« Postes Canada veut une grève générale et une loi de retour au travail », accuse le Syndicat

OTTAWA – Le Syndicat des tra­vailleurs et tra­vailleuses des postes (STTP) accuse Postes Canada de tenter par tous les moyens d’amener les tra­vailleurs et tra­vailleuses des postes à déclen­cher une grève géné­rale en vue d’obtenir une loi de retour au tra­vail du gou­ver­ne­ment conser­va­teur majoritaire.

« Postes Canada fait tout ce qu’elle peut pour pro­vo­quer un débrayage natio­nal dans l’espoir que le gou­ver­ne­ment inter­vienne », affirme Denis Lemelin, pré­sident natio­nal du STTP et négo­cia­teur en chef.

Le STTP a pro­posé de sus­pendre sa grève tour­nante et de retour­ner au tra­vail, à condi­tion tou­te­fois que Postes Canada accepte de remettre en vigueur la conven­tion col­lec­tive arri­vée à échéance afin que ses membres béné­fi­cient de pro­tec­tions au tra­vail, mais Postes Canada a refusé. Le STTP affirme que son offre de mettre fin à la grève tient toujours.

« Postes Canada n’est pas inté­res­sée à négo­cier avec nous pour mettre fin à la grève. Elle veut obli­ger les tra­vailleurs et tra­vailleuses des postes à accep­ter des conces­sions. Et pour par­ve­nir à ses fins, elle sus­pend le ser­vice postal dans tout le pays, même où il n’y a pas de lignes de pique­tage », pour­suit M. Lemelin.

Qualifiant de « lock-out par­tiel » la récente annonce de Postes Canada de réduire le ser­vice à trois jours semaine, M. Lemelin exhorte les médias et la popu­la­tion d’aller au fond des choses. Au cours de la confé­rence de presse tenue plus tôt aujourd’hui, le Syndicat a dis­tri­bué une liste de ques­tions pré­cises qu’il aime­rait que les médias et la popu­la­tion posent à Postes Canada.

Depuis le début de la grève tour­nante, il y a dix jours, moins d’un tiers de la popu­la­tion a été tou­chée par une perte de ser­vice. Le Syndicat sou­ligne que les réduc­tions de ser­vice qu’imposera Postes Canada auront des réper­cus­sions beau­coup plus impor­tantes en une seule jour­née que tout ce que le Syndicat a fait jusqu’ici. « Malgré le cour­rier qui s’empile dans les éta­blis­se­ments, Postes Canada réduit inuti­le­ment le ser­vice dans l’ensemble du pays, indique M. Lemelin. Postes Canada n’a pas besoin de s’en prendre au ser­vice pour nous amener à négo­cier. Le STTP est à la table de négo­cia­tion et il est prêt à négo­cier un règle­ment. Il n’y aurait pas d’impasse, si Postes Canada accep­tait de négocier. »

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