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INFOLETTRE des NCS

décembre 2020
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Les travaux des NCS


Le nouveau site des NCS

Avec le site Web revampé des Nouveaux Cahiers du socialisme, on offre à un plus grand nombre l’accessibilité à nos productions, tout en intégrant des interventions pertinentes parmi les recherches en cours sur les luttes et les mouvements actuels. Pour ce faire, on profite d’un réseau quand même assez gigantesque que les NCS ont bâti depuis 20 ans par le biais de la revue, mais également par les universités populaires et les rencontres de la « Grande transition », ce qui nous amène des perspectives décapantes du Québec et d’un peu partout dans le monde.

Le prochain numéro portera sur la pandémie


Le numéro 25 (février 2021) portera sur l’après-pandémie, plus particulièrement les réponses, solutions de rechange et propositions pour surmonter les effets de la crise dans un sens émancipateur. Le discours dominant actuel, c’est qu’une fois la pandémie sous contrôle, le monde pourra revenir à la « normale ». Évidemment, la « normale », c’est le néolibéralisme et l’austéritarisme, la destruction de l’environnement au nom de la « croissance », le délitement des systèmes de santé, les déplacements de populations chassées par la misère et la guerre, etc. Pourtant, les constats établis par les scientifiques démontrent bien qu’il y a un lien entre la COVID-19 (et les pandémies qui sont survenues depuis quelques années) et les dérèglements graves de l’environnement malmené par le capitalisme et l’impérialisme. Ceci nous a engagés à dégager les hypothèses d’une transition autant nécessaire que souhaitée, ce qui sera donc au centre de la prochaine parution coordonnée par Carole Yerochewski, Audrey Lamothe-Laurin, Fannie Theurillat-Cloutier, Geneviève Talbot, Stéphane Chalifour, Judith Trudeau, Emanuel Guay et Donald Cuccioletta.

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Le numéro 26 porte sur l’ÉDUCATION et paraîtra à l’automne 2021. Il apportera un éclairage spécifique à la crise prolongée qui traverse le monde de l’éducation primaire et secondaire depuis plusieurs années et qui aboutit au délabrement actuel caractérisé par des problèmes à répétition et un grave déficit éducationnel affectant toute la société. Par ailleurs, les propositions pour réparer les dégâts abondent, notamment des organisations syndicales et d’une grande partie du monde de l’éducation lui-même. Le dossier est coordonné par Flavie Achard, Jean Trudelle et Wilfried Cordeau.

Pour les numéros subséquents (à partir de l’hiver 2022), le comté de rédaction étudiera prochainement diverses propositions. Parmi les idées sur lesquelles se penchent des camarades, on compte l’immigration, les luttes urbaines, la révolution numérique, le travail et le mode de vie, la fiscalité, la négociation du secteur public.

Attention, si vous avez des idées, suggestions et avis pour ces prochains numéros, prenez quelques minutes pour mettre cela sur la table, par le biais du courriel ou lors des prochaines assemblées des NCS.



Le Forum social mondial


Dans des modalités qui restent à déterminer, le FSM nous convie à un exercice international de haute voltige du 21 au 25 janvier prochain. Il y aura toute une série de rencontres et d’ateliers, à distance on s’entend, pour permettre de relancer le processus d’échanges qui avait été inauguré à Porto Alegre il y a déjà 20 ans.

Les NCS, de même que plusieurs entités québécoises, seront de la partie. Restez donc attentifs à ce qui sera annoncé au tout début de 2021.

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2020

UN DUR BILAN

Par Pierre Beaudet


Depuis mars dernier, la pandémie a tout changé. La gouvernance n’a pas cessé de nous bardasser, de nous confiner, de nous reconfiner. Les informations sont éparses, les instructions peu claires, avec un ton moraliste qui s’adresse aux individus. « Si ça va mal, c’est que les gens ne respectent pas les consignes », c’est ce qu’on entend. Dans les semaines à venir, on va probablement passer par un mélange de « troisième vague », avec des infrastructures sanitaires débordées et de l’apparition (pour qui ?) du ou des vaccins. C’est la foire d’empoigne concernant ces vaccins. Les entreprises multinationales sont en compétition les unes avec les autres, et peuvent imposer aux États les conditions d’utilisation, à commencer par le prix.

La grosse machine
Toute l’opération est assez rondement menée par la grosse machine de marketing des gouvernements. Legault le bon papa, Justin avec son ton larmoyant, font effectivement une « bonne job ». Le grand objectif est évidemment de « revenir à la normale » où on pourra recommencer la vie heureuse de travailler et de consommer. Entretemps, l’oligarchie renforce ses positions, au profit des requins de Wall Street et des GAFAM de Silicon Valley, avec des politiques économiques qui visent à « sauver les entreprises » et remettre à flot les « consommatrices et consommateurs » que nous sommes avec des programmes dont la facture nous sera relayée pour au moins 20 ans à venir par l’entremise des politiques austéritaires qui s’en viennent. Ce n’est pas une conspiration, ce ne sont pas des petites rencontres secrètes entre les gros bonnets dans le sous-sol du Pentagone, c’est la marche « logique » et « rationnelle » du capitalisme.

Nous avons été stoppés
Sur tout cela, on ne dit rien de naïf et à peu près tout le monde à gauche est d’accord. La question qui nous est posée cependant est de quelle manière on peut relancer les résistances. Au Québec, de 2012 jusqu’en 2019, on peut dire, avec un peu de modestie, que nos mouvements étaient en montée. Ce n’était pas en droite ligne, il y avait toutes sortes de bifurcations et d’impasses, mais en gros, il y avait le renforcement d’un pôle contre-hégémonique. Il faut donner le crédit de ce retour aux étudiantes et étudiants de 2012, qui ont eu la capacité de tenir bon tout en relançant la lutte au niveau citoyen. Fait à noter, les entités « traditionnelles » du mouvement social, dont en particulier les syndicats, n’ont presque rien fait à part de financer des autobus pour transporter les manifestants. Au bout de la ligne cependant, ce fut un pas en avant caractérisé par un élan des nouvelles générations, un regain d’espoir et de confiance. La construction s’est poursuivie avec l’élection de 2018. Un embryon encore fragmentaire et hésitant d’alternative est apparu dans le décor avec l’élection des 10 candidates et candidats de Québec solidaire (QS). La troisième manche est survenue à l’automne dernier avec les immenses mobilisations pour la cause environnementale. Tout cela a constitué une trame suspendue dans les airs.

Comment la droite a redéfini le programme
Jusqu’à un certain point, la pandémie a aggravé les défaillances qu’on percevait déjà à gauche, dont la transformation de QS en un appareil parlementaire, et l’incapacité des mouvements de créer des convergences durables (au-delà du Jour J de la manifestation sur l’environnement). Il faut dire qu’entretemps, le dispositif du pouvoir s’est réorganisé autour du projet nationaliste de droite identitariste qui a mêlé les cartes, grâce à l’armée de médialogues et d’universitaires mercenaires. Ils ont visé juste en déplaçant le débat de la société vers la polarisation entre le « eux » et le « nous », en utilisant habilement le registre du vieux fond nationaliste de droite qui a dominé au Québec jusqu’à la révolution pas-si-tranquille, combiné à la grande vague de droite à saveur raciste qui est partie en folie des États-Unis avec Trump en passant par le Brésil, la France, l’Inde et tant d’autres contrées. Ce poison a eu son influence dans nos rangs bien que, en général, la résistance au faux nationalisme a tenu le coup à QS et dans la plupart des syndicats. Toutefois, l’impact de cette idéologie toxique a eu ses effets, intensifiés par ailleurs par une semi-paralysie des organisations, confinées dans l’espace virtuel, très peu en mesure de construire le grand « nous » qui reste essentiel à notre projet.

Un univers chambranlant
Ce n’est pas tellement une consolation, mais les bouleversements en cours ont également déstabilisé la droite, ce qui renforce encore plus l’idée qu’il n’avait pas de « complot ». Dans une crise des crises comme aujourd’hui, il a des opportunités pour les pouvoirs en place qui profitent de l’affaiblissement des résistances. Mais il y a aussi des embuches, des trous noirs. On constate des dispositifs de pouvoir qui se divisent, qui hésitent. Toute l’« affaire » Trump a démontré les facteurs culturels qui sont derrière le « déclin de l’empire américain ». Partout les gouvernances sont en risque de dislocation, en Europe et en Amérique latine notamment, pendant que le modèle turbo capitaliste chinois fonctionne à plein régime, ce qui ouvre la porte à une nouvelle guerre « froide-chaude ». Tout cela amène beaucoup d’incertitude, avec des ouragans qui lèvent à travers le Brexit, les multiguerres qui continuent au Moyen-Orient et la dislocation de plusieurs sociétés au nord comme au sud. José Marti aurait dit, c’est « l’ère des brasiers ».

Et maintenant ?
Si la tendance générale est au repli, la partie n’est encore jouée. Ce n’est pas rien qu’une partie immense de la population ne les croit plus. Le paysage dégoûtant de la montée des inégalités qui font des GAFAM les grands gagnants constitue un scandale qui dépasse la malgestion de la pandémie par des gouvernements défaillants. On le sait, on en parle, on s’en va vers un mur écologique dont les liens avec la pandémie sont de plus en plus évidents. L’hégémonie rétablie de la droite est fragile. Il faut alors s’encourager et persister. C’est ce qu’on constate dans les débats récents à Québec solidaire, où une force montante exprime plus que des réserves, mais de nouvelles voies pour refaire le point avec les luttes populaires. En Italie, en France se lèvent de nouvelles convergences. Des parties de la gauche resurgissent en Bolivie, au Chili, au Brésil. Rien n’est donné.

La convergence, une bonne vieille nouvelle idée
Il n’y a pas de recette magique pour le ressaisissement. Les intellectuel-les militant-es doivent se remettre au boulot, sortir de la torpeur « zoomiste » et engager des processus constituants, comme on le constate au Chili par exemple. Le rond rond et la routine doivent être mis de côté, de même que ce comportement qu’on constate dans plusieurs partis de gauche où on regarde de haut ce qui vient d’en bas, confiant à la direction « éclairée » la tâche de naviguer dans les eaux turbulentes. Il faut en finir avec un certain comportement de gauche qu’on peut appeler le « je-sais-tout-isme » et qui s’exprime quelques fois par des appareils bien rodés, trop dépendants des « cadres et compétents » (les experts), qui restent dans leur bulle, quitte à écouter d’une oreille, et de temps en temps, les cris de la résistance. Il ne faut surtout pas avoir peur de sortir au grand air, et de chercher (de manière active) les convergences intersectorielles et intergénérationnelles. En Italie, un grand mouvement est en train de prendre forme (voir plus loin) en faisant les ponts entre les classes ouvrières et populaires, en intégrant les revendications des millions d’immigrant-es et de sans-papier.

Des changements systémiques
Les résistances quotidiennes pour renflouer le secteur de la santé sont nécessaires et héroïques. On voit aussi les profs et les étudiant-es se fendre en quatre pour garder le contact. À Montréal-Nord, les groupes communautaires ont suppléé aux défaillances du système. Toutes ces luttes, toutes ces résistances sont fondamentales en espérant qu’il se crée les convergences qu’on évoquait plus haut. En même temps, il faut mettre le doigt sur les causes fondamentales, systémiques (pour employer un terme un peu galvaudé). Comme l’ont affirmé les camarades de la Commission politique de QS, il faut « changer de cap ». Le projet doit être sans équivoque, bien loin du discours « canné » et contraint dans les enceintes parlementaires, tout cela bien ficelé dans un « projet écologiste, démocratique, féministe, altermondialiste, inclusif, et pluriel, basé sur une économie solidaire, sur des services publics renforcés, sur une meilleure répartition de la richesse et sur la lutte à la pauvreté, dans une perspective souverainiste et en marche vers une société post-capitaliste et postcoloniale ». Cela exige de « s’opposer au néolibéralisme, cette version moderne du capitalisme, qui domine nos sociétés et hypothèque leur avenir comme celui de la planète ». Cette proposition de la Commission politique a pénétré les dernières délibérations du QS, reste à voir si la machine va suivre. On peut compter sur la possibilité de regrouper les secteurs militants de QS, qui veulent mettre de l’avant un nouveau projet de société, voire à une nouvelle « Révolution tranquille ».

NOS CAMARADES

Nos camarades d'ici

Un nouveau média pour défier le discours dominant
Majeur est une coopérative de solidarité qui réunit des salarié-e-s et des bénévoles qui partagent un regard différent sur l’actualité, à contre-courant de l’information habituellement diffusée par les médias traditionnels et où on parle toujours des mêmes nouvelles, avec les mêmes personnes qui mettent de l’avant les mêmes points de vue. L’initiative a été mise en place par Simon Tremblay-Pepin (professeur à l’Université Saint-Paul), Alain Savard (conseiller syndical) et Jeanne Reynolds (doctorante à l’UQAM). On peut s’inscrire à l’infolettre de Majeur. Il est aussi sur Facebook.
https://majeur.info/a-propos-de-majeur/

Nos camarades italiens


En Italie, un certain nombre de mouvements populaires se sont mis ensemble pour affronter la malgestion de la pandémie mise en place par le gouvernement de droite. Après une lente incubation, la convergence s’est donné une identité (Pour une société du soin) et un manifeste. Quelque 340 collectifs s’y sont joints, y compris Priorità alla Scuola (coalition d’étudiant-es, de parents et d’enseignant-es), la Coordinamento Nazionale per il Diritto alla Salute (monde de la santé), Assemblea della Magnolia (mouvement féministe), Extinction-Rebellion-Italie, ainsi que deux syndicats, COBAS et CUB. Voici quelques extraits du manifeste publié dans son intégralité sur la Plateforme altermondialiste.

Pour en finir avec la crise, la grande convergence

Extraits du manifeste des mouvements populaires italiens,
novembre 2020

Conversion écologique de la société
L’urgence climatique est dramatiquement proche du point de non-retour. Le temps dont nous disposons s’épuise : le réchauffement climatique s’aggrave, les incendies s’intensifient, accélèrent la disparition des glaciers, la mort des récifs coralliens, la disparition d’écosystèmes entiers et d’espèces animales et végétales, les inondations et les phénomènes météorologiques extrêmes augmentent. Un nouveau paradigme énergétique, avec l’abandon immédiat des énergies fossiles, doit reposer sur une énergie « propre, territoriale et démocratique » au lieu de « thermique, centralisée et militarisée ». Une approche saine du territoire et de la mobilité doit mettre fin à la consommation des terres et aux grands et moins grands travaux inutiles et nuisibles, pour nous permettre de vivre dans des communautés, des villes et des systèmes d’implantation qui sont des lieux de vie digne, de socialité et de culture, connectés entre eux de manière durable. Nous avons besoin d’une conversion écologique, d’une révolution culturelle, qui inspire et favorise un changement économique et de mode de vie.

Travail, revenu et bien-être dans la société de soins
Le droit à la connaissance, à l’éducation, à la culture, à une information correcte, au savoir doit être pleinement reconnu comme un puissant facteur de réduction des inégalités, dont la pauvreté culturelle est une cause essentielle. Un nouveau système universel de protection sociale, décentralisé et dépatriarcalisé, doit être créé, basé sur la reconnaissance de la communauté d’affections et le mutualisme solidaire, sur l’autonomie collective des services et sur la prise en charge du foyer commun.

Réappropriation sociale des biens communs et des services publics
Il est nécessaire de socialiser la production de biens fondamentaux, stratégiques aux fins de l’intérêt général : à partir de biens et services primaires (alimentation, eau, énergie, éducation et recherche, santé, services sociaux, construction de logements); à partir de ceux sans l’utilisation desquels une partie considérable des autres activités économiques ne serait pas possible (transports, énergie, télécommunications, fibre optique); à partir de choix d’investissements à long terme de nature scientifique, technologique et culturelle, capables de changer significativement la vie matérielle et spirituelle de la population au fil du temps.

Centralité des territoires et démocratie locale
Repenser l’organisation de la société passe par la relocalisation de nombreuses activités productives à partir des collectivités territoriales et leur coopération associée, qui doit devenir le pivot d’une nouvelle économie transformatrice, écologiquement, socialement et éthiquement fondée. Cela passe également par la reterritorialisation des choix politiques, avec un rôle essentiel confié aux communes, villes et collectivités territoriales, en tant que lieux de véritable démocratie de proximité dont les habitants participent activement aux décisions collectives.

Paix, coopération, accueil et solidarité
La société de soins rejette l’extractivisme parce qu’il attaque les Premiers Peuples, exproprie les ressources naturelles communes et multiplie les ravages environnementaux. Pour cette raison, il soutient l’autodétermination des peuples et des communautés, le commerce équitable, la coopération horizontale et la garde partagée et coresponsable des biens communs mondiaux. La société de soins démantèle les murs et ne construit pas de forteresses. Elle rejette la domination et reconnaît la coopération entre les peuples. Elle affronte et surmonte le racisme institutionnel et le colonialisme économique et culturel, à travers lesquels les puissances dominantes se rapportent encore aux individus, aux connaissances culturelles et aux ressources de la planète.
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