Nouveraux Cahiers du socialisme

INFOLETTRE des NCS

août 2019
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VALLEYFIELD
mémoires et résistances

NOUVEAUX CAHIERS DU SOCIALISME
No. 22 – Automne 2019

Lancement

  • Mercredi, 11 septembre 2019, à 17 h 30
  • Café culturel La Factrie, 17, rue du Marché, Salaberry-de-Valleyfield
  • Avec Pierre LaGrenade, Pierre Beaudet,Yvon Boucher, Denise Boileau et Pierre Spénard
En kiosque et en librairie à compter du 20 septembre

Les élections fédérales

Par Pierre Beaudet

Face aux élections fédérales en octobre prochain, le Parti libéral du Canada (PLC) est sur la sellette. Relookés par Andrew Scheer, les conservateurs proposent de revenir à l’austéritarisme pur et dur tout en maintenant un discours plutôt « centriste » qui essaie d’éviter les controverses appréciées par une partie importante de leur électorat qui ressemble, sans être identique, à celui de la droite américaine (le Tea Party actif dans le Parti républicain). Cette alternance durable entre libéraux et conservateurs a toujours prédominé au Canada, nonobstant les tentatives de tiers partis comme le Nouveau Parti démocratique (NPD) et les Verts, sans compter le Bloc québécois.

Des beaux discours à la réalité

De 2015 à aujourd’hui, la gestion publique néolibérale du PLC s’est un peu détachée de celle des longues années de Stephen Harper, mais en réalité, peu de changements se sont concrétisés. On a plutôt observé une gestion managériale répondant aux attentes de l’axe Toronto-Calgary autour de la haute finance et de l’extractivisme, une politique étrangère fidèle au rôle traditionnel du Canada comme le « plus meilleur » allié subalterne des États-Unis, la ligne dure face au Québec, tout cela enrobé dans le miel de la « réconciliation avec les Autochtones » et du « féminisme ». Depuis l’arrivée du trumpiste Doug Ford à la tête de la province ontarienne, une nouvelle alliance entre l’élite canadienne et une masse de mécontents a pris forme dans le cœur démographique et économique du pays autour d’un programme à saveur réactionnaire. La marge de manœuvre du PLC devient mince. Peut-il refaire le coup de 2015 et doubler un NPD encore mal remis de la désastreuse orientation droitière des dernières années ? Peut-il tirer profit de l’image sulfureuse des conservateurs que Scheer cherche à masquer ?

Quels enjeux pour le Québec ?

S’ils gagnent leur pari, Scheer et son noyau néoconservateur n’hésiteront pas une minute à relancer le projet de pipeline Énergie Est. Ils reviendront à une politique austéritaire sans nuance en sabrant les dépenses, à part le militaire. Ils reprendront la dynamique raciste et exclusiviste à l’encontre du Québec – sous la forme du Québec bashing, des Autochtones et des immigrants. Scheer tentera cependant d’être plus accommodant avec le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ), afin de se débarrasser vers les provinces de certaines fonctions sociales de l’État fédéral. Un mélange de conservatisme avec une dose de populisme pourrait servir la cause conservatrice, si on ajoute un peu de nationalisme à la sauce identitaire. Des syndicats, au Canada et au Québec, disent qu’il faut tout faire pour empêcher une victoire conservatrice. En pratique, compte tenu de l’alignement actuel, cela veut probablement dire un appui « tactique » au PLC et peut-être, dans certains cas, au NPD, surtout si certains éléments de ce parti (Alexandre Boulerice, Nima Machouf) réussissent à faire oublier la désastreuse performance du parti quand Thomas Mulcair a essayé de doubler les libéraux sur la droite ! Selon certaines projections, le NPD pourrait gagner quelques circonscriptions (sur les 16 qu’il détient au Québec). Reste le Bloc québécois. À la fois plutôt de centre gauche et répondant du Parti québécois (PQ) à Ottawa, le Bloc cherche à remonter sa cote. Mais dans le sillon de la dégringolade du PQ, ce n’est pas évident. En se disant le « défenseur des intérêts du Québec », le chef Yves-François Blanchet, ex-ministre péquiste, se retrouve souvent dans les mêmes eaux que la CAQ, notamment avec les manœuvres pour cibler les immigrants et les immigrantes.

Des alternatives, il y en a, mais ce n’est pas pour demain

Depuis la montée de Québec solidaire, des secteurs progressistes au Canada dit anglais ont compris qu’il y avait peut-être quelque chose à faire pour sortir de la fausse alternance. Si on a réussi à le faire à l’échelle québécoise, en sortant du bipartisme encrassé qui dominait depuis si longtemps, pourquoi une telle convergence ne pourrait-elle pas se mettre en place à l’échelle canadienne ? Des secteurs progressistes canadiens pourraient-ils s’avancer sur de nouvelles pistes sur la nécessité d’une « grande transition » sociale, économique, écologique ? Quels seraient les secteurs populaires prêts à embarquer dans l’aventure ? Pourraient-ils parallèlement apporter un appui explicite et actif au droit à l’autodétermination, et donc franchir la ligne rouge qui les a toujours coupés du Québec ? Tout cela pourrait-il aboutir à une sorte de rapprochement entre QS et un éventuel « Canada solidaire » ? Ne nous comptons pas trop d’histoires, ce n’est pas pour demain. Ce serait une (très) longue marche, mais comme le disait un certain révolutionnaire chinois, il faut au moins faire le premier pas pour espérer monter jusqu’en haut de la montagne.
Pierre Beaudet



Quand le NPD parlait vrai
À l’origine, le NPD était issu d’une convergence entre des mouvements coopératifs et ruraux de l’Ouest avec les syndicats de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. L’idée n’était pas mauvaise, sauf que ce parti n’a jamais pu se sortir du carcan du Canada fédéraliste pur et dur, d’où son incapacité totale à prendre place au Québec, à part l’épisode accidentel de la « vague » Jack Layton. Tommy Douglas, un pasteur méthodiste de Saskatchewan, était un pur produit de ce populisme social-démocrate de l’époque, toujours prête à se battre pour le peuple. Un jour, à la Chambre des communes, il a surpris tout le monde avec une petite histoire où les souris (les gens du peuple) finissent par arrêter de se faire gouverner par les chats (l’élite). C’est drôle et touchant.
etats-unis-de-tous-les-dangers

Les États-Unis de tous les dangers

Conférence publique
Jeudi 19 septembre 2019, 19 h,
Centre Saint-Pierre, 1212, rue Panet, Montréal (métro Beaudry)

Chaque semaine qui passe aux États-Unis montre qu’on peut s’attendre à tout avec le pompier pyromane à la tête de la Maison-Blanche. Les récents massacres racistes au Texas et dans l’Ohio, les menaces contre les populations immigrantes, la guerre commerciale avec la Chine, les manœuvres militaires contre l’Iran sont autant de pièces d’un puzzle qui se construit devant nous et qui pourrait conduire à de plus grandes catastrophes. Mais les États-Unis sont aussi l’histoire d’un peuple qui se bat, de communautés d’entraide, d’enseignantes et d’enseignants qui luttent pour leurs droits et d’une tentative de mettre en place autour de Bernard Sanders et d’autres une alternative qu’on ne craint plus d’appeler une « révolution politique ».

La rencontre vise à faire le point sur la situation explosive et fluctuante des États-Unis avec Andrew Cockburn, rédacteur en chef du mensuel Harper's Magazine. Également, Maria Svart, directrice nationale des Democratic Socialists of America (DSA), qui sortent de leur congrès national gonflés à bloc, en route pour la campagne de Bernard Sanders comme candidat à la prochaine élection présidentielle. Prendront également la parole Donald Cuccioletta, chercheur à l’Observatoire sur les États-Unis de l’UQAM et André Frappier, délégué de QS au congrès des DSA. Ronald Cameron conclura la rencontre au nom du comité organisateur.

Une initiative des Ami-es du Monde diplomatique (Québec), en collaboration avec Alternatives, les Nouveaux Cahiers du socialisme, le Réseau d’innovation sociale et écologique (RISE), la Plateforme altermondialiste et la Commission altermondialiste de Québec solidaire.

La course aux armements des États-Unis

Par Andrew Cockburn*

En 1960, le président américain Eisenhower avait dénoncé le pouvoir dangereux de ce qu’il baptisait de complexe militaro-industriel. Les dépenses militaires augmentaient de 5 % par année et depuis, elles se sont maintenues à ce haut niveau. Avec la fin de la guerre au Vietnam, on aurait pu espérer une diminution, mais, finalement, la course aux armements s’est maintenue, sous la pression des lobbys qui défendaient la croissance de l’armée sous prétexte que le pouvoir militaire soviétique devenait de plus en plus menaçant. Au tournant des années 1990, on aurait pu s’attendre à ce que la fin de la guerre froide, qui avait sous-tendu toute l’entreprise, apporte un changement. Mais non, la limite de 5 % est restée inchangée et, bien trop rapidement, le taux de croissance a repris lorsque Clinton et son administration démocrate ont élargi l’OTAN, provoquant ainsi des relations tendues avec la Russie postsoviétique. Par la suite, les attentats du 11 septembre 2001 et les guerres Bush-Obama ont provoqué un autre bond dans les dépenses. Donald Trump, malgré son enthousiasme pour la restauration de l’armée, prévoyait une réduction absolue des dépenses de 717 milliards à 700 milliards de dollars. Mais à la suite du tollé du Congrès, y compris des démocrates (à part les « rebelles » bien connues, Alexandria Ocasio-Cortez, Ayanna Pressley, Ilhan Omar et Rashida Tlaib), Trump a remis le processus en marche et la croissance de 5 % est là pour rester pour les années à venir. Les rapports selon lesquels les Russes, malgré un budget de défense inférieur au dixième du nôtre, nous dépassent d’une manière ou d’une autre dans le développement d’armes telles que les missiles hypersoniques chimériques restent largement incontestés. On invoque les derniers sous-marins, navires, chars, cyberarmes et la supposée supériorité de la guerre « hybride » de Moscou pour justifier un niveau de dépenses qui, même en tenant compte de l’inflation, est presque deux fois plus élevé que celui qui prévalait à l’époque de la guerre froide.

* Extrait du texte paru dans Harper’s Magazine, « The Military-Industrial Virus », juin 2019, https://harpers.org/archive/2019/06/the-pentagon-syndrome/
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DSA : un nouveau projet socialiste
aux États-Unis

Par André Frappier*

Democratic Socialists of America (DSA), le courant de gauche au sein du Parti démocrate américain, a tenu son congrès biennal du 1er au 4 août dernier à Atlanta. Depuis deux ans, DSA a doublé son nombre de membres (de 25 000 à 40 000), majoritairement des jeunes entre 25 et 35 ans. En 2018, l’élection d’Alexandria Ocasio-Cortez et de Rashida Tlaib à la Chambre des représentants a galvanisé la formation politique de gauche qui a gagné par ailleurs plusieurs élu-e-s dans les élections locales. Lors du congrès, les membres de DSA ont réitéré leur appui à Bernie Sanders qui cherche à remporter l’investiture démocrate. Le congrès d’autre part a relancé des débats, notamment sur l’orientation électorale et la centralisation du pouvoir. Des militantes et des militants de divers courants (Bread and Roses, Socialist Majority, Collective Power Network, Reform and Revolution, etc.) estiment qu’il devrait y avoir plus d’attention et de ressources accordées aux associations locales. Autre point de discussion : le congrès a voté de s’investir davantage dans le mouvement ouvrier, organisé ou non, en collaborant avec le réseau Labour Notes qui alimente des caucus progressistes dans plusieurs syndicats. Par ailleurs, le congrès s’est prononcé en faveur du « Green New Deal », avec l’objectif de décarboniser l’économie américaine d’ici 2030 et de démocratiser le contrôle des principaux systèmes et ressources énergétiques grâce à la propriété publique. DSA appuie également la démilitarisation de la frontière avec le Mexique et l’abolition de l’Agence de renforcement de l’immigration des douanes et des frontières (ICE).

* Extrait d’un rapport d’André qui a été délégué de QS au congrès de DSA : http://alter.quebec/etats-unis-les-dsa-et-la-reconstruction-de-la-gauche/

Les NCS démarrent un « chantier »
indépendances et socialismes

Le gouvernement de la CAQ marque le retour d’un des vieux démons de la scène politique québécoise, celui du nationalisme de droite, autrement appelé « identitarisme ». Nos problèmes, disent-ils, ne sont plus le résultat d’un enfermement social et national par l’État capitaliste canadien, mais proviennent des « autres » qui menacent la « pureté » de la nation, notre langue, nos valeurs, notre culture. Cette formule a été efficace durant une longue période (1930-1960) sous la forme d’une alliance entre la petite bourgeoisie réactionnaire et cléricale au pouvoir (le régime Duplessis), la grande bourgeoisie anglo-canadienne (qui détenait tous les leviers économiques) et l’État canadien. Aujourd’hui, le Québec a certes changé. Mais il n’est pas impensable d’envisager la possibilité de la construction autour de la CAQ d’un nouveau projet « hégémonique », avec la « défense de la nation » et l’autonomie provinciale, en attisant les tensions identitaristes contre les immigrant-e-s, notamment les racisé-e-s, les anglophones et les Premières Nations. Le projet maintiendra la ligne dure face aux syndicats, notamment en vue de la prochaine négociation du secteur public.

Nos défis

Au Québec, l’essor de QS est certainement une très bonne nouvelle, portée par les nouvelles générations. Avec les mouvements populaires, la résistance contre l’austéritarisme et l’identitarisme est à l’ordre du jour. Mais regardons les choses en face : la bataille pour construire un « alter » projet hégémonique sera très dure. Pour la gauche, la lutte pour la « grande transition » est d’abord et avant tout une lutte contre l’État canadien, unique centre névralgique du pouvoir capitaliste-impérialiste au Canada. Aucune « réforme » réelle n’est pensable tant que cet État, dans sa forme et ses fondements, restera en place, ce qui implique de mettre sur pied une vaste alliance populaire susceptible de changer le rapport de force. « Indépendance et socialisme » (à l’époque on disait cela sans les « s »), qui a été l’horizon de nos « ancêtres » de gauche, demeure une référence, mais ce n’est pas un simple slogan, ou une formule un peu « magique » qui règlerait tous les problèmes. C’est ce qui motive les NCS de mettre en place un chantier, c’est-à-dire un projet à plusieurs dimensions. Pour le moment, on est encore en train de définir ce qu’on peut faire à partir de quelques questions clés :
  • Quelles sont les principales dimensions de la question nationale : démocratie politique, autodétermination, stratégies pour imaginer un « autre » développement socio-économique, affranchissement culturel, dans l’hypothèse des « deux émancipations », nationale et sociale.
  • Comment assurer l’arrimage, explicitement et concrètement, entre un projet républicain et les mobilisations sociales, écologistes, féministes, antiracistes qui sont autant de lignes de force des mouvements populaires ?
  • Par quoi remplacer les utopies réactionnaires d’une indépendance « tranquille » (« ni de gauche ni de droite ») ?
  • Quelles sont les alliances sociales et politiques à mettre en place au Québec pour réaliser le projet ? Comment ces alliances peuvent-elles être projetées dans une perspective internationaliste, avec les peuples du Canada, des États-Unis, du monde ?
  • Maintenant que les Premières Nations affirment leurs droits et que QS a adopté des positions non équivoques sur leur droit à l’autodétermination, comment imaginer un État « plurinational » où les Premières Nations seraient des partenaires à part entière ?
En pratique, le chantier en question démarre ses travaux dès cet automne. Certes, dans la tradition des NCS, le chantier devra faire converger plusieurs modes de penser, s’ouvrir aux interrogations de tous les secteurs, être décentralisé pour inclure des groupes dans diverses régions et secteurs. La méthodologie envisagée entend mettre l’accent sur des enquêtes interactives (pas des sondages), des débats, des analyses. On attend vos idées, opinions et propositions !
Espace de réflexion

Réinventer la solidarité internationale

Par Gustave Massiah*

Considérons la solidarité internationale comme une valeur, une stratégie, des pratiques et un mouvement. En tant que valeur, la solidarité internationale est la dimension internationale de la solidarité. Il faut donc partir de la solidarité comme valeur et de l’évolution de sa signification. La solidarité se distingue progressivement de la charité et de l’aide d’une part et de l’altruisme d’autre part. La solidarité traduit le lien entre des personnes qui se considèrent comme liées par leur appartenance commune à une communauté ou à un territoire. En cela, la solidarité internationale renforce et complète la solidarité en élargissant la communauté à l’Humanité et le territoire à la planète. L’actualité de ces valeurs est renforcée par les dérives dans l’explosion des inégalités, la remise en cause des libertés et le renforcement de l’égoïsme.

La solidarité, et la solidarité internationale, sont présentes dans des pratiques multiples. C’est ce qu’on a vu dans les relations de travail avec la solidarité dans les syndicats ouvriers et paysans. C’est ce qu’on a vu aussi avec le développement de l’économie sociale et solidaire. Les pratiques de solidarité ont résisté à la marchandisation, la privatisation et l’étatisation. Elles sont à la base des propositions telles que les communs et la propriété sociale.

La solidarité internationale a mis en avant des pratiques spécifiques. D’abord, pendant la décolonisation, la solidarité internationale a pris des formes actives dans le soutien, et même la participation sous des formes diverses, aux luttes de libération nationale des peuples, et aussi aux luttes contre les racismes, les ségrégations et les discriminations. Après les indépendances, les associations de solidarité internationale ont avancé l’idée qu’il fallait construire des relations d’égalité alors que les situations sont profondément inégales, du fait des inégalités et des dominations entre les sociétés auxquelles sont reliés les partenaires. C’est une option volontariste pour construire et inventer de la solidarité internationale en contradiction avec le marché, les puissances financières, les appareils d’État.

La solidarité internationale est un mouvement qui s’inscrit dans l’ensemble des mouvements sociaux et citoyens. Et c’est tout naturellement que se construisent les réseaux internationaux de familles de mouvements, confrontés à la mondialisation néolibérale d’une part, et d’autre part heureux de se retrouver en confiance, d’apprendre les uns des autres, de chercher des réponses, d’expérimenter des pratiques. C’est ce qu’on peut voir avec les mouvements paysans, les syndicats salariés, les mouvements pour les droits des femmes, les peuples indigènes, les mouvements d’habitants, etc. Le mouvement de solidarité internationale met en avant le respect de la diversité des mouvements. C’est ce que signifie l’intersectionnalité qui ne se limite pas aux rapports entre classes, genres et origines. Le mouvement de solidarité internationale rappelle que la transformation de chaque société ne peut pas être envisagée en dehors du changement du monde. Il propose, en lieu et place d’une définition du développement fondée sur la croissance productiviste, une concurrence illimitée et des formes de domination, une stratégie de la transition écologique, sociale, démocratique et géopolitique.

* Gustave Massiah a fondé le Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM) qui a été longtemps en France la matrice des mouvements de solidarité. Il a aussi été impliqué dans la création d’ATTAC et du Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID), ainsi qu’avec le Forum social mondial. Le texte est extrait d’une intervention plus longue publiée sur le site de la Plateforme altermondialiste : http://alter.quebec/repenser-le-developpement-pour-repenser-la-solidarite-internationale-douze-pistes-de-reflexion/
NUMÉRO ACTUEL

Penser La Grande Transition

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