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INFOLETTRE des NCS

15 janvier 2021
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En librairie et kiosque à la mi-février 2021

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De confinement en couvre-feu : qui en profite ?

Pierre Beaudet

Nous voici revenus en ce début d’année 2021 à la case zéro. Tant à Ottawa qu’à Québec, on nous sert la même chanson avec des conférences de presse répétitives et pleines de trous. Les personnes qui prétendent nous gouverner sont peu ou pas interpellées par des médias la plupart du temps complaisants. Il y a quand même quelques bonnes questions qui pourraient être posées :
  • Comment des pays (Chine, Vietnam, Cuba, Israël[1]) ont réussi à contrôler la pandémie, à stopper la deuxième vague et aussi, à distribuer massivement les vaccins ? Qu’est-ce qui empêche l’État de prendre le contrôle de l’industrie pharmaceutique dans cette ère catastrophique ? Pourquoi nous ne sommes pas capables de mettre au pas les institutions de la santé ? Et quoi d’autre encore ?
  • En quoi le couvre-feu est-il une solution ? Le bon docteur Arruda n’a-t-il pas dit que c’était symbolique ? N’y a-t-il pas d’autres moyens ?
  • Qu’est-ce qu’on fait avec les nombreux laissés-pour-compte (précaires, itinérants, artistes, réfugié-e-s, etc.) ? On attend que la police ramasse les corps dans les rues ?
Ce sont des questions « lourdes » qui se réfèrent à un système de santé à peu près disloqué. On peut et on doit blâmer l’ex-ministre de la Santé Gaétan Barette et le Parti libéral, mais la CAQ, à l’époque, n’avait-elle pas endossé cette tragique centralisation qui comprenait la démolition du réseau de santé communautaire (les CLSC) et le transfert des ressources vers les cliniques privées ? Une fois dit cela, combien de temps cela va-t-il prendre pour réparer les pots cassés ? Un an ? Deux ? Cinq ? Quand est-ce qu’on commence ? Le vrai problème n’est-il pas le fait que le gouvernement actuel ne veut rien changer ?

On observe la même paralysie coupable sur l’environnement (les petites déclarations vertes alors qu’on maintient en place la même économie pétrodestructrice); on préserve le système de fiscalité tordue qui permet au 1 % de gagner plus en une seule journée (le 2 janvier) que la grande majorité des salarié-e-s. Est-ce normal ? Est-ce acceptable ?

Et nous, qu’est ce qu’on fait en attendant ? À part la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) et sa dynamique présidente Nancy Bédard, on ne peut pas dire que les syndicats parlent fort. Également, n’est-ce pas gênant de voir Manon Massé se tenir avec Legault sous prétexte qu’il faut rester « ensemble » ? Est-ce qu’il n’y pas moyen de dénoncer la terrible malgestion actuelle sans se prendre pour des gérants d’estrade et en proposant les mesures énergiques et urgentes qui s’imposent ? Il y aura des occasions au début de l’année (congrès syndicaux, assemblées de QS, etc.) pour parler de tout cela et brasser la cage.

NOTE

[1] Dans ce dernier pays, l’apartheid israélien fait en sorte que la population des territoires occupés est laissée à l’abandon comme s’il était normal que les Palestiniens et les Palestiniennes, ces sous-humains (que les Nazis appelaient les « Untermensch ») crèvent en silence.

États-Unis : le grand gâchis

Pierre Beaudet

Nous avons tous assisté à la tentative bouffonne de renverser le gouvernement étatsuniens le 6 janvier dernier. Une bande de voyous se retrouvent à défoncer des forces de police complaisantes, à jeter des poubelles par terre et à fanfaronner sur les médias dits sociaux avec le clown en chef ! Quelques heures plus tard, le « calme » est revenu dans un pays où des millions de personnes sont sans abri, contaminées par et malades de la COVID-19. Les États partout dans le monde y compris à Ottawa se disent soulagés : enfin, le retour à la normale ! Cependant, le désenchantement risque de survenir plus tôt que plus tard. En attendant, il n’est sans doute pas inutile de faire un bref survol de l’histoire de ce pays qui est à la fois la première puissance impérialiste au monde et une société ultra polarisée et conflictuelle.

La première crise

Ce n’est pas la première fois en réalité qu’une crise systémique a lieu aux États-Unis. Après la terrible guerre civile (1861-1865), les racistes-fascistes du Sud sont vaincus et il faut reconstruire. Au début, un vaste mouvement populaire prend forme avec des syndicats combatifs et des mouvements ruraux impliquant des ex-esclaves du Sud. Il y a une fenêtre, mais c’est sans compter sur l’oligarchie financière et l’élite politique. Ils brisent les grèves à coups de tueries. Ils renvoient les Afro-Américains à la misère en déployant les redoutables milices du Ku Klux Klan. Ils font la chasse aux immigrants et immigrantes. Jusque dans les années 1930, le capitalisme états-unien est heureux, comme ces imbéciles en première classe du Titanic. Mais un jour, le monde s’écroule sur leurs têtes bouffies.

Le deuxième cycle

Alors s’ouvre un nouveau cycle de crises. Dans cet épisode, les syndicats prennent l’initiative. Chômeurs et ouvriers occupent des usines. La gauche a un élan. Une partie des élites prend acte et accepte le virage centriste du gouvernement sous l’impulsion du réformiste Franklin Delanoë Roosevelt (et surtout de sa conjointe Eleanor Roosevelt). Il y a une relance menée par l’État contre le marché et axée sur l’emploi, la sécurité sociale, l’arrêt de la répression, qu’on finit par appeler le New Deal. En même temps, le gouvernement américain affronte le régime nazi que les grands capitalistes comme Henry Ford adorent. Une grande alliance anti-nazis mondiale prend forme y compris avec l’Union soviétique. Après la guerre toutefois, le gouvernement démocrate se retourne contre les syndicats sous le prétexte de la guerre froide. De grandes aventures impérialistes et colonialistes sont lancées de Washington pour bloquer la lutte d’émancipation dans le tiers-monde. Mais cela ne marche pas trop. Il y a d’abord la grande mobilisation pour les droits civiques animée par Malcolm X et Martin Luther King. Les ghettos noirs deviennent des foyers de révolte. Il y a ensuite la levée en masse des étudiantes et étudiants dans le mouvement contre la guerre au Vietnam. Malgré l’inertie des syndicats, une jeune génération ouvrière remet à l’ordre du jour la résistance de classe, pendant que les premières vagues du féminisme disent combattre le patriarcat et le capitalisme.

Du néolibéralisme à la crise actuelle

Au début des années 1980, le retour des républicains avec Ronald Reagan produit dans une large mesure les slogans de Donald Trump 40 ans plus tard : « Make America great again ». On détruit les syndicats, on sape le système de protection sociale hérité du New Deal. On relance la militarisation. L’oligarchie est ravie, le néolibéralisme la « libère » de toutes entraves et permet de délocaliser l’industrie vers les ateliers de misère au Mexique et en Chine. En 1994, Clinton remet les démocrates au pouvoir en continuant la même restructuration. Parallèlement, la guerre reprend de plus belle au Moyen-Orient et en Europe du Sud. Les syndicats et l’élite afro-américaine acceptent leur subordination, ce qui remet les républicains au pouvoir en 2000. Ceux-ci, après les attaques du 11 septembre 2001, annoncent la « réingénierie » du monde en revenant aux pratiques coloniales. Le terrain idéologique bascule, c’est la « guerre des civilisations » entre la « modernité », les États-Unis et leurs alliés-subalternes d’une part, et les barbares islamiques d’autre part.

L’épisode Obama

Après le retentissant échec de la « guerre sans fin », Obama devient le premier président afro-américain, mais il s’empresse d’assurer la continuité, dont le démantèlement du secteur public et la relance d’une nouvelle « guerre froide » contre la Chine. Les promesses qui avaient attiré les couches populaires (l’assurance-maladie notamment) s’envolent en fumée pendant que Wall Street continue de s’enrichir. Au début, la révolte (Occupy Wall Street) se fait sur un ton progressiste, mais rapidement, elle est déclassée par l’ultra droite (le Tea Party) appuyée par les églises évangéliques et les médias poubelles (Fox News). Devant l’aggravation des écarts sociaux et la marginalisation des couches populaires, Trump se faufile au pouvoir en profitant du système frauduleux et antidémocratique.

Un projet néofasciste

Au départ, le projet de Trump bénéficie d’un appui massif de l’oligarchie financière, inconfortable avec le côté erratique du personnage, mais ravie de son engagement à démolir le peu qui reste des politiques sociales et à transformer l’assiette fiscale du côté du 1 %. Si le Wall Street Journal et d’autres porte-paroles de l’oligarchie en mènent large, les partisans d’extrême droite sont fortement encouragés par Trump qui a alors l’arme secrète la plus connue au monde, celle du racisme. Avec son réseau de médias poubelles, un véritable mouvement de masse se construit à travers des campagnes spécifiques (contre le droit à l’avortement, les droits des gais, la libre circulation des armes, etc.), et sans compter une composante minoritaire mais bien organisée sous la forme de milices armées.

Gramsci à l’envers

Tout cela prend la forme d’un projet d’envergure, patient, organisé, avec un puissant corps d’intellectuels « organiques ». La droite dans le Parti républicain et ailleurs élabore de nouvelles stratégies. Encore une fois, les démocrates capitulent en écartant l’initiative de Bernard Sanders. Les jeunes autour d’Occupy ne sont pas en mesure de soutenir une résistance de longue durée et n’ont pas les outils des mouvements traditionnels. Le champ semble ouvert et Trump a des chances d’être réélu, s’il n’y avait pas eu le terrible fiasco de la COVID-19.

L’heure des brasiers

Autre facteur expliquant la défaite de Trump, la multiplication des exactions policières contre la communauté afro-américaine qui fait déborder le vase déjà bien rempli par la hausse du chômage et l’impact dévastateur d’une gestion racialisée de la pandémie. Le mouvement Black Lives Matter (BLM) devient le fer de lance de la résistance, en intégrant, dans une certaine mesure, les jeunes blancs héritiers d’Occupy et des secteurs de la base de la communauté latino. Les mobilisations BLM marquent le réveil des communautés afro-américaines, ce qui se concrétise dans le vote de novembre 2020. Cependant, la résistance peine à diminuer l’hégémonie trumpienne (d’où les 74 millions de votes pour lui). La gauche démocrate, avec Sanders en tête, décide de suivre l’élite démocrate, sans éclat, sans proposition, sans alternative, sinon que de lancer un appel à un vote anti-Trump, pour au moins dégommer le dictateur en puissance.

Le danger imminent

On peut mieux comprendre le résultat de l’élection de novembre dernier et les lendemains incertains qui se dessinent dans le contexte d’un conflit politique qui va s’envenimer jusqu’à la prochaine élection de 2024. Certes, on ne sait pas comment les républicains vont recoller les morceaux après le « carnaval » du 6 janvier. Il se peut que Trump ait commis une « erreur tactique », qui aura des conséquences. Cependant, il est clair que la base de masse en faveur de son projet néofasciste espère rebondir du fait de l’incapacité des démocrates de se détacher de l’oligarchie de Wall Street et de Silicon Valley. Et alors, les mêmes facteurs qui ont conduit à l’irruption de la droite populiste vont continuer d’aggraver le virage réactionnaire : l’attachement indéfectible aux politiques néolibérales, la poursuite de la nouvelle guerre froide contre la Chine, l’incapacité d’affronter le défi climatique, la capitulation devant les noyaux stratégiques de l’armée et de la police, et quoi d’autre encore.

Les défis de la gauche

Sous Trump, la gauche a fait un retour partiel sur la scène, notamment avec un regain syndical modeste mais significatif, dans l’éducation et les services notamment. Une partie de la génération d’Occupy s’est fait la main derrière les campagnes de Sanders. Le parti des Democratic Socialists of America (DSA) a fait des percées au niveau local et national. Mais dans le tournant des derniers mois, la gauche a été hésitante. Pour certains, la priorité des priorités était de faire échec à Trump, ce qui voulait dire, concrètement, participer à la campagne démocrate (quitte à se boucher le nez de temps en temps). Pour d’autres, il fallait éviter d’être instrumentalisés et miser sur la mobilisation des mouvements sociaux, notamment les BLM. Si on convient souvent qu’il faut faire « un peu des deux », comment calibrer cela ? Quand Biden va promouvoir ses réformes tronquées, faudra-t-il l’appuyer ? Biden ne pourra amorcer un véritable virage sur le plan de l’environnement, même s’il va réintégrer l’Accord de Paris : comment relancer la résistance écologiste ? Il va remiser le venin raciste de Trump, mais la militarisation de la police et la corruption de l’appareil judiciaire sont systémiques; il va adoucir les fanfaronnades guerrières, mais il va continuer avec les alliés saoudiens et israéliens de semer le chaos, de confronter la Chine, la Russie, le Venezuela et l’Iran. Comment la gauche pourra-t-elle ne pas endosser l’inacceptable sans faire le jeu de l’opposition d’ultra-droite !

Dans le village d’Astérix

On souhaite bonne chance aux camarades états-uniens ! Que peut-on faire ? Minimalement, il faut s’opposer au discours hypocrite de l’élite politique canadienne (et québécoise) et de leurs mercenaires dans les médias et à l’université, qui répètent que la « démocratie américaine a été sauvée », que l’on va enfin « revenir à la normale », et que le Canada pourra naviguer dans les eaux heureuses de la mondialisation. Ce sont des mensonges qui visent, entre autres, à occulter la profonde position subalterne de l’État canadien, y compris pendant l’ère Trump, où Trudeau et sa comparse Chrystia Freeland ont servi de carpettes à Washington pour le « rétablissement de la démocratie au Venezuela », alors qu’ils fermaient leurs yeux sur les graves attaques contre les droits dans l’Amérique trumpienne, sans compter les milliers d’assassinats par drone, l’appui sans faille à la colonisation israélienne, etc. Cette hypocrisie, le reste du monde l’a bien vue en refusant au Canada (pour la deuxième fois) un poste au Conseil de sécurité de l’ONU. Déjà bien connu en tant qu’allié-subalterne des États-Unis, le Canada est devenu leur larbin. Il faudra continuer de résister à cela.
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Le Forum social mondial


Dans des modalités qui restent à déterminer, le FSM nous convie à un exercice international de haute voltige du 21 au 25 janvier prochain. Il y aura toute une série de rencontres et d’ateliers, à distance on s’entend, pour permettre de relancer le processus d’échanges qui avait été inauguré à Porto Alegre il y a déjà 20 ans. Les NCS, Attac-Québec, la Plateforme altermondialiste et plusieurs autres organismes québécois seront de la partie. Restez donc attentifs à ce qui est annoncé sur le site du FSM.

Prochaine assemblée des NCS, samedi 30 janvier 2021, 10h-12h

Les NCS vont entamer prochainement un processus de planification de la revue et des activités. Le prochain numéro (février 2021) portera sur la pandémie et quelle transition opérer. Le numéro suivant (septembre 2021) portera sur l’enseignement primaire et secondaire. On doit discuter prochainement des thématiques que nous voulons aborder après ce numéro, notamment l’immigration, les débats autour du projet écosocialiste, le capitalisme des GAFAM, etc. Il y aura pour ouvrir cette discussion une assemblée virtuelle des membres et ami-e-s, samedi le 30 janvier de 10 h à 12 h. Il y aura prochainement un projet d’ordre du jour pour cette rencontre qui va nous permettre de faire face aux défis actuels (l’impact de la pandémie a des effets délétères sur les publications et activités, et pas seulement pour les NCS).

Décès de Léa Fontaine

La professeure de l’UQAM et collaboratrice d’À bâbord! Léa Fontaine nous a quittés prématurément il y a quelques jours. En hommage à cette militante amie des Nouveaux Cahiers du socialisme, nous publions un texte d’un collègue et ami, Claude Vaillancourt.

LÉA

par Claude Vaillancourt

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Léa Fontaine. Professeure au département des sciences juridiques à l’UQAM et militante aguerrie, Léa a surtout été une personne d’une très belle humanité et d’une grande générosité. Son altruisme la guidait dans toutes ses actions. En tant que chercheure, elle s’intéressait au travail et au syndicalisme, toujours attentive à la qualité de vie des gens et à la justice sociale. Elle a créé une bourse à son nom au sein de son programme d’étude, pour aider les étudiantes et les étudiants à obtenir leur diplôme malgré une situation précaire.

Léa s’est beaucoup impliquée dans le collectif de la revue À bâbord! dont elle a été la coordonnatrice pendant dix ans, tout en tenant une chronique sur le travail et une autre sur les figures marquantes. Elle a exercé sa fonction de coordonnatrice avec une rare dévotion, ne comptant jamais le temps qu’elle donnait à la revue, accomplissant ses tâches avec discrétion, tact et efficacité.

Elle était toujours prête à aider les autres, plus spécifiquement les grand.e.s blessé.e.s de la vie, les êtres marginalisés, en qui elle se reconnaissait peut-être, elle qui a dû franchir de nombreux obstacles pour se rendre à un poste qui lui a attiré beaucoup de respect. Donner et donner encore, voilà ce qu’elle a fait sans se lasser, auprès de tant de personnes. Sensible, à l’écoute, elle ne pouvait agir autrement.

Chère Léa, tu vas tellement nous manquer! Pour toute ton expertise, dans tes domaines de prédilection. Mais surtout pour tes remarquables qualités, ta franchise, ta douceur, ta gentillesse et ton amour de la vie, tellement grand, qui est peut-être aussi ce qui t’a emportée prématurément.

Les NCS en format numérique

Il est maintenant possible de s’abonner à la revue les Nouveaux Cahiers du socialisme (NCS) sous format numérique PDF (25 $/an) ou d'acheter un numéro au format numérique PDF (14 $) directement sur le site des NCS :

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