Lancement de la campagne citoyenne internationale « Don’t nuke the climate ! »

« Ni nucléaire, ni effet de serre ! »

Plus de 271 organisations dans 37 pays refusent le nucléaire comme « solution » au changement climatique !
Mis en ligne le 04 novembre 2009

Il est urgent de réduire considérablement les émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Cher et contre­pro­duc­tif, le nucléaire entrave la lutte contre le chan­ge­ment cli­ma­ti­que.

Le chan­ge­ment cli­ma­ti­que et ses consé­quen­ces sont aujourd’hui incon­tes­ta­bles. En décem­bre 2009, au sommet de Copenhague, les diri­geants du monde entier devront par­ve­nir à un nouvel accord sur le climat. Il est urgent de fixer des objec­tifs ambi­tieux de réduc­tion des gaz à effet de serre et d’y consa­crer les moyens néces­sai­res : notre avenir en dépend !

L’actuel Protocole de Kyoto et ses prin­ci­paux dis­po­si­tifs excluent à juste titre le nucléaire des solu­tions de réduc­tion des émis­sions de gaz à effet de serre.

Le nucléaire est en effet tota­le­ment inap­pro­prié pour réduire ces émis­sions : sa contri­bu­tion ne peut être que très faible, trop tar­dive et très infé­rieure à celle des éco­no­mies d’énergie et des éner­gies renou­ve­la­bles. Or le nucléaire est très coû­teux et prive de finan­ce­ment les vraies solu­tions. Y recou­rir, c’est donc condam­ner à l’échec la lutte contre le chan­ge­ment cli­ma­ti­que.

A Copenhague, le nucléaire sera au cœur des trac­ta­tions. De concert avec cer­tains États, l’industrie nucléaire fait pres­sion pour que cette tech­no­lo­gie dan­ge­reuse et pol­luante soit consi­dé­rée comme « propre » et incluse dans le pro­chain accord sur le climat ! Certains pays indus­tria­li­sés pour­raient ainsi se dis­pen­ser de réduire une partie de leurs émis­sions sur leur ter­ri­toire, sans remet­tre en ques­tion leurs modes de pro­duc­tion et de consom­ma­tion, tout en expor­tant une tech­no­lo­gie chère, inef­fi­cace et ris­quée.

Les 271 orga­ni­sa­tions asso­ciées à la cam­pa­gne « Don’t nuke the cli­mate ! » exi­gent que le nucléaire soit exclu des dis­po­si­tifs de régu­la­tion des émis­sions de gaz à effet de serre et appel­lent à la mise en œuvre des vraies solu­tions : effi­ca­cité éner­gé­ti­que, éco­no­mies d’énergie, déve­lop­pe­ment des éner­gies renou­ve­la­bles, lutte contre la défo­res­ta­tion, tran­si­tion vers une agri­cul­ture dura­ble, relo­ca­li­sa­tion des acti­vi­tés éco­no­mi­ques, etc.

Lors de la jour­née inter­na­tio­nale « Don’t nuke the cli­mate ! », le samedi 12 décem­bre, des cen­tai­nes d’actions auront lieu en France et à tra­vers le monde pour appuyer ces exi­gen­ces.

Les citoyens de tous les pays sont appe­lés à signer la péti­tion « Don’t nuke the cli­mate ! », tra­duite en dix lan­gues. [Voir ci-des­sous]

Parmi les orga­ni­sa­tions fran­çai­ses par­te­nai­res :

Le Réseau Action Climat, France Nature Environnement, Greenpeace, Les Amis de la Terre, ATTAC, La Confédération pay­sanne, Agir pour l’Environnement, Cap 21, Solidaires, SUD-Etudiant, Fac Verte, Nature et Progrès, Biocoop, Enercoop, Action Consommation, Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID), Association pour le Contrat Mondial de l’Eau (ACME), Fondation pour une Terre humaine, … ESSF, …

Voir la liste com­plète des par­te­nai­res en France et dans le monde

http://www.dont-nuke-the-climate.or…


NI NUCLÉAIRE, NI EFFET DE SERRE ! 

Campagne inter­na­tio­nale 2009 – Sommet de Copenhague sur le climat

Le chan­ge­ment cli­ma­ti­que et ses consé­quen­ces sont aujourd’hui incon­tes­ta­bles. En décem­bre 2009, au sommet de Copenhague, les diri­geants du monde entier devront par­ve­nir à un nouvel accord sur le climat. Il est urgent de mettre en œuvre les moyens néces­sai­res à la réduc­tion dras­ti­que de nos émis­sions de gaz à effet de serre : notre avenir en dépend !

L’actuel Protocole de Kyoto exclut à juste titre le nucléaire des solu­tions de réduc­tion des émis­sions de gaz à effet de serre. Mais l’industrie nucléaire, de concert avec cer­tains Etats, fait pres­sion pour que cette tech­no­lo­gie dan­ge­reuse et pol­luante soit consi­dé­rée comme « propre » et incluse dans le pro­chain accord sur le climat !

Cela per­met­trait au nucléaire de béné­fi­cier de finan­ce­ments publics consi­dé­ra­bles… au détri­ment des vraies solu­tions ! Pareil tour de passe-passe condam­ne­rait à l’échec la lutte contre le chan­ge­ment cli­ma­ti­que et favo­ri­se­rait l’expansion mon­diale du nucléaire et de ses ris­ques.

Le saviez-vous ?

  • Il faut d’ici 2050 réduire les émis­sions mon­dia­les de gaz à effet de serre d’au moins 80 % par rap­port à 1990.
  • Les pays indus­tria­li­sés, pre­miers émet­teurs de gaz à effet de serre, doi­vent avoir réduit leurs émis­sions de 40 % dès 2020.
  • Il faut envi­ron 10 ans pour construire un seul réac­teur nucléaire. Cette tech­no­lo­gie est donc tota­le­ment hors délai face à l’urgence cli­ma­ti­que.
  • 75 % des émis­sions de gaz à effet de serre pro­vien­nent de sec­teurs aux besoins des­quels l’électricité ne peut pas répon­dre, ou très mal. Le nucléaire y est donc hors sujet.
  • Pour un euro investi, l’efficacité éner­gé­ti­que et les éner­gies renou­ve­la­bles sont jusqu’à 11 fois plus per­for­man­tes que le nucléaire pour réduire les gaz à effet de serre.
  • Le nucléaire ne repré­sente que 2,4 % de l’énergie consom­mée dans le monde. C’est une éner­gie très mar­gi­nale.
  • Depuis 1974, les pays de l’OCDE ont consa­cré au nucléaire 55 % de leurs bud­gets de recher­che sur l’énergie, soit 250 mil­liards de dol­lars.
  • Aucun opé­ra­teur privé ne peut construire un réac­teur nucléaire sans béné­fi­cier d’énormes sub­ven­tions publi­ques, direc­tes et indi­rec­tes.
  • Les coûts futurs du déman­tè­le­ment des ins­tal­la­tions nucléai­res et de la ges­tion des déchets radio­ac­tifs se chif­fre­ront en cen­tai­nes de mil­liards d’euros.
  • Plus il fait chaud, moins les réac­teurs nucléai­res sont opé­ra­tion­nels : 1/4 du parc nucléaire fran­çais a dû être arrêté en 2003 à cause de la cani­cule esti­vale. Le climat change, la fré­quence des séche­res­ses aug­mente. Or le nucléaire uti­lise 25 000 fois plus d’eau que les éner­gies éolienne et solaire pour pro­duire 1 kWh élec­tri­que…
  • Une étude scien­ti­fi­que alle­mande a mis en évi­dence une aug­men­ta­tion de 117 % des leu­cé­mies infan­ti­les jusqu’à 5 km autour de cer­tai­nes cen­tra­les nucléai­res. Selon la Commission Internationale de Protection Radiologique, toute dose de rayon­ne­ment com­porte un risque can­cé­ri­gène et géné­ti­que.
  • Les déchets radio­ac­tifs sont dan­ge­reux pen­dant des cen­tai­nes de mil­liers d’années. Il n’existe aucune solu­tion pour empê­cher les fuites de radio­ac­ti­vité dans l’environnement.
  • Plus de réac­teurs, ce sont plus d’équipements et de matiè­res nucléai­res en cir­cu­la­tion dans le monde. La pro­li­fé­ra­tion des armes ato­mi­ques est plus facile et plus rapide.
  • Face au chan­ge­ment cli­ma­ti­que, les vraies solu­tions exis­tent : effi­ca­cité éner­gé­ti­que, éco­no­mies d’énergie, déve­lop­pe­ment des éner­gies renou­ve­la­bles… … lutte contre la défo­res­ta­tion, tran­si­tion vers une agri­cul­ture dura­ble, relo­ca­li­sa­tion des acti­vi­tés éco­no­mi­ques, etc.
  • Le sec­teur des éner­gies renou­ve­la­bles, encore émer­gent, repré­sente déjà 2,5 mil­lions d’emplois dans le monde.
  • En moins de 10 ans, l’Allemagne a créé 300 000 emplois dans le sec­teur des éner­gies renou­ve­la­bles.
  • A inves­tis­se­ment égal, les éco­no­mies d’énergie et les éner­gies renou­ve­la­bles créent 15 fois plus d’emplois que le nucléaire.

Signez cette demande solen­nelle aux déci­deurs et aux négo­cia­teurs :

Votre signa­ture sera maté­ria­li­sée par l’impression sur papier d’une carte-péti­tion, com­por­tant votre nom, qui sera amenée à Copenhague par notre délé­ga­tion.

Dans le cadre du sommet de Copenhague, vous avez la res­pon­sa­bi­lité de par­ve­nir à un nouvel accord inter­na­tio­nal sur le climat. Cet accord doit impé­ra­ti­ve­ment fixer des objec­tifs ambi­tieux de réduc­tion des émis­sions de gaz à effet de serre et défi­nir les solu­tions per­ti­nen­tes pour limi­ter le chan­ge­ment cli­ma­ti­que et adap­ter nos socié­tés à ses consé­quen­ces.

C’est pour­quoi je vous demande de refu­ser fer­me­ment que le nucléaire soit consi­déré comme tech­no­lo­gie « propre » et qu’il soit inclus dans les dis­po­si­tifs de régu­la­tion des émis­sions de gaz à effet de serre, car :

  • Le nucléaire est tota­le­ment inap­pro­prié pour réduire ces émis­sions : sa contri­bu­tion ne peut être que très faible, trop tar­dive et très infé­rieure à celle des éco­no­mies d’énergie et des éner­gies renou­ve­la­bles. Or le nucléaire est très coû­teux et prive de finan­ce­ment les vraies solu­tions. Y recou­rir, c’est donc condam­ner à l’échec la lutte contre le chan­ge­ment cli­ma­ti­que.
  • Le nucléaire est une tech­no­lo­gie dan­ge­reuse et pol­luante. Le risque d’accident majeur existe, et s’accroît avec le nombre de réac­teurs. Les rejets de radio­ac­ti­vité consti­tuent un pro­blème sani­taire grave, et la ges­tion des déchets radio­ac­tifs demeure un casse-tête sans solu­tion.

On compte sur votre enga­ge­ment en faveur du climat et de l’intérêt géné­ral !

Pour signer la péti­tion, allez à :

http://www.dont-nuke-the-climate.or…

Une réponse à “« Ni nucléaire, ni effet de serre ! »”

  1. LATCHOUMY dit :

    STOP AU GASPILLAGE ; Tous ensem­ble pro­té­geons notre pla­nè­tre bleue.