeoisie absolument et résolument canadienne qui était dès lors l’adversaire principal des luttes et des mouvements populaires.
  • Il pensait que la gauche au Canada devait appuyer la lutte pour l’émancipation sociale et nationale du Québec. Il trouvait que les mouvements populaires du Québec avaient une longueur d’avance dans les luttes en Amérique du Nord et que l’expérience de la gauche québécoise avec ses limites et ses contradictions était porteuse.
  • Il pensait que l’impérialisme américain était en train de consolider son hégémonie sur le capitalisme mondial – par la financiarisation notamment –, et ce, malgré la compétition croissante de la Chine. Il fallait sans relâche appuyer les luttes anti-impérialistes.
  • Pour affronter et éventuellement vaincre ces pouvoirs, une vaste coalition de mouvements populaires et progressistes était nécessaire, loin de l’esprit sectaire d’une certaine « gauche » trop imbue d’elle-même. Ce projet porté par l’ex-syndicaliste Sam Gindin était celui qui guidait le Socialist Project.
https://www.cahiersdusocialisme.org/hommage-a-leo-panitch/

DÉBATS ET CONTROVERSES

Toutes et tous ensemble
avec Bochra Manaï

André Frappier

La Ville de Montréal a décidé de créer un nouveau poste de commissaire à la lutte contre le racisme. Une première, un nouveau poste qui a pour objet d’enquêter et de répondre au racisme systémique présent partout dans la société. Le choix de Bochra Manaï tombe sous le sens. Une femme qui possède toutes les qualifications requises, un doctorat en études urbaines, deux maîtrises, dont une en relations interethniques, et une expérience sur le terrain remarquable.
Mais les opposants ne visent pas l’efficacité, aucun d’eux n’a apporté d’arguments concernant de meilleures candidatures pour effectuer ce travail. Non la question est strictement politique. On est encore dans le eux et nous. Le fait de s’être opposée à la loi 21 et d’avoir représenté un organisme qui s’y opposait en fait une cible. On tire sur la messagère. Pour prendre un exemple, est-ce qu’on a fustigé les avocats qui ont défendu récemment des hommes accusés d’agressions sexuelles ? Est-ce qu’on fait des amalgames avec les personnes qu’ils ont défendues ? Bien sûr que non.
À ceux et celles qui tentent d’effacer l’histoire, il est important de rappeler que de nombreuses personnes et organismes avaient pris position publiquement contre le projet de loi 21 dont le Centre justice et foi, la Fédération des femmes du Québec, la CSN , l’Association des juristes progressistes, la Commission des droits de la personne, la Ligue des droits et libertés, Amnistie internationale Montréal, la Fondation Paroles de femmes, le Conseil régional FTQ du Montréal métropolitain et Québec solidaire.
Ce procès d’intention public contre une femme, de surcroit racisée, n’a rien à voir avec ses positions personnelles ou son passé. Il relève d’un positionnement politique dont les tenants n’acceptent pas qu’il soit contesté, dans ce monde où le racisme systémique, prétendent-ils, n’existe pas.

Extrait de « L'injuste stigmatisation de la nouvelle commissaire à la lutte contre le racisme », Presse-toi à gauche, 26 janvier 2021
https://www.pressegauche.org/Les-politiques-clivantes-se-portent-bien

Les NCS en format numérique

Il est maintenant possible de s’abonner à la revue les Nouveaux Cahiers du socialisme (NCS) sous format numérique PDF (25 $/an) ou d'acheter un numéro au format numérique PDF (14 $) directement sur le site des NCS :

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Depuis le n° 14, les NCS sont disponibles via les bibliothèques des cégeps et des universités abonnés à la plate-forme ÉRUDIT. Celle-ci est devenue l’un des véhicules importants pour la diffusion électronique des revues savantes et culturelles dans les milieux collégial et universitaire.

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Fi­na­le­ment, il est tou­jours temps de vous abonner à la revue et de re­ce­voir les NCS au format papier à votre do­mi­cile : nous avons de très bons ta­rifs pour les étu­diantes et les étu­diants et des ra­bais pour les abon­ne­ments de deux ans. La livraison est incluse dans le prix.

À noter éga­le­ment : il est maintenant pos­sible de se pro­curer en ligne et à l'unité les an­ciens numéros papier des NCS encore disponibles sur notre site ou en­core en pas­sant à la Coop-UQAM qui tient tous les nu­méros.

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