Forum social des peuples

6 juin, Montréal : une assemblée des mouvements sociaux sur le changement climatique

Mis en ligne le 04 juin 2014

Plus de 10 000 per­sonnes sont atten­dues au Forum social des peuples qui se tien­dra à Ottawa du 21 au 24 aout 2014. Ce sera une ren­contre his­to­rique : la toute pre­mière fois où des mili­tants et des orga­nismes pro­gres­sistes du Québec, du Canada anglais et des Premières nations se réuni­ront pour dis­cu­ter de l’avenir que nous vou­lons. La ques­tion de la façon dont nous pro­té­geons notre climat est déjà un thème défini du Forum et une Assemblée des mou­ve­ments sociaux sur ce thème doit avoir lieu.

Forum social des peuples

Avant et au-delà du Forum d’Ottawa

Plus que jamais, nos mou­ve­ments sont actifs sur la ques­tion :

  • les Premières Nations sont à l’avant-garde de nom­breuses luttes contre les indus­tries minières et pétro­lières au Canada ;
  • les mou­ve­ments citoyens ont généré des oppo­si­tions mas­sives à cha­cune des ten­ta­tives par le gou­ver­ne­ment du Canada d’exporter son pétrole via le Sud, l’Ouest et main­te­nant l’Est ;
  • les orga­nismes envi­ron­ne­men­taux, visés par ce même gou­ver­ne­ment, voient leurs cam­pagnes contre les chan­ge­ments cli­ma­tiques en géné­ral et contre les indus­tries extrac­tives en par­ti­cu­lier béné­fi­cier de plus en plus de sou­tien ;
  • les scien­ti­fiques et les ins­ti­tu­tions, eux aussi atta­qués, conti­nuent à dénon­cer l’obscurantisme cli­ma­tique du gou­ver­ne­ment et appellent aussi à l’action.

Ces condi­tions créent une dyna­mique sans pré­cé­dent et nous croyons qu’ensemble, nous pou­vons accom­plir beau­coup plus pour frei­ner les chan­ge­ments cli­ma­tiques. Les poli­tiques et les indus­tries cana­diennes res­pon­sables doivent être chan­gées main­te­nant.

Changements cli­ma­tiques : un enjeu à la base du FSP 2014

Coupures à Environnement Canada, lois omni­bus tou­chant des cen­taines de mil­liers de lacs et de rivières pour per­mettre le pas­sage des oléo­ducs, attaques contre les groupes envi­ron­ne­men­taux, sub­ven­tions à l’industrie pétro­lière, accords de libre-échange met­tant l’accent sur les com­bus­tibles fos­siles, etc., sont autant de pièces d’une grande et unique stra­té­gie pour capi­ta­li­ser toute res­source natu­relle mais plus par­ti­cu­liè­re­ment les sables bitu­mi­neux de l’Alberta, jusqu’à la der­nière goutte et sans consi­dé­rer les effets néga­tifs sur le climat ou les citoyens.

L’exploitation des sables bitu­mi­neux, dont la pro­duc­tion devrait tri­pler dans les années à venir, est déjà la source d’émissions de gaz à effet de serre, res­pon­sables des chan­ge­ments cli­ma­tiques, qui a la plus forte crois­sance au Canada. Les Premières nations vivant en aval des sables bitu­mi­neux, un des plus grands pro­jets indus­triels sur la Terre, sont les pre­miers confron­tés à des impacts impor­tants, y com­pris des taux signi­fi­ca­ti­ve­ment plus élevés de can­cers rares. Les sables bitu­mi­neux sont à l’origine de la pol­lu­tion grave de l’eau et de l’air en plus de détruire de vastes éten­dues de forêt boréale.

Alors que le gou­ver­ne­ment du Canada pour­suit sa stra­té­gie pro-pétrole, les Canadiens souffrent des impor­tants effets néga­tifs du chan­ge­ment cli­ma­tique et sont main­te­nant plus res­pon­sables que jamais pour les effets glo­baux du chan­ge­ment. Les poli­tiques cana­diennes font mal aux niveaux local et mon­dial. Quel genre de nation peut se construire sur l’expansion impru­dente des sables bitu­mi­neux ?

Pourquoi une Assemblée ?

Nous savons que per­sonne ne peut gagner seul.

  • Nous savons que nous devons tra­vailler ensemble, mais nous ne savons pas com­ment !
  • Nous savons que nous tra­vaillons déjà sur les ques­tions com­munes, et qu’ensemble, nous pou­vons mobi­li­ser plus de gens et avoir de plus grands impacts.
  • Nous savons que nous devons pro­po­ser une forte oppo­si­tion sociale, citoyenne et autoch­tone à ce gou­ver­ne­ment et à tous les autres après qui vou­dront pour­suivre les mêmes poli­tiques.
  • Nous savons que l’alliance entre les mou­ve­ments de l’Ouest et de l’Est du pays serait sans pré­cé­dent qu’elle pour­rait désta­bi­li­ser le gou­ver­ne­ment et l’industrie pétro­lière.
  • Nous savons que nous serons plus forts !
  • Les objec­tifs de l’Assemblée : l’Assemblée des mou­ve­ments sociaux sur le climat veut frei­ner les chan­ge­ments cli­ma­tiques. Nous savons que les poli­tiques et les actions de notre gou­ver­ne­ment et de l’industrie sont hau­te­ment res­pon­sables des chan­ge­ments cli­ma­tiques et nous vou­lons agir ensemble sur ces ques­tions. L’Assemblée devrait adop­ter et suivre un plan d’action commun impli­quant tous les acteurs du Forum social des peuples de 2014 pour atteindre cet objec­tif.

    Le pro­ces­sus : l’Assemblée des mou­ve­ments sociaux sur le climat ne devra pas être une ren­contre de 2 heures. Nous cher­chons à construire une « Assemblée » qui va durer dans le temps et qui nous aidera à conti­nuer à tra­vailler ensemble sur ces ques­tions fon­da­men­tales pour les années à venir, indé­pen­dam­ment de qui gou­ver­nera ce pays après 2015. Nous pro­po­sons donc de débu­ter le pro­ces­sus avant le FSP d’aout afin de par­ve­nir à Ottawa avec un plan d’action plus avancé.

    L’Assemblée doit être inclu­sive de toutes les par­ties inté­res­sées et actives sur la ques­tion. Les Premières nations, les orga­nismes envi­ron­ne­men­taux, les mili­tants cli­ma­tiques et contre les com­bus­tibles fos­siles, les syn­di­cats et les mou­ve­ments sociaux seront invi­tés à par­ti­ci­per.

    Systématiquement, un orga­nisme pro­po­sant une acti­vité pour le Forum social des peuples au sein du thème « climat » sera invi­tée à se joindre à l’Assemblée sur les chan­ge­ments cli­ma­tiques. Alternatives et le Conseil des Canadiens se pro­posent de faci­li­ter une pre­mière réunion qui lan­cera l’Assemblée. Le pro­ces­sus sera inclu­sif, sur les bases de la Charte du FSP, et sont aussi invi­tés tous les groupes inté­res­sés à se joindre même à la pré­pa­ra­tion de cette pre­mière ren­contre.

    La ren­contre se tien­dra le 6 juin puisque les mar­cheurs de la Marche des peuples pour la terre mère (700 km le long de Cacouna à Kanesatake) rejoin­dront la ville la veille). Le 7 juin, les mar­cheurs tra­ver­se­ront la ville de Montréal en route vers leur des­ti­na­tion finale, vous pour­rez vous joindre à eux.

    Signataires

    Les signa­taires de l’appel incluent André Bélisle de l’Association qué­bé­coise de lutte contre la pol­lu­tion atmo­sphé­rique (AQLPA), Mary-Ève Charland-Lallier du Regroupement natio­nal des conseils régio­naux de l’environnement (RNCREQ), Bruno Massé du Réseau qué­bé­cois des groupes éco­lo­gistes (RQGE), Marie-Josée Béliveau, Nicolas Mainville de Greenpeace, Cameron Fenton de la Coalition cana­dienne des jeunes pour le climat (CCJC), Brent Patterson du Conseil des Canadiens, Michel Lambert d’Alternatives et les mili­tantes autoch­tones Ana Collins et Melissa Mollen-Dupuis.

    Informations et RSVP : Naïri Khandjian, 514 982-6606, poste 2278

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    Presse-toi à gauche, 6 mai 2014

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