En avant vers le Forum social mondial

FSM 2016 – Dans quelques jours…

Par Mis en ligne le 30 juillet 2016

30FSM 2016 sigleIl y a des occa­sions dans notre courte vie de papillon qu’il ne faut pas man­quer. Ce n’est pas tou­jours ce à quoi on s’attend. On peut être sur­pris ou même déçu par rap­port à ce qu’on espé­rait au départ. Mais au bout de la ligne, on se dit, « une chance que j’étais là »…

Depuis 2001, le Forum social mon­dial a navi­gué d’un bout à l’autre du monde. Il a été asso­cié pen­dant long­temps à l’essor des mou­ve­ments popu­laires et des gou­ver­ne­ments pro­gres­sistes en Amérique latine, d’où le fait qu’il a eu lieu plu­sieurs fois au Brésil. Il s’est déplacé en Asie, en Afrique et ailleurs dans le monde, sou­vent dans des condi­tions dif­fi­ciles. Il y a eu des forums, ima­gi­nez-vous, à Bagdad, Istanbul, Karachi, Mumbai, Ramallah, Gaza, Tunis, dans ce vaste « arc des crises » où se jouent d’interminables tra­gé­dies. Le Forum s’est éga­le­ment pro­mené aux États-Unis, dans plu­sieurs villes euro­péennes où on a appris à mieux se connaître, à se soli­da­ri­ser, à fêter aussi.

En fin de compte, le Forum est un étrange animal, à géo­mé­trie variable, si on peut dire. C’est un point de ren­contre pour les mili­tants et les mili­tantes des mou­ve­ments popu­laires et des partis pro­gres­sistes. C’est l’occasion d’avoir de mul­tiples dia­logues intel­lec­tuels et poli­tiques, qui per­mettent d’approfondir, de ques­tion­ner, de « sortir » de la zone de confort où la gauche se plaît par­fois trop.

C’est aussi un espace citoyen, où tous et toutes, jeunes et jeunes de cœur, sont atti­rés pour s’éveiller à toutes sortes de choses dont on a vague­ment entendu parler : les femmes du Kurdistan, les pay­sans du Burkina Faso, l’agriculture urbaine dans le Bas-Saint-Laurent, et deux mille autres choses !

C’est enfin un endroit festif, avec fan­fares, trom­pettes, per­for­mances, concerts et autres mani­fes­ta­tions du génie humain, de tous les coins du monde. On apprend alors au-delà des mots…

En tout, à Montréal la semaine pro­chaine, on pré­voit envi­ron 1200 ses­sions et évè­ne­ments durant les quatre jours en ques­tion, du 10 au 13 août, sans comp­ter la marche d’ouverture le 9 août. Des cama­rades d’une cen­taine de pays seront pré­sents.

Aujourd’hui, le Forum évolue dans le contexte que l’on connaît : assauts conti­nus contre les condi­tions de vie des peuples (les poli­tiques « aus­té­ri­taires »), accen­tua­tion des guerres et de la mili­ta­ri­sa­tion, ren­for­ce­ment des dis­po­si­tifs poli­ciers (au nom de la « lutte contre le ter­ro­risme »). Ce n’est plus l’environnement « joyeux » qu’on a connu il y a quelques années. Pour autant, par­tout et tou­jours, les résis­tances conti­nuent. Les mou­ve­ments se redé­fi­nissent, d’autant plus qu’ils sont forcés par les cir­cons­tances à chan­ger, à être davan­tage enra­ci­nés et stra­té­giques. C’est tout un défi.

Au total, on vient au Forum pour y trou­ver ce qu’on y cherche. Pour ceux et celles qui sont impli­qués dans les mou­ve­ments et les luttes, il y a des « espaces » orga­nisé par diverses coa­li­tions : l’espace « éman­ci­pa­tion » (qui est l’université popu­laire des NCS), l’espace « édu­ca­tion » (coor­donné par les syn­di­cats ensei­gnants et les asso­cia­tions étu­diantes), l’espace « quar­tier ouvrier » (sous l’égide des cen­trales syn­di­cales), l’espace « soli­da­ri­tés inter­na­tio­nales » (avec les ONG), et d’autres. Chacun de ces espaces offre une palette d’ateliers, de ren­contres, de confé­rences.

C’est le temps de mettre cela à votre agenda. Vous pouvez venir une jour­née ou les 4 jours. On peut s’inscrire à des tarifs divers et en fin de compte, per­sonne ne sera refusé.

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